14/01/2011

Kafkaïen.

A l’heure où les oiseaux tombent par milliers en Arkansas, en Suède ou en Louisiane (n’y voyez aucunement l’œuvre du malin, c’est scientifiquement expliqué:http://www.sudouest.fr/2011/01/07/le-faux-mystere-des-oiseaux-morts-284013-736.php. Moralité: y sont cons ces oiseaux), il m’a semblé bon de commencer cette année sur le thème du surréalisme, qui, si l’on n’y prend garde, risque d’envahir peu à peu notre bon vieux train-train quotidien.

J’en attribuerais peut-être la palme à une banque en ligne qui a mis la barre très haut suite à notre déménagement. Ils m’ont envoyé un courrier à mon ancienne adresse  pour me confirmer qu’ils avaient bien noté mon changement d’adresse et qu’ils me renverraient ce même courrier à ma nouvelle adresse…Pour être sûr... Sachant que ce changement d’adresse m’avait déjà été confirmé par internet...et que le compte est quasiment vide (ce n’est pas tout d’être mère au foyer…).

Dans le genre surréaliste, nous avons également la pochette de l’album « Robots après tout » de Philippe Katerine, qui a eut droit à un méchant « C’est quoi ce truc ?!!! » de la part de Princesse Fafa. A savoir, on voit sur l’album, Philippe Katerine, et quelques acolytes, en slip blanc et maillot rose moulant (très…voir trop). Explication  à ma progéniture inculte: « Et bien, comme tu vois, c’est un type qui chante un petit peu n’importe quoi, avec un slip, et en plus c’est sympa et ça marche !... » Elle a son air de pas convaincue. Allez lui expliquer, vous, Philippe Katerine… J’adooore.

Et puis allons faire un tour dans le monde merveilleux des messages électroniques. J’essaie de téléphoner à la poste. Après une attente d’un bon quart d’heure, j’ai enfin une voix bien humaine au bout du fil. Joie de courte durée, la conversation est interrompue par un droïde: « veuillez laisser votre message ou tapez 0 pour de l’aide ». N’ayant aucun message à lui laisser (nos mères nous le disent assez: «on ne parle pas aux inconnus »), je tape 0 sans trop y croire. La voix pénible continue: « touche non valide. Un conseillé va vous répondre… ». J’attends…................. « Il n’y a aucun conseillé en ce moment. Veuillez composer ce nouveau numéro… ». Je compose…L’autre pénible reprend et conclue: «Ce numéro est non valide.» ???!!!... 
Sans commentaire.

Dans la série conversation étranges, j’en capte parfois certaines émises par mes mômes, assez jolies: « Non (les conversations commencent souvent ainsi), ça c’est MON océan. Toi, tu te prends un autre océan ! ». Ferme et sans concession. En fait, j’imagine la même conversation entre Barak Obama  et David Cameron… Surréaliste…quoique…

Et puis, pour finir, j’ai également droit à des journées surréalistes.
Commencez par faire exploser au sol, par Lili-Puce, en larme (la pauvre, ce n’est pas sa faute), votre tout nouveau flacon de désinfectant au calendula que vous veniez de racheter parce que le dernier, tout neuf aussi, venait déjà de se briser  quelques jours auparavant. Moralité: il faut arrêter de poser des flacons neufs au bord du lavabo lorsqu’on a de jeunes enfants (on vient d’emménager, on ne maitrise pas encore tout à fait les lieux et l’espace).
Continuez en explosant, une nouvelle fois, par Lili-Puce (encore plus en larme, mais ce n’est toujours presque pas sa faute), le bocal à poisson rouge que vous veniez tout juste d’astiquer (car ayant contenu un lotus qui n’a pas survécu au déménagement. En même temps, le lotus n’est définitivement pas une plante d’intérieur: on vous l’a offert dans un bocal de 15 cm², sauf que la notice explique qu’incessamment sous peu, il faudra le déplacer dans 1 mètre cube !!! On a tous 1 mètres cube sous la main !!!). Bon, en même temps, on n’avait pas non plus de poissons rouges…
Finissez la journée sur un cri absolument terrible de Lili-puce (ce n’est décidément pas son jour), qui vient de se coincer la peau des cuisses (les deux) entre la lunette des toilettes et la faïence ! Elle a deux bleus carrément monstrueux, elle est carrément inconsolable. Même avec la pommade, les câlins, son dessin animé préféré…Heureusement, c’est la période de Noël : j’ai fini par l’anesthésiée à grand coup de chocolat !...Les journées qui chantent…

Allez, méthode Coué : Bonne Année !!!


Vision surréaliste: une Barbie dévorée par un monstre marin en herbe…ou Lili-puce qui joue candidement dans son bain…



...On ne le dira jamais assez...

17/12/2010

Petits plaisirs bien basiques.

Ne voyez pas dans cette chronique une référence à « La première gorgée de bière » de P.Delerme, ni même à Amélie Poulain. Non. Ces petits plaisirs là sont bien trop basiques, pas du genre à vous élever l'âme.
Pourtant, pour palier aux petites soucis quotidiens qui nous asservissent l'air de rien, j'ai décidé de dresser une liste, non exhaustive, de tous petits riens qui nous font du bien:

- Manger un truc passé de date (mais alors, sévèrement passé), pour pas gâcher, sans même tomber malade.
- Payer une facture de 590 euros chez le garagiste et trouver qu'on s'en sort bien : premier devis à plus de 1000 euros…En même temps, ce garagiste, ce n'est pas la première fois qu'il nous fait le coup, ça commence à ressembler à une méchante technique psy d'acceptation de l'insoutenable.
- S'acheter enfin de nouvelles pinces à linge et n'être plus obligée d'accrocher trois petites culottes qui ne sècheront pas, avec la même (oui alors, ce tout petit plaisir là, seule une mère au foyer confirmée peut l'apprécier à sa valeur).
- Monter un meuble Ikea (et pas des moindres: bureau d'angle/bibliothèque). En vérité, après avoir jadis été confrontée au montage d'un meuble Fly et de sa notice pourrie avec dessins à la loupe, vous pratiquez du coup les montages Ikea les doigts dans le noise. Trop fass comme disent mes gosses.
- Laver sa vaisselle nickel au lave-vaisselle. Pendant des années, vous avez utilisé du détergent bio, vos assiettes ressortaient avec un voile marron et vous pensiez que c'était générique au matériel. Que nenni. Vous avez enfin changé de poudre (toujours bio MAIS enfin efficace), et vous découvrez avec stupeur que votre vaisselle ressort éclatante. « Non, mais ça brille trop » vous rétorque votre homme soupçonneux d'une utilisation de produits malfaisants. Même pas, « Que choisir » vous le confirme: vous avez acheté le meilleur produit ! Vous ne relavez donc plus votre vaisselle à la main derrière, c'était pénible à la longue. Moralité : il y a des produits bio qui sont une réussite…et puis il y en a aussi des tous pourris !...c'est comme les gens finalement (et ces chroniques aussi…).
- Plaisir ultime: manger un chocolat de Noël piqué dans la boite de vos enfants en douce (offerts par le Père-Noël himself, preuve de son existence*). Double plaisir : celui du chocolat et celui d'avoir fait un truc que la morale (enfin, pas la mienne) et vos enfants réprouveraient.



* Autre preuve infaillible de son existence:
Qui d'autre que LUI pourrait apporter à vos petites princesses LE carrosse décapotable Barbie (très, très rose donc) équipé d'un buffet de dessert (Barbie ne serait donc pas au régime: un mythe s'effondre) et d'un écran plat !!! Certainement pas leurs parents qui ont bien trop bon goût pour ça ! Je vous l'avais dit, preuve infaillible. Les parents, c'est bien connu, ça n'offre que des jouets en bois et/ou éducatifs.


L'effet que ça lui fait (le carrosse Barbie) : elle étreint la boite de tout son cœur/corps !
Pour un pur moment de bonheur comme celui là, finalement, ça valait le coup de passer outres ses concepts moraux en matière de jouets !


...mère au foyer...

08/12/2010

Indices.

Il y a des indices qui ne trompent pas.

Ainsi, comment savez-vous que vous élevez vos enfants à la dure ? Tout simplement lorsque vous les entendez hurler leur enthousiasme dans les toilettes: « Ho ! C’est tout doux le papier ! C’est agréaaaable !!!... ». Votre marque habituelle étant en rupture de stock, vous avez été forcée d’investir dans du triple épaisseur molletonné pour fesse de luxe. Profitez les filles, ça ne va pas durer !

Comment savoir si votre enfant a de solides notions de catéchisme ? Très simple, demandez lui (à peine trois ans effectivement) si elle connait le nom du bébé sauvé des eaux par une jeune princesse égyptienne, et qui sera, mais bien plus tard, magistralement interprété par Charleton Heston (vous lui en donné, bigre, des indices); elle vous répondra: « Oui, c’est Maurice ! ». Heu, presque: Moïse/Maurice, ça se tient.
Bon d’accord, elle a un alibi: son arrière grand père s’appelle Maurice, alors, c’est sans doute une erreur mnémotechnique...ou un hommage...

Comment savoir si le père de vos enfants est un bon père (genre, fort mais prévenant, autoritaire mais tendre, et autres poncifs.). Très simple, il vous suffit de lui laisser, pour une fois, la noble tache de finir le bain aux filles, chaires de sa chaire (toujours bien présenter la chose), et le voir s’en tirer pas trop mal (ses habits ne sont pas totalement trempés, c’est un signe), et vous rendre compte avec émerveillement, qu’en plus, il est attentif et attentionné: il a sorti le sèche-cheveux. Comme la plus petite les a à moitié mouillés, elle ne prendra ainsi pas froid en sortant…Bon, en fait, pas du tout, il a bien sorti le sèche-cheveux, mais pour finir de sécher la cloison de l’entrée qu’il vient juste de monter et de repeindre ! Bon, de toute manière on avait décidé de les élever à la dur (voir pour le PQ), et puis, à défaut d’avoir un  père parfait, au moins, il est bricoleur (et ça sert toujours)…Lili-Puce, quand à elle, a une otite et un début de bronchite…mais ce n’est peut-être pas lié…la cloison, par contre, est fort réussie...

Dernier indice : comment savoir si vos enfants vivent bien avec leur époque ? Très simple; vous écoutez la flute enchantée de Mozart et leur expliquez que Papageno, l’homme oiseaux, joue sur une sorte de xylophone magique…et la plus petite de s’écrier: « Mais il est où mon xylo-phone portable à moi* ? » ??? Oui alors, l’ère des portables, c’est "légèrement" après Mozart mais bon, un peu de cocasserie dans ce monde de portables de brut…

*référence à son xylophone à roulette en fait (pas si bête ma môme).

Plus d'images sur le site photo:  blog4ever.com/photos/portraits-studio


...mère au foyer...

25/11/2010

Et re-galons de mère indigne (je vise la médaille) !

Alors voilà, suite à l’excellent reportage diffusé hier sur les mères indignes (je ne suis pas parfaite mais je suis rassurée : je ne suis pas la seule !), je me décide à révéler quelques sympathiques moments de malaises supplémentaires, passés jusqu’ici sous silence (n’hésitez pas à rajouter les vôtres en fin de chronique  plus on est de fous…).

Commençons donc avec le coup du siège auto, cette chose qui peut rendre fou lorsque vous passez votre temps à le changer de véhicule en essayant vaillamment de le rattacher en temps record, sans transpirer, sans vous écorcher les doigts, sans déchirer vos habits...
Un jour donc, ayant changé de véhicule, j’installe Princesse Fafa (18 mois à l’époque) dans son siège.
Tout me parait normal. L’aller au supermarché se passe nickel, sauf qu’au retour, et lors d’un virage négocié quelque peu sévèrement, je vois dans mon rétro, le siège auto ET mon enfant se renverser complètement sur la banquette arrière !!! Mon cœur essaie de se décrocher, je le retiens (le cœur, à défaut du siège), m’arrête d’urgence, et redresse le tout (siège et bébé).
J’avais changé le siège de véhicule MAIS oublié de le rattacher, comme vous vous en doutiez. Mais non ça ne donne pas mauvaise conscience (ai baissé dans ma propre estime d'un seul coup).

Continuons alors avec la tentative de noyade. Fafa prend des cours de natation cet été  il faut préparer le sac, le pique-nique (horaires compliqués), le courrier en retard, les granules homéo du traitement de fond anti-js’ai plus quoi, traverser les bouchons, changer vaillamment deux gamines pleine d’entrain (on va dire ça comme ça), arriver presque à l’heure au cours, finir d’enfiler le bonnet et les lunettes et la ceinture à la plus grande, et entrainer la plus petite de l’autre coté du bassin pour ne pas gêner le cours.
Non d’un chien c’qu’elle est froide cette saleté d’eau !
Lili–Puce, elle, n’a pas tant hésité, ce qui est bien dommage car... je ne la vois plus ! Elle est en fait totalement immergée!!! J’ai oublié de lui mettre ses brassards. Mon cœur tente de se barrer une fois de plus. Je brave l’eau froide et en ressort mon enfant…vivante. Tout de même, je veux bien être indigne, il ne m’en reste pas moins quelques bons réflexes : garder mes enfants en vie !

Allez, quelques petites cerises sur le gâteau :
Vous avez déjà accroché la tétine de votre enfant grâce à une pince vendue avec, sauf que vous lui avez accroché directement sur la peau au lieu de la brettelle de la robe ! (rien que d’y repenser ça me fait mal…et honte aussi…)

Votre fille est punie, à bout de nerf, vous l’avez isolée, sauf que deux minutes plus tard, déjà, vous avez un peu zappé le truc et oublié de lever la punition (ça a bien dû trainer vingt minutes cette affaire. Pour une enfant de trois ans, c'est long), et en plus, vous avez oublié où, exactement, vous l’aviez isolée !!! Grosse fatigue des jours…

Récemment et le même jour, la plus grande a passé sa journée avec sa robe à l’envers, son cou est écarlate: "l’étiquette maman, ça gratte !!!" Vous enlevez les chaussures à la plus petite, le soir, à son cours de gym : elles sont à l’envers aussi (dans un sens, vous êtes raccord). Regard amusé de la maman d’à coté qui pense que Lili-Puce les a enfilées seule : « Heu, non, c’est moi qui lui ai mise ce matin ». Je sens le regard se durcir et m’empresse alors d’ajouter à ma fille : « Non, mais tu as dû les enlever à l’école pour faire du sport aujourd’hui et tu les as remises à l’envers », à quoi Lili-Puce rétorque pour bien enfoncer sa mère: « Non maman, pas eu sport ». OK, j’assume alors.

Avez-vous également calculé très exactement le nombre de fois où vous avez totalement assommé votre enfant sur la carrosserie pour le déposer dans ce fameux siège auto de m... En moyenne, une ou deux fois par semaine , multiplié, par 52 semaines et trois ans…je vous laisse le soin de calculer. De toute manière, mon garage était super étroit, les portières ne s’ouvraient qu’à moitié, et puis la puce, elle pèse son petit poids…on a les excuses qu’on peut…(j'n'aime pas les sièges auto !)

Vous donnez la tété à la plus jeune, la musique est un peu trop forte, vous avez alors l’idée totalement saugrenue de demander à la plus grande de baisser le son. Résultat: vous avez toutes les trois perdu irrémédiablement quelques dixièmes à chaque oreilles en plus d’une trouille monumentale vu qu’elle a tourné le bouton à fond du mauvais côté !
Elle est nulle votre mère ...et pourtant, les filles sont bien décidée à rester. Je le sais parce que je leur ai demandé.

Et puis, il y a des signes qui ne trompent pas quand à votre indignité.
Lorsque vous avez raconté l’anecdote du braquage (chronique précédente) à une autre mère, sa première question fut :«Houlà, tu as du pensez tout de suite à tes filles, si tu risquais de rester coincée ou de ne pas revenir (genre, tu meurs) », à quoi vous avez répondu un évasif: « heu, oui, bien sûr », alors que vous vous rendez-compte que votre première pensée était de calculer combien de temps encore il vous restait pour ramener les surgelés restés sur le comptoir sans qu'ils ne dégèlent totalement, pendant que vous attendiez la fin du braquage planquée dans les rayons !...Ha oui tiens, j’aurais pu avoir quelques pensées pour mes filles, mon homme, ma famille, mon amandier en fleur (même si ce n'était pas la saison)…bof, je ne suis même pas morte de toute manière.

Et c’est là l’essentiel, finalement, dans tout cela: il n’y a jamais eu mort d’homme (ni d’enfant)! Alors, tant que leur père, en rentrant du boulot, retrouvera le même nombre de personne dans son foyer que lorsqu’il en est parti, c’est que j’aurais réussi une bonne partie du boulot !...Pour le reste, je connais une excellente psychothérapeute…


C'est fou ça, j'ai même retrouvé une photo, preuve de mon indignité : pour occuper Princesse Fafa, je lui ai laissé une bonne vingtaine de chaussettes, toutes noires, à reconstituer par paire !!! Vous allez rire, mais elle a adoré et en plus, elle a réussi ! Au pire, plus tard, elle pourra toujours devenir trieuse de chaussettes.



...mère indigne...

22/10/2010

Braquage ou comment ramener des surgelés mous.

Bon alors, pour le coup, le résumé de cette chronique tiens à peu près dans le titre. Voici tout de même quelques infos supplémentaires pour les curieux de service (puisque le titre est racoleur).
Vous êtes à la caisse de votre supermarché, une alarme sonne, pas grand monde réagi : « c’est quoi ? C’est rien ? Si ? Non ?... »
Et bien si, finalement, une ménagère de moins de 50 ans passe en trombe devant vous en criant à la ronde : « Couchez vous tous, il a un fusil à pompe !!!!!!... »
Ha oui, quand même !
Les caissières se barrent en courant…suivons donc le mouvement: on se retrouve à l’intérieur des rayons pendant que la quasi-totalité des gens et employés du lieu continuent leurs petites affaires, ignorant la situation. Aucunes annonces, bien sûr, ni avant, ni après. Sauf que plusieurs images se bousculent dans votre esprit. Tout d’abord, celles des nombreux films où vous avez vu ce genre de scène et notamment celle des « Desperate Housewifes » et qui ne fini pas franchement bien (otages, morts, larmes…) et puis, l’image aussi de vos surgelés sur le tapis de caisse. Tiens, vous avez bien fait de les laisser dans le sac thermos. Par contre, si ça s’éternise, en plus des balles perdues, vous allez risquer un empoisonnement alimentaire.
Bon, au bout d’un long moment de flottement, on revient petit à petit sur le devant de la scène (les caisses), avec, enfin, quelques explications : la bijouterie vient encore de se faire braquer (quatrième fois en quelques mois tout de même) ainsi qu’une autre boutique et une caissière !
Non mais c’est dangereux votre métier là !
Résultat, en rentrant dans mon nouveau chez moi avec mes surgelés mous (oui, je les ai quand même gardés : c’est le genre d’évènement qui crée des liens), je psychote à fond : ferme toutes les portes à clef, vérifie trois fois, et sanglote devant le muret de l’entrée: n’importe qui peut passer, va falloir vite le rehausser, ou bien y jeter des barbelés, et puis des tessons de bouteilles, et puis une alarme…et puis prendre un garde du corps tiens (elle me plait bien cette idée là. Mon'homme sera sans doute moins enthousiaste).
Mais non ça ne rend pas nerveux les braquages !

Rajouter à la liste des trucs que je n’aime pas (salsifis, spéculation immobilière, guerres*, mycoses**, comédies musicales françaises, changements d'opérateurs…c’est pas dans l’ordre): les fusils à pompes.

* Comme tout le monde.
**je ne préciserais pas où, de manière générale, on ne donne pas ses coins à champignons.


Photo de nos vacances dans les Pyrénées : plus bucolique qu'une virée au supermarché !

Plus d'images (nature) sur le site photo: .blog4ever.com/photos/en-chemin


...mère au foyer...

07/10/2010

Perles (tout un collier).

Et voilà ce que c’est que de déménager : on n’a plus le temps de chroniquer !
Si je n’ai pas beaucoup blogué dernièrement (déménagement), j’ai tout de même pris des notes (suis consciencieuse):

Cours de science naturelle à Princesse Fafa :
- Il y en a qui volent et d'autres qui rampent, dans la nature, on trouve des in…(…sectes. Réponse attendue)
- …zins ! (réponse de Fafa)
On trouve des zinzins : pas forcément faux en fait.
- Et là, l’eau, sous forme de nuages, elle est à l’état ga…
- …zouille !
L'état gazouille donc, très joli (on connaissait d'ailleurs déjà l'état gazon...chroniques précédentes)

- Lili-Puce, pour le dessert, tu la veux à quoi ta crêpe ?
- Moa, ze veux une crêpe au scrupe !
Ha, d’accord…(crêpe au sucre donc).

Princesse Fafa : « Regarde maman, je suis un poncho ! »
Maman, étonnée tout de même, observe bien sa fille : se dandine, les bras le long du corps … Princesse Fafa est un manchot ! (en même temps, je préfère, moins surréaliste peut-être).

Toujours Fafa : « Maman, demain, on regardera Mickey et les trois muscletaires ?! »
Il est vrai qu'un mousquetaire musclé pourrait faire un excellent muscletaire.

Je joue à la dinette avec Lili-Puce (enfin, plutôt l’inverse). On prend le café.
- C’est quoi ça ?
- Ça, c’est du sucre !
- Ha très bien, j’en prends. Et ça, c’est du lait ?
- Ouiii ! Et ça c’est du sel !
- Heu oui, bof, avec le café…Et ça c’est quoi, c’est de la crème ?
-Non ! Ca c’est du produit chimique !!!
Allons bon ! Non mais quelque part, tout s’explique : on achète pas mal bio en disant aux filles que ça évite d’avoir des produits chimiques sur les aliments. Du coup, forcément, les produits chimiques, pour elles, ça se mange (a croire que ça leur manque !)

Princesse-Fafa : «  Tu sais qu’hier Léo il a mangé trois fois… (suspens et roulement de tambour…) les diamants de Lisa ! ». Devant ma tête plutôt stupéfaite, elle rajoute, pour mieux me rassurer : « Non mais ils étaient tout petits, hein… » …Tout va bien, donc (mais ce Léo a des goûts de luxe, c'est certain).

Et Fafa toujours : «  Les araignées…elles dorment sur leur toile… elles dorment sur leur bave ! Beeuuurk ! » …tiens, j’avais jamais vu ça comme ça…

Une dernière pour la route :
Moi: Aujourd’hui, c’était Pascale la maitresse (une remplaçante). Elle est gentille aussi ?
Lili-Puce (première année de maternelle): Oui ! Elle donne beaucoup de coups !
Moi (inquiète…oui quand-même): Des coups, tu es sûre ?
Lili-Puce (inébranlable): Oui ! Des coups !
Moi (insiste lourdement: cherche la faille): Non mais vraiment, elle vous donne des coups ?
Lili-Puce (mot de la fin): Oui ! Des cours ! Elle nous donne beaucoup de cours !
Bon ben un problème en moins, tiens !

   
Oui, je sais, ça leur va bien...

Plus d'images sur le site photo:  .blog4ever.com/


...mère au foyer...

02/07/2010

Mes galons de mère indigne.

Semaine dernière, semaine chargée : avons acheté ET vendu une maison !
Enfin, nous avons acheté une maison (surtout lui : c’est fou comme on n’a pas de sous lorsqu’on ne travaille plus) et j’ai vendu l’appartement parce qu’il m’a laissée toute seule, non seulement avec nos deux petites choses rigolantes, hurlantes et gigotantes, mais aussi avec la banque, les agences, le notaire, le compromis, une otite, une constipation à n'en plus finir de la petite (c’est fou comme ça peut vous compliquer l'ordinaire une constipation et comme ça fait souffrir)…pour partir deux semaines en stages…à Harvard ! Bon, allez, d’accord, vas-y (on ne va pas à Harvard tous les jours, non plus), je gère (suis trop forte).
Bon, je n’ai pas trop mal assuré: appartement vendu (et bien vendu) en deux jours, double rendez-vous pour signatures des compromis et coups de fil top importants passés tout en essuyant les fesses de l’une ou l’autre de mes filles : on est mère au foyer ou on ne l’est pas. Tiens, j’ai même retrouvé la famille hibou autocollante de Lili-Puce dans le dossier de prêt immobilier : ai-je perdu en crédibilité auprès de mon banquier ?...

Par contre, mon cerveau ayant été quelque peu encombré par une charge de paperasse soudaine et conséquente, j’ai subi quelques lacunes côté super maman au foyer qui assure.
Premier bug avec Princesse Fafa rentrée d’un anniversaire moitié enthousiaste/moitié déshonorée: « Maman, tout le monde a donné son cadeau…sauf moi…snif, bouh, soupir… »
Hou ben tiens, effectivement, tu n’as pas tord : ÇA CRAINT !!! J’ai complètement zappé le cadeau, pourtant bel et bien acheté et « presque » préparé: j’avais prévu que ma fille décors le paquet le matin même…mais quantité de coup de téléphones (agences, acheteurs, déménageurs…) oblige, j’ai oublié ! On y est retourné en courant et pour se faire pardonner, elle a gagné deux babioles supplémentaires...et trouvé le paquet très joli : Princesse Fafa s'est donné un mal fou pour consoler (récupérer) sa copine. Heu, désolée. On revient un peu tard. C’est un peu la honte, non ? Pas plus que ça ?

OK, alors, du coup, j’ai décidé de mettre la barre un peu plus haut : enfermer Lili –Puce (pas encore trois ans) dans la voiture et laisser les clés à l’intérieur !
Ha oui, c’est ballot ça. Bon, en fait, ce n’est pas trop le mot exacte qui m’est venu à l’esprit. Après un monstrueux chapelet d’injures, j’étais juste en proie au découragement et à l’effroi le plus totale; la petite me regardant de ses grands yeux étonnées derrière la vitre, pendant que je tentais désespérément de lui faire comprendre qu’il fallait qu’elle essaie de se détacher (sinon, ça aurait été trop simple) et de lever le loquet de la portière et de rester calme. Peine totalement perdue: merci la sécurité enfant et son blocage du loquet et merci le siège auto duquel on peut enlever les bras, à la rigueur, mais jamais, au grand jamais, les jambes ! Lili-Puce se décourage et sanglote. Maman (mais pas que), reste calme mais s'auto-flagelle intérieurement: "t'es vraiment la reine des c..." (laissons tomber les synonymes).
Je vous passe les détails du « comment c’est arrivé » (en gros, au supermarché en fermant le coffre pour poser le chariot…) et irait droit au dénouement: après moult péripéties (elle est restée une bonne demi-heure à l’intérieur tant qu’à faire) et échec total pour lui faire comprendre qu’elle pouvait aussi essayer de descendre la fenêtre, même si, en règle général, elle n’a surtout pas le droit de le faire, là, franchement, c’était le moment d’essayer et de se faire plaisir: non mais tu vas la descendre cette p...de saleté de fenêtre de m...!!!...La vitre fait tampon...et puis je ne le dit pas vraiment...mais je le pense si fort !  Lili-Puce est en larme, effondrée: elle ne comprend pas, elle n’y arrive pas !
Comme on était au supermarché et qu’il y avait un magasin Feu-vert à côté (allé, je leur fait un peu de pub, ils ont sauvé ma gamine tout de même…et sans abîmer la voiture), le gars de la sécurité du supermarché que j’étais allé chercher, est allé lui aussi chercher du renfort de ce coté là et grand bien lui en a pris.
Je sais maintenant m’introduire dans la voiture des autres sans casser la vitre ou forcer la serrure: avec un gros tournevis et un cintre. Passez le tournevis par le haut de la portière, faites glisser le cintre dans l’entrebâillement créé (cintre préalablement coupé et auquel vous aurez donné la forme d’un crochet pour attraper le loquet) et ouvrez. Bon, ça peu prendre une bonne dizaine de minutes tout de même, mais ça marche !...en tout cas sur les modèles avec loquet.
Et la voiture n'a même pas été esquintée...ma fille non plus d'ailleurs (à quelques traumatismes psychologiques près)! Le petit gars de Feu vert a croulé sous les remerciements de moi-même et Lili-Puce (toute émotionnée et à sa façon: "Maci môssieu") m’étouffant de ses câlins.
Mes galons de mère indigne, je vous le disais.


D'accord, ça mérite bien une bonne brochette de fraise (fabrication Lili-Puce) cette petite aventure là.