05/03/2011

Princesse Fafa et Lili-Cracra.

Alors que Princesse-Fafa s’essaye joliment à la philosophie (note retrouvée de 2009: elle avait 4 ans): « Quand on grandit, on s’étonne: on croit qu’on est comme avant ! Et si je me voyais plus tard, je n’en croirais pas mes yeux ! »...Lili-Puce, de son coté, tente de battre des records de cradinguité (si l’on peut dire).
Ainsi donc, ayant sans doute hérité de la fibre de ménagère laborieuse de sa mère, elle décide qu’il est grand temps de nettoyer les semelles sous ses chaussons car elles sont catégoriquement trop sales…en les léchant !!!!  On va dire que ça fait des anti-corps (petit haut-le-cœur tout de même).

Lili-Puce fait sa douche : de sous ses doigts de pieds s’écoule une eau bleue : je ne veux même pas savoir pourquoi !...Elle aura sans doute marché sur un schtroumf …
Aidée de sa sœur qui n’est pas forcément en reste, elles aiment également frotter énergiquement et en chantonnant (genre: c’est moi Cendrillon) les carreaux et joints subtilement moisis de la salle de bain au gant, puis, se laver avec, la minute suivante ! Les filles sont cracra, MAIS, la salle de bain est brillante !

Comme, bien sûr, nous ne nous la nourrissons pas assez, je la surprends régulièrement se délectant de « miettes » retrouvées dans l’interstice du double plateau de la table, miettes et nutriments divers qui mériteraient d’être datées au carbone 14 étant donné que l’accessibilité du lieu à l’éponge est difficile. Certaines « choses » restent ainsi un « certain » temps…mais ne sont pas perdues pour tout le monde ! Ça fait des anticorps aussi?

Bon, il lui manque peut-être « quelques » notions d’hygiène, mais en tout cas, il lui reste de la répartie :
Devant un méchant dessin de gribouillage (ça lui arrive encore, parfois, ça défoule sans doute), et à la fatidique question du: « Et kècessait ? », elle répond, sans se démonter: « Alors, ça, c’est un ours qui a perdu une dent ! »…elle réfléchie un instant, sans doute suite à la tête dépitée de sa mère et poursuit sur un air réjouit : « En fait, c’est rien du tout !!! »… Ha d’accord.

Allez, pour le plaisir, je vous livre, mesdames, enfin L’Astuce, l’unique, pour gagner du temps lors du repassage …



… le faire directement sur votre enfant : vous économisez  le pliage et l’habillage !
Pourquoi diable n'y ai-je pas pensé plus tôt ???

Et puis tenez,  un petit bonus vidéo:
Lili-Puce qui s’entraine pour l’Actor-Studio (tordant). Il y a encore du boulot, mais les bases sont jetées !




Logique, philo et marmots.

Dans un premier temps, nous avons Lili-Puce, toujours égale  à elle-même, face à un problème niveau petite section de maternelle. A savoir, nous avons deux ours avec des gilets à boutons, lequel mettra plus de temps que l’autre à l’enlever et dites pourquoi ?
Indice: l’un des deux ours a un bouton de plus.
Suite à la mauvaise réponse de la puce, je lui demande tout de même pourquoi elle a choisi cet ours là… Moment de réflexion: « Pa’que … pa’que…  …  … PA’QUE C’EST LA VIE !!!... »
Ok d’accord, très jolie pirouette: réponse presque accordée. D’autant que si ça se trouve, cet idiot d’ours est plus lent que son pote, alors, la logique, dans tout ça…

Sa sœur se défend aussi pas mal coté jusqu’au-boutisme de la pensée:
Les filles se chamaillent (tiens, ça change), et je leur fait gentiment savoir que de toute manière, ce n’est ni l’une ni l’autre qui doit décider, au niveau de l’éducation, ceux qui décident (ton définitif de ma part), ce sont les papas et les mamans.
La remarque semble toucher Princesse-Fafa, qui, après un petit temps de pause me sort fort judicieusement: « Non mais en fait, c’est pas les parents qui décident…(je suis fort, fort intriguée), en fait, pour de vrai, celui qui décide…(suis suspendue à ses lèvres)…C’EST DIEU !!!... »
Alors voilà le genre de remarque qui vous remet vite fait à votre place !
Bon, en même temps, comme ça, nous voilà prévenu…et puis, finalement, ça peut toujours servir: en cas de prise de décision controversée, je pourrais toujours leur dire qu’en fait, c’est comme ça parce que c’est Dieu qui l’a voulu ! C’est la vie, quoi, comme disait si bien ma môme !

Tiens d’ailleurs, Lili-Puce, qui en a tout compris (de la vie), se lamentait récemment, debout, en larme devant le piano: « Mais moi je voulais vraiment faire du piano. Elles sont où les règles du jeu ? » !!! Elle voulait les partitions bien sur…
Un autre jour, elle cherchait désespérément Marieke. Qui ? Marieke Latine ? Une copine à toi ? Non, non. Elle cherche en fait l’Amérique Latine car cette année, c’est le thème du spectacle de l’école.
Ce que c’est que de trop écouter Jacques Brel pendant sa grossesse: « Ay Marieke, Marieke, je t’aimais tant, entre les tours, de Bruges et Gand… » Attention, c’est authentique, j’écoutais réellement cette chanson, parfois même en boucle, avec un petit haut parleur sur mon bidon, quand la puce était au chaud à l’intérieur !...Comme quoi, rien ne leur échappe !

Et une petite dernière pour la route.
Princesse-Fafa joue avec une copine:
La copine: « Toi tu les maquilles un peu trop tes chiens ! »
Fafa: « NON ! C’est pas vrai ! Je leur mets que du rouge à lèvre !!! »
Sans commentaires…
 

Allez, la famille Kiwi vous souhaite un bon mardi
(ou autre, suivant le cas...)

28/02/2011

Des saucisses et des hommes.

En plus d’avoir quelques petits soucis d’audition liés sans doute à une répétition maléfique d’otites, Lili-Puce cumule également un léger problème d’élocution. 

Pour l’audition, ça donne à peu près ça :
- Princesse Fafa: « Je peux défaire ma tresses ? »
- Lili-puce : « Tu veux défaire ta fraise ? »

En vérité, son penchant  pour la bonne bouffe semble orienter quelque peu son entendement.
Du coup, on a souvent droit à un running-gag :
- Maman (mais pas que), et histoire d’élever le niveau et d’apprendre les rudiments du latin à sa progéniture (le truc qui ne sert à rien, quoi…je parle en connaissance de cause : j’ai fait latin ; ça ne m’a servi à rien) chante la chanson Rosa de Jacques Brel: « Rosa, rosa, rosam / rosae, rosae, rosa / rosae, rosae, rosas / rosarum, rosis, rosis »
- Lili-puce: « Quoi ? Des saucisses ? »
Ma fille et la poésie !...Bon, en même temps, ça rime, c’est toujours ça.

On a une petite course à faire avec son père au supermarché. Je lui demande s’il veut prendre quelque chose en plus. Vive intervention de la puce : «  On prend des saucisses ! ».

De même, il faut savoir que l’année se divise en deux : la période où on prépare la liste de Noël et celle où on fait la liste d’anniversaire. Celui de Lili-Puce étant dans cinq mois, elle se dit qu’il est grand temps de s’y consacrer. Elle note donc (enfin, elle utilise un scribe : sa mère) :
- La liste des invités (son amoureux surtout, les autres on verra).
- Un gâteau.
- Une balançoire.
- Une cabane (ce n’est pas tout d’avoir un jardin, ça leur donne des idées !)
- Un crayon qui brille (très important ça, il faut toujours qu’il y ait un truc qui brille pour que la fête soit réussie. Notez bien l’astuce).
- Un miroir Barbie (Je refuse de noter et le lui explique : non, vraiment, ça, on n’en a pas besoin dans la vie. Étonnamment elle acquiesce. Yes !)
- Des bougies.
- Un saucisson !!!
Bon, au moins, elle sait ce qu’elle veut dans la vie !

Dernière réplique en date: au parc, sur un petit monticule herbeux, la puce s'allonge sur le dos et débaroule la pente en criant sa joie "Regaaarde mamaaaan, je roule comme une sauciiiisse!!!"...bien, bien, bien...
La saucisse est donc son amie, son modèle et sa raison de vivre. Le jour où elles sera passé au gothique-satanique, c'est sur, on regrettera le temps des saucisses !

Pour les problèmes d’élocution, elle fait un petit blocage sur les doubles consonnes.
En gros, elle parle comme ça : Tosp – ecasgot – tisck à lèvre – chisp – blouques – teask - tyslo…
En décodé : Stop – escargot – stick à lèvre – chips – boucles (celui là, j’avoue, j’ai eu un peu de mal) – steak - stylo…

Et puis, histoire de faire bien distingué, elle agrémente les discussions de : « kè qu’on mange ? – kè q’tu dis ? – kè qu’elle a ?... » Où devrais-je écrire « cake qu’on mange- cake q’tu dis – cake qu’elle a …» Si ça se trouve, elle a amalgamé aussi l’expression à la pitance.

Du coup, on a eu droit, un soir de soupe (où comment s'auto pourrir la soirée) à Lili-Puce et son élocution légendaire (vision bidonnante, sauf que d’après la Puce, on n’avait pas le droit de rire), tournant en rond dans le salon, déplorée et psalmodiant pour elle-même : « kè qu’j’vais faire, mais kè qu’j’vais faire ???? » A savoir : je prends sur moi et mange cette soupe que j’exècre  afin de pouvoir manger ensuite, comme maman l’a promis, des pâtes que j’adooore car j’ai fort faim, ou je vais me coucher sans manger…sauf que j’ai trop faim…

Finalement, elle l’a mangée …au bout de trois bons quarts d’heure tout de même, mais bon, elle était plutôt fière d’elle…et elle a pris deux fois des pâtes. Joie !...Et personne n’a crié, ni n’a pleuré, ni n’a perdu patience (oh non, chez nous, personne ne ferait ça)…une bonne soirée quoi. 
 


La Puce, écroulée de sommeil après son quart d’heure de défoulement…c’est mignon quand ça dort…(c’est silencieux surtout…)

02/02/2011

Expression orale en français (plus ou moins).

Petit ménage d'hivers (à défaut du printemps) dans mes notes, histoire de vous livrer deux ou trois (ou douze…) choses qui trainent.

Puisqu'on en parle, à la question: « Et pourquoi c'est important au printemps les fleurs dans les arbres ? » (la réponse souhaitée étant leur transformation en fruits nourriciers), Princesse Fafa de répondre: « Parce que ça fait joli !!! »Bon, en même temps, ce n'est pas si faux si on y réfléchi bien; c'est un point de vue comme un autre.

Inversons les rôles, à Princesse Fafa de poser des questions: « Tu sais ce que je veux faire plus tard comme vrai travail ?...» Suspens insoutenable, Maman (mais pas que) espérant une voie éthique, solidaire, artistique… et ma filoute de répondre avec un enthousiasme somme toute déplacé: « SERVEUSE !!! »... et à la vue de la surprise totale qui gagne sa mère, de s'empresser d'ajouter: « Non mais ma copine aussi tu sais ». Oui alors, soyons clair, j'ai le plus grand respect pour toutes les personnes qui pratiquent ce métier épuisant (en plus d'avoir à se coltiner des clients pénibles, aigris, tordus etc…avec un beau sourire) mais de là à en avoir la vocation …

Continuons dans les questions/réponses idiotes. Toujours la même, de me demander (à croire que son père n'est jamais là…il bosse tout le temps ou quoi ? Il connaissait la réponse, lui): « Maman, je ne sais plus ce que c'est un parapépipèle ? » Ben tu m'étonne ! Dis comme ça surtout. « Bon, alors, déjà, c'est un para…lé…pipède (en fait, n'ayant pas prononcé ce mot là depuis longtemps, comme une langue étrangère peu pratiquée, le terme exacte m'échappe. Les doués en math auront reconnu le parallélépipède…mais il faut bien reconnaitre que ce mot est finalement tout aussi ridicule que celui de Fafa ) et puis, aussi, c'est une forme avec un certain nombre de cotés…et puis, en fait...franchement, je sais plus (les calés en math auront encore une fois reconnu un volume à six faces parallèles deux à deux, ce qui le rend différent du polyèdre régulier…Qui a demandé ce qu'était un polyèdre ?) ».
Bref, tout ça pour dire que finalement, à l'école, on s'encombre parfois de ces choses !...

Allons y maintenant carrément dans le français approximatif:

Les filles tentent de me décrire le menu de la cantine (indigne mère au foyer qui met ses filles à la cantine soit dit en passant). Princesse Fafa pense avoir mangé du poisson cramé tandis que Lili-Puce affirme que le sien était en fait du poisson panier ! Par contre, la puce se retourne pour observer une plante séchée derrière elle et de s'écrier : « Ho là là, la fleur, elle a pané ! » Oserais-je dire qu'elles n'ont pas trop pané non plus toute la subtilité du vocabulaire français ?...

De son coté, Lili-Puce répond fièrement à la question du «...Et qu'est-ce qu'il t'a apporté le gentil Père-Noël qui descend du ciel ? » Réponse: « UNE CROTINETTE !!! ». Un appareil pour ramasser des petites crottes donc. Il est marrant ce Père-Noël ! Bon, elle a deux roues, c'est l'essentiel (signe que la puce a grandi. On est bien d'accord, on parle de trottinette).

Et Lili-Puce de conclure, après m'avoir fait passer le sel: « Après, tu me le rends…pataplan ! » Oui alors, celle-là, je l'avoue elle m'a bien fait marrer ! Un peu de créativité contrôlée dans l'expression orale. J'adhère !
«… et ri et ran, ranpataplan, qui revenaient de guerre-èrrre-rrre !…»…On parle des Trois Jeunes Tambours bien sûr. Ceux qui ne connaissent pas n'ont qu'à faire des gosses et leur culture musicale n'en sera que plus…enrichie…ce n'est pas trop le terme exact en fait…disons qu'elle sera plus étendue… on va dire ça comme ça (en plus de se coltiner des airs débiles dans la tête toute la journée).

Exercice du jour: essayer de prendre en photo, sans flash, une Lili-Puce qui bouge tout le temps (mais quand recharge-t-elle ses accus ?). Ça donne à peu près ça (sans trucage photoshop je précise):


Deuxième exercice : récupérer une Lili-Puce qui sort de l'école dans cet état là :


 …et se dire qu'on en a pour une bonne semaine à la consoler de son otite-rhinite-conjonctivite géante (elle aime les rimes dans la maladie. Ça aussi c'est signe de créativité ?), et du fait qu'elle aurait pu jouer dans « Thriller » de M.Jackson  sans maquillage sauf que ce n'est pas de son âge...Même pas peur !...

14/01/2011

Kafkaïen.

A l’heure où les oiseaux tombent par milliers en Arkansas, en Suède ou en Louisiane (n’y voyez aucunement l’œuvre du malin, c’est scientifiquement expliqué:http://www.sudouest.fr/2011/01/07/le-faux-mystere-des-oiseaux-morts-284013-736.php. Moralité: y sont cons ces oiseaux), il m’a semblé bon de commencer cette année sur le thème du surréalisme, qui, si l’on n’y prend garde, risque d’envahir peu à peu notre bon vieux train-train quotidien.

J’en attribuerais peut-être la palme à une banque en ligne qui a mis la barre très haut suite à notre déménagement. Ils m’ont envoyé un courrier à mon ancienne adresse  pour me confirmer qu’ils avaient bien noté mon changement d’adresse et qu’ils me renverraient ce même courrier à ma nouvelle adresse…Pour être sûr... Sachant que ce changement d’adresse m’avait déjà été confirmé par internet...et que le compte est quasiment vide (ce n’est pas tout d’être mère au foyer…).

Dans le genre surréaliste, nous avons également la pochette de l’album « Robots après tout » de Philippe Katerine, qui a eut droit à un méchant « C’est quoi ce truc ?!!! » de la part de Princesse Fafa. A savoir, on voit sur l’album, Philippe Katerine, et quelques acolytes, en slip blanc et maillot rose moulant (très…voir trop). Explication  à ma progéniture inculte: « Et bien, comme tu vois, c’est un type qui chante un petit peu n’importe quoi, avec un slip, et en plus c’est sympa et ça marche !... » Elle a son air de pas convaincue. Allez lui expliquer, vous, Philippe Katerine… J’adooore.

Et puis allons faire un tour dans le monde merveilleux des messages électroniques. J’essaie de téléphoner à la poste. Après une attente d’un bon quart d’heure, j’ai enfin une voix bien humaine au bout du fil. Joie de courte durée, la conversation est interrompue par un droïde: « veuillez laisser votre message ou tapez 0 pour de l’aide ». N’ayant aucun message à lui laisser (nos mères nous le disent assez: «on ne parle pas aux inconnus »), je tape 0 sans trop y croire. La voix pénible continue: « touche non valide. Un conseillé va vous répondre… ». J’attends…................. « Il n’y a aucun conseillé en ce moment. Veuillez composer ce nouveau numéro… ». Je compose…L’autre pénible reprend et conclue: «Ce numéro est non valide.» ???!!!... 
Sans commentaire.

Dans la série conversation étranges, j’en capte parfois certaines émises par mes mômes, assez jolies: « Non (les conversations commencent souvent ainsi), ça c’est MON océan. Toi, tu te prends un autre océan ! ». Ferme et sans concession. En fait, j’imagine la même conversation entre Barak Obama  et David Cameron… Surréaliste…quoique…

Et puis, pour finir, j’ai également droit à des journées surréalistes.
Commencez par faire exploser au sol, par Lili-Puce, en larme (la pauvre, ce n’est pas sa faute), votre tout nouveau flacon de désinfectant au calendula que vous veniez de racheter parce que le dernier, tout neuf aussi, venait déjà de se briser  quelques jours auparavant. Moralité: il faut arrêter de poser des flacons neufs au bord du lavabo lorsqu’on a de jeunes enfants (on vient d’emménager, on ne maitrise pas encore tout à fait les lieux et l’espace).
Continuez en explosant, une nouvelle fois, par Lili-Puce (encore plus en larme, mais ce n’est toujours presque pas sa faute), le bocal à poisson rouge que vous veniez tout juste d’astiquer (car ayant contenu un lotus qui n’a pas survécu au déménagement. En même temps, le lotus n’est définitivement pas une plante d’intérieur: on vous l’a offert dans un bocal de 15 cm², sauf que la notice explique qu’incessamment sous peu, il faudra le déplacer dans 1 mètre cube !!! On a tous 1 mètres cube sous la main !!!). Bon, en même temps, on n’avait pas non plus de poissons rouges…
Finissez la journée sur un cri absolument terrible de Lili-puce (ce n’est décidément pas son jour), qui vient de se coincer la peau des cuisses (les deux) entre la lunette des toilettes et la faïence ! Elle a deux bleus carrément monstrueux, elle est carrément inconsolable. Même avec la pommade, les câlins, son dessin animé préféré…Heureusement, c’est la période de Noël : j’ai fini par l’anesthésiée à grand coup de chocolat !...Les journées qui chantent…

Allez, méthode Coué : Bonne Année !!!


Vision surréaliste: une Barbie dévorée par un monstre marin en herbe…ou Lili-puce qui joue candidement dans son bain…



...On ne le dira jamais assez...

17/12/2010

Petits plaisirs bien basiques.

Ne voyez pas dans cette chronique une référence à « La première gorgée de bière » de P.Delerme, ni même à Amélie Poulain. Non. Ces petits plaisirs là sont bien trop basiques, pas du genre à vous élever l'âme.
Pourtant, pour palier aux petites soucis quotidiens qui nous asservissent l'air de rien, j'ai décidé de dresser une liste, non exhaustive, de tous petits riens qui nous font du bien:

- Manger un truc passé de date (mais alors, sévèrement passé), pour pas gâcher, sans même tomber malade.
- Payer une facture de 590 euros chez le garagiste et trouver qu'on s'en sort bien : premier devis à plus de 1000 euros…En même temps, ce garagiste, ce n'est pas la première fois qu'il nous fait le coup, ça commence à ressembler à une méchante technique psy d'acceptation de l'insoutenable.
- S'acheter enfin de nouvelles pinces à linge et n'être plus obligée d'accrocher trois petites culottes qui ne sècheront pas, avec la même (oui alors, ce tout petit plaisir là, seule une mère au foyer confirmée peut l'apprécier à sa valeur).
- Monter un meuble Ikea (et pas des moindres: bureau d'angle/bibliothèque). En vérité, après avoir jadis été confrontée au montage d'un meuble Fly et de sa notice pourrie avec dessins à la loupe, vous pratiquez du coup les montages Ikea les doigts dans le noise. Trop fass comme disent mes gosses.
- Laver sa vaisselle nickel au lave-vaisselle. Pendant des années, vous avez utilisé du détergent bio, vos assiettes ressortaient avec un voile marron et vous pensiez que c'était générique au matériel. Que nenni. Vous avez enfin changé de poudre (toujours bio MAIS enfin efficace), et vous découvrez avec stupeur que votre vaisselle ressort éclatante. « Non, mais ça brille trop » vous rétorque votre homme soupçonneux d'une utilisation de produits malfaisants. Même pas, « Que choisir » vous le confirme: vous avez acheté le meilleur produit ! Vous ne relavez donc plus votre vaisselle à la main derrière, c'était pénible à la longue. Moralité : il y a des produits bio qui sont une réussite…et puis il y en a aussi des tous pourris !...c'est comme les gens finalement (et ces chroniques aussi…).
- Plaisir ultime: manger un chocolat de Noël piqué dans la boite de vos enfants en douce (offerts par le Père-Noël himself, preuve de son existence*). Double plaisir : celui du chocolat et celui d'avoir fait un truc que la morale (enfin, pas la mienne) et vos enfants réprouveraient.



* Autre preuve infaillible de son existence:
Qui d'autre que LUI pourrait apporter à vos petites princesses LE carrosse décapotable Barbie (très, très rose donc) équipé d'un buffet de dessert (Barbie ne serait donc pas au régime: un mythe s'effondre) et d'un écran plat !!! Certainement pas leurs parents qui ont bien trop bon goût pour ça ! Je vous l'avais dit, preuve infaillible. Les parents, c'est bien connu, ça n'offre que des jouets en bois et/ou éducatifs.


L'effet que ça lui fait (le carrosse Barbie) : elle étreint la boite de tout son cœur/corps !
Pour un pur moment de bonheur comme celui là, finalement, ça valait le coup de passer outres ses concepts moraux en matière de jouets !


...mère au foyer...

08/12/2010

Indices.

Il y a des indices qui ne trompent pas.

Ainsi, comment savez-vous que vous élevez vos enfants à la dure ? Tout simplement lorsque vous les entendez hurler leur enthousiasme dans les toilettes: « Ho ! C’est tout doux le papier ! C’est agréaaaable !!!... ». Votre marque habituelle étant en rupture de stock, vous avez été forcée d’investir dans du triple épaisseur molletonné pour fesse de luxe. Profitez les filles, ça ne va pas durer !

Comment savoir si votre enfant a de solides notions de catéchisme ? Très simple, demandez lui (à peine trois ans effectivement) si elle connait le nom du bébé sauvé des eaux par une jeune princesse égyptienne, et qui sera, mais bien plus tard, magistralement interprété par Charleton Heston (vous lui en donné, bigre, des indices); elle vous répondra: « Oui, c’est Maurice ! ». Heu, presque: Moïse/Maurice, ça se tient.
Bon d’accord, elle a un alibi: son arrière grand père s’appelle Maurice, alors, c’est sans doute une erreur mnémotechnique...ou un hommage...

Comment savoir si le père de vos enfants est un bon père (genre, fort mais prévenant, autoritaire mais tendre, et autres poncifs.). Très simple, il vous suffit de lui laisser, pour une fois, la noble tache de finir le bain aux filles, chaires de sa chaire (toujours bien présenter la chose), et le voir s’en tirer pas trop mal (ses habits ne sont pas totalement trempés, c’est un signe), et vous rendre compte avec émerveillement, qu’en plus, il est attentif et attentionné: il a sorti le sèche-cheveux. Comme la plus petite les a à moitié mouillés, elle ne prendra ainsi pas froid en sortant…Bon, en fait, pas du tout, il a bien sorti le sèche-cheveux, mais pour finir de sécher la cloison de l’entrée qu’il vient juste de monter et de repeindre ! Bon, de toute manière on avait décidé de les élever à la dur (voir pour le PQ), et puis, à défaut d’avoir un  père parfait, au moins, il est bricoleur (et ça sert toujours)…Lili-Puce, quand à elle, a une otite et un début de bronchite…mais ce n’est peut-être pas lié…la cloison, par contre, est fort réussie...

Dernier indice : comment savoir si vos enfants vivent bien avec leur époque ? Très simple; vous écoutez la flute enchantée de Mozart et leur expliquez que Papageno, l’homme oiseaux, joue sur une sorte de xylophone magique…et la plus petite de s’écrier: « Mais il est où mon xylo-phone portable à moi* ? » ??? Oui alors, l’ère des portables, c’est "légèrement" après Mozart mais bon, un peu de cocasserie dans ce monde de portables de brut…

*référence à son xylophone à roulette en fait (pas si bête ma môme).

Plus d'images sur le site photo:  blog4ever.com/photos/portraits-studio


...mère au foyer...