28/06/2011

De l'effet indésirable du hoquet sur sa convalescence.

Récemment, j’ai dû subir une petite opération, avec anesthésie générale qui m’a ainsi permis de découvrir tous les sympathiques effets collatéraux d’une hospitalisation.

Je me suis dit que, depuis le succès de la série urgence, le sujet intéresserait sans doute; ce succès étant dû en partie à la curiosité excessive de certaines personnes vis-à-vis de ce qui se passe dans les pires moments de l’existence d’autres, et, d’autre part et tout de même, à la présence de George…Clooneybien sûr. Prononcer son nom m’évoque généralement le plan de sa démarche, so smart (bourré en fait), devant un camping-car (et pourtant, c’est pas glamour un camping-car) d’ « Une Journée en Enfer » de Rodriguez et Tarentino, et du regard qu’il lance à Juliette Lewis (à la caméra en fait, à nous, quoi !) à la 23ème minute du film pour être exacte…mais je m’égare (bon, en même temps, s’égarer sur George…)

Bref, revenons à nos goutte à goutte, incisions, urticaire au lit d’hôpital et autres détails croustillants et/ou sanguinolents. J’n’aime pas les lits d’hôpitaux. Ceux qui suivent (les chroniques) savent aussi que j’urtique (du verbe urtiquer car chez moi, l’urticaire est tout un art) lorsqu’il fait froid: j’n’aime pas non plus le froid. Rajouter de l’urticaire aux trous dans le jardin(aux gants de jardinage en fait), au boulot (véridique: je rentre dans l'entreprise*, suis pleine de boutons/je ressors, j'ai plus rien!), aux médocs, etc, etc…
*pas le vaisseau de Star Treck, juste la boite où je bossais avant.

Alors en gros, et pour résumer (oui, je sais il est grand temps de résumer un peu), l’opération m’a plus ou moins fait le même effet qu’une monstrueuse et masochiste séance d’abdos, effet qui m’a du coup confortée dans l’idée que pour le reste de la semaine, et sauf besoin impérieux ou effet de surprise, plus jamais je ne tousserais, ni n’éternuerais, ni, supplice ultime, ne hoquèterais (il y a certains verbes qui, conjugués à certains temps, sont pour le moins cocasses).
Autre effet secondaire notoire: pour le compte de l’opération, on m’a remplie de gaz, tel un vulgaire ballon de baudruche (oui, ça fait toujours plaisir, et non, je ne sais pas par quel orifice exactement il est injecté) et donc, durant plusieurs jour après l’opération, le temps que le gaz se disperse (non, je n’indiquerais pas non plus son itinéraire de dispersion …quoiqu’il passe par l’épaule droite, qui reste ainsi paralysée de douleur 3-4 jours. Le chirurgien m’avait d’ailleurs prévenue: c'est un gros pénible ce gaz !) donc, le gaz se disperse donnant l’impression de se croire à un bon 5000m d’altitude, avec le souffle coupé au moindre effort, et pire, au moindre mot prononcé trop fort !

Du coup, me voilà enfin raccord avec mes vœux prononcés pour la nouvelle année 2010: ne plus crier sur les filles. Alors, oui, je sais, ces vœux, ils datent un peu, mais en fait, vu l’échec total qui a suivi, je n’ai même pas osé les renouveler publiquement en 2011…me suis sentie trop nulle… réessayerai dans 3 ou 4 ans (tout le monde dans la maison aura logiquement atteint l’âge de raison: j’ose utopier, parce que j’aime bien inventer des mots, que ce sera plus simple).
Bon, par contre, la méthode du «je me fais opérer pour ne plus avoir de souffle pour crier bêtement sur ma progéniture » n’est pas forcément LA solution absolue. Vous voyez les rêves où vous êtes poursuivie, et vous criez tant et plus pour appeler à l’aide mais les sons, rien à faire, ils ne sortent pas ; et bien, c’est exactement ça. Totalement oppressant en fait.

Et puis tiens, autre effet collatéral, j’ai battu mon record de télé regardée non-stop: 12h30 ! Alors oui, c’est un bon truc pour faire passer les piqures, les plaies, les entubages (appelons ça comme ça) et les impatiences. Alors non, le dernier terme n’est pas dû au fait, quoique véridique, qu’on ait vraiment trop envie de rentrer chez soi, mais lié en fait à une maladie, sans doute au top 10 des plus crétines: le Syndrome des Jambes Sans Repos ! SJSR pour les intimes. Ben si ça existe (vous pouvez même vérifier sur sjsr.fr) !
Alors, c’est un syndrome qui comme le nom l’indique, commence par les jambes, mais peut s’étendre au reste de l’anatomie s’il est bien exploité, et qui consiste à avoir l’envie irrésistible et brutale de bouger constamment ses membres sous peine de devenir fou. « L’impatience » s’installe au niveau des articulations, particulièrement lorsque vous êtes très fatigué, la nuit, à la chaleur, durant la grossesse ou par manque de magnésium…ou tout à la fois, et vous vous retrouvez donc à vous retourner malgré vous comme une crêpe en moyenne toutes les cinq secondes avec, pour autre effet somme toute gênant, de rendre votre conjoint un tant soit peu irritable. Porté à un certain point, certaines personnes en perdent totalement le sommeil.
Et du coup donc, attachée à des tuyaux de tous cotés, sur un lit d’hôpital, le syndrome peut  agacer quelque peu (voir, vous embarquer à la limite de l’hystérie) !

Enfin bon, sinon, ça va.
Très bien même d’ailleurs.
 

Allez tiens, soyons bucolique: photos prises, comme vous vous en doutez, car vous êtes perspicace, dans un champs de coquelicots…et allez hop, nouvel effet collatéral: rhume des foins absolument terrible pendant trois jours. Conclusion: les coquelicots, c'est sournois ! (et l'urticaire aussi).

Plus d'images, et de fleurs, sur le site photo: blog4ever.com/photos/flower-power


20/05/2011

Problème résolu et ingratitude

Il y a quelques années, nous avions eut « quelques » soucis psychosomatiques avec Princesse Fafa, particulièrement accentués à la naissance de sa sœur et évoqué dans certaines chroniques. Du coup, je me disais que si, pour une fois, en tapant sur google « trichotillomanie, problème résolu » certains pouvaient retrouver espoir, (taper le nom d'une maladie sur internet étant hautement anxiogène) alors je n’aurais pas perdu mon temps.
On ne sera d’ailleurs jamais assez reconnaissant envers l’excellente psychothérapeute qui l’a prise en charge et qui, en « quelques » séances, a enfin permis à notre fille d’avoir une chevelure flamboyante ! Magnifique revers de la médaille d’ailleurs, puisque aujourd’hui, c’est la première chose que l’on admire chez elle !...
Les causes sont souvent différentes et multiples. De notre coté, il y a eut, entre autre, un problème durant la grossesse : placenta mal placé et nourriture qui ne passait presque plus par le cordon. La petite, qui n’avait que trois ans à l’époque, a écouté toute l’explication qui nous a fait l’effet d’une révélation, à la fois pour elle et pour moi…en quelques jours (je résume un peu, hein), les cheveux repoussaient ! Et magnifiques avec ça !
Bref: un problème en moins !
 


Bon, alors, tout cela ne l’empêche pas aujourd’hui d’être gentiment effrontée, mais plutôt pertinente, avec sa mère. Bref, légèrement ingrate !
Extrais de conversation :
- Fafa : Moi je voudrais aller au CE2, et puis ensuite au CE3, CE4…
- Moi : Et non ma puce, on dit CE2, et ensuite CM1, CM2…(Princesse Fafa en veut plus) et bien ensuite, c’est le collège avec la 6ème, 5ème…, et puis le lycée avec la seconde, première et terminale, et puis ensuite, on fait des études pour choisir son métier…
- Et ben dis donc !...Et toi, tu as fait tout ça … pour être maman !!! (Fafa est morte de rire)
OK, d’accord, prends ça dans la figure.
A quoi elle rajoutera quelques minutes plus tard : « Dis donc, t’as vu, t’as un gros ventre, ça dépasse (du T-Shirt) ! ».
Je croyais qu’on ne frappait pas une personne à terre.

En même temps, dans la même semaine (les filles doivent se concerter, ce n’est pas possible), j’avais déjà eut droit de la part de Lili-Puce, et à quelques minutes d’intervalle, à plusieurs remarques bien appuyées:
- Maman, t’es trooooop belle ! »
J’avais, en fait, juste mis une robe au lieu d’un éternel jean…mais je retiens la petite phrase (je fais bien d’ailleurs, ça va se dégrader)
- Maman, pourquoi tu as plein de boutons sur la tête ? (comprenez: le visage)
Bon ben j’ai peut-être mangé du chocolat ou de la charcuterie…et puis aussi, il y en a qui ne sont pas des boutons mais des grains de beauté; faudrait voir à ne pas confondre non plus.
- Maman, on voit ta moustache.
Oui. Alors là, c’est méchant et petit : je ne répondrais même pas ! (mais il faudrait peut-être que j’étudie quand-même la question : c’est le printemps, ça y est, il y a tout qui repousse !)

Du coup, j’ai récemment tenté de re-traumatiser la grande (sans le vouloir, les psy c’est gentil, mais ça coute cher !).
Princesse-Fafa nous interrogeait dans la voiture, moi et sa sœur, sur nos couleurs préférées. Sa cadette aime le rooooose et le violet (et puis le jaune, le rouge, le vert…)
Bref, de mon coté, je suis plus subtile (je suis un peu peintre tout de même), je nuance et lui annonce du vert anis, du jaune mordoré, rouge carmin...
Elle me demande alors si j’aime le rose clair, à quoi je réponds fermement que franchement, ce n’est vraiment pas la couleur que je préfère…
Silence dans la voiture… suivi de terribles sanglots :
- Mais maman, c’est la couleur que j’ai choisi pour toi, pour le cadeau de la fête des mères !!!... »
Hou la boulette !...
Comment s’en sortir ? Avec des : « Non, mais tu sais, quand tu me demandais mes couleurs, je pensais plutôt a celles que j’aime pour décorer la maison, pour les coussins ou les murs…Et puis regarde, j’en ai une de robe avec du rose clair (et surtout du rose foncé...mais c'est vrai que je ne l'a met pas bien souvent), ça veut bien dire que je l’aime comme couleur, hein ? »...Fafa est inconsolable.
Bon trois jours plus tard, elle m’a averti qu’elle m’avait préparé le plus beau cadeau du monde, du moins, de la classe : le traumatisme a l’air dépassé, un autre problème en moins.


NDA 2016 - Fafa et sa chevelure de feu sur le site: http://blog4ever.com/photos/cheveux-de-feu-1
 


chroniques mère au foyer

09/05/2011

Sacré Voltaire (suite et fin).

Après les trous dans le jardin, je me suis trouvé un nouveau travail de forçat: ramasser des cailloux ! Plein !
Parce qu’il parait que pour planter du beau gazon, le plus important, c’est de préparer la terre...sauf que c’est très long, et les cailloux, pour tout vous dire, une fois accumulés, c’est très lourd. C’est « un peu » répétitif aussi, ce qui a entrainé un petit effet secondaire très amusant(en plus d'en rêver la nuit): celui d’avoir le réflexe de les ramasser partout où je passais (chemin, parc, jardins d'amis…). Oui, à ce niveau là, c’est obsessionnel, on peut le dire.
Heureusement, je m’octroyais de ci de là un peu de repos : la pause déchetterie !
Alors, l’important, quand on fait quelque chose, c’est de le faire avec un minimum de plaisir, et d’être bien accompagné.
Merci donc à radio Nova qui a rempli mes allers-retours fastidieux de vraies bonnes ondes musicales (pas de soupe commerciale, et un petit "Proud Mary" en bonus, me permettant de brailler en cœur dans la voiture, j’adhère, c’est sûr) !

Mais revenons à nos moutons / nos cailloux.
Je me rends donc à la déchetterie.
Ma mission: trouver ma future victime ! Oui, le gars sympa qui va m’aider à vider mes trois gros seaux de caillasse ! Ceux qui m’ont déjà fracassé le dos pour que je les monte dans la voiture…
D’où une nouvelle technique pour limiter mes dégâts osseux, mais bousiller ma petite voiture toute neuve: vider les pierres directement dans les seaux placés dans la voiture…avec toute la poussière que ça suppose. La voiture neuve à comme qui dirait perdu de sa superbe mais mon dos me dit merci. En même temps, l’odeur pénible et écœurante de voiture neuve a été rapidement dissimulée par celle de la poussière en question. Technique efficace, pourtant, je ne la conseillerais peut-être pas à mes amis…ou alors, à ceux que j’aime moins.

Bon, à ce stade des travaux, je me permets de poser une question: peut-on être sexy avec des bottes en caoutchouc et des gants Mapa ?
Alors, la réponse, à priori, est : bof. Quoique, avec un petit débardeur, ça puisse faire son effet (enfin uniquement pour ceux qui aiment le caoutchouc et la gadoue)… Sauf que, le débardeur choisi, à force de lavages intensifs, avait quelque peut rétréci, et porté avec un pantalon taille basse... j’ai subi comme qui dirait un effet secondaire: le bronzage crétin !
Imaginez: un bandeau de bronzage, de quelques centimètres uniquement, au bas du dos !  Merveilleux.
Bon, peut-être aussi que le détail qui gâche et qui n’a pas aidé, ce sont les barrettes. Celles que j’ai du emprunter à mes filles (mes filles n’ont forcément que des barrettes bien kitsch). Ben oui, le problème avec une coupe dégradée, c’est qu’au bout de vingt minutes, même attachés, les cheveux vous reviennent forcément dans les yeux, et c’est pénible (déjà que les trous et les cailloux c’est pénible aussi). Alors, effectivement, Julien Doré avait tenté de remettre les barrettes au gout du jour…mais je ne suis pas sûre que ça ait bien prit comme mouvement.
Bref, le jardinage intensif, pour être féminine et sexy, ce n’est pas le top (…les jours et les semaines qui suivent un accouchement, ce n’est pas terrible non plus…mais je m’éloigne).

Autre révélation (outre le fait qu’il faut que j’arrête de porter des débardeurs trop courts): je sais (un peu) me servir de baguettes de sourciers !
Alors oui, je vous l’accorde, ça ne va pas me servir tous les jours. Mais bon, ça fait toujours plaisir de savoir qu’on sait faire un truc nouveau, non ?
Et puis, pour creuser les tranchées pour l’arrosage, sans aucun plan des canalisations déjà existantes, ces petites baguettes, elles nous ont bien aidées.
J’en profite du coup pour remercier aussi toutes les personnes qui sont venues nous donner un coup de main parce qu’on en avait bien besoin, et que ça nous a vraiment touché.
Bon, sur ces paroles pleines d’émotions je vous laisse, j’ai un gazon à surveiller moi.
 


Apparemment, je ne suis pas la seule à le surveiller: les extra-terrestres ont l’air de s’y intéresser aussi !
Ce qui m’étonne, c’est que leurs soucoupes volantes ressemblent à de grosses ventouses roses disposées en pétales de fleur… serait-ce un message genre « peace and love » ou juste une ruse pour tromper l’ennemi et piquer nos graines de gazon comme l'ont déjà fait les fourmis et les pies ?...Le mystère reste entier.

06/05/2011

Voltaire a omis deux ou trois détails...

Alors effectivement, notre ami Voltaire a fait dire par Candide que pour trouver son bonheur (je résume un peu, hein), «...il faut cultiver son jardin ».
Sauf qu’il ne dit pas tout : c’est du boulot et on est content aussi quand ça s’arrête !
Bon, pour tout dire, on s’est attelé à la noble tâche de refaire entièrement l’extérieur: plantations et gazon (on n’avait pas le choix, ça ne ressemblait à rien), sauf qu’entre temps, on s’est rendu compte qu’il était tout aussi futé de rajouter l’arrosage automatique.
On s’était donné quelques semaines, en gros, on a mit trois mois...

Coté plantations, ce n’est pas tout d’avoir quinze oliviers à la maison, c’est somme toute un brin répétitif, on s’est dit qu’on allait aussi rajouter plein d’autre choses.
Alors, il parait qu’un homme qui plante un arbre ne peut pas être mauvais. Au moins, avec tout ce que Mon’Homme a planté, je suis aujourd’hui tout à fait rassurée sur sa moralité.
Par contre, je serais tout de même intéressée de savoir si ça marche aussi pour une femme qui planterait des arbustes ?! Ne serais-je qu’à moitié bonne ?

Quoiqu’il en soit, Le Bon* a dit: « Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi… tu creuses. ».
Du coup, n’ayant aucunes armes de guerre à la maison (le pistolet à eau s’est même enrayé) on a bêtement dû creuser tout les deux et pour tout vous dire, au premier trou, on y met toute son énergie, au deuxième, on commence à savoir ce que c’est, on commence donc aussi à se ménager…au douzième, la pluie commence à tomber, dans un sens ça ramollira la terre, mais d’un autre coté, vous avez juste envie de rentrer vous faire couler un bon bain et d’aller vous mettre des pansements sur chaque ampoule et pleurer un peu aussi à la rigueur.
Ça me fait penser que j’ai gardé aussi plein de boutons bien démangeant, un bon mois, sur la main droite uniquement (du genre qui vous réveille la nuit tout de même). Urticaire à la pelle peut-être (je n’aime pas creuser, c’est sûr), ou prémices d’une maladie très orpheline (vous pouvez m’envoyer toute sorte de dons si ça vous amuse, pour les pathologies rares, ça se fait. Par contre, n’envoyer plus rien à planter SVP).

Quoiqu’il en soit, maintenant c’est fait, et on aura en plus des 15 oliviers : 3 cyprès, 3 lauriers sauce, 2 figuiers, 2 néfliers, 2 arbousiers (arbre qui fait des fruits genre fraises tagada: trop mignon), 1 cerisier, 1 palmier, 1 mirabellier, 8 photinias, 8 lauriers roses (ou rouge, ou abricot…), 6 pittosporums, 2 jasmins, du romarin, de la lavande, des fleurs, des tomates, des mauvaises herbes, des trucs qu’on ne se souviendra même plus ce que c’est, etc, etc…


* Il s’agit bien entendu de Clint Eastwood (mon héros depuis mes dix ans, ex aequo avec Harisson Ford) dans « Le Bon, La Brute et le truand ». Du coup, pour passer le temps en creusant, je me rejouais la scène du cimetière … sauf que personnellement, je n’ai trouvé aucun trésor...mais en ai planté tout plein !
 

Non, ceci n'est pas une photo de notre jardin.


La plantation de cerisiers investie par Lili-Puce.

Et sa version plus...surréaliste:


Plus d'images en superpositions sur le site photo:  .blog4ever.com/photos/les-vibrantes-1




05/03/2011

Princesse Fafa et Lili-Cracra.

Alors que Princesse-Fafa s’essaye joliment à la philosophie (note retrouvée de 2009: elle avait 4 ans): « Quand on grandit, on s’étonne: on croit qu’on est comme avant ! Et si je me voyais plus tard, je n’en croirais pas mes yeux ! »...Lili-Puce, de son coté, tente de battre des records de cradinguité (si l’on peut dire).
Ainsi donc, ayant sans doute hérité de la fibre de ménagère laborieuse de sa mère, elle décide qu’il est grand temps de nettoyer les semelles sous ses chaussons car elles sont catégoriquement trop sales…en les léchant !!!!  On va dire que ça fait des anti-corps (petit haut-le-cœur tout de même).

Lili-Puce fait sa douche : de sous ses doigts de pieds s’écoule une eau bleue : je ne veux même pas savoir pourquoi !...Elle aura sans doute marché sur un schtroumf …
Aidée de sa sœur qui n’est pas forcément en reste, elles aiment également frotter énergiquement et en chantonnant (genre: c’est moi Cendrillon) les carreaux et joints subtilement moisis de la salle de bain au gant, puis, se laver avec, la minute suivante ! Les filles sont cracra, MAIS, la salle de bain est brillante !

Comme, bien sûr, nous ne nous la nourrissons pas assez, je la surprends régulièrement se délectant de « miettes » retrouvées dans l’interstice du double plateau de la table, miettes et nutriments divers qui mériteraient d’être datées au carbone 14 étant donné que l’accessibilité du lieu à l’éponge est difficile. Certaines « choses » restent ainsi un « certain » temps…mais ne sont pas perdues pour tout le monde ! Ça fait des anticorps aussi?

Bon, il lui manque peut-être « quelques » notions d’hygiène, mais en tout cas, il lui reste de la répartie :
Devant un méchant dessin de gribouillage (ça lui arrive encore, parfois, ça défoule sans doute), et à la fatidique question du: « Et kècessait ? », elle répond, sans se démonter: « Alors, ça, c’est un ours qui a perdu une dent ! »…elle réfléchie un instant, sans doute suite à la tête dépitée de sa mère et poursuit sur un air réjouit : « En fait, c’est rien du tout !!! »… Ha d’accord.

Allez, pour le plaisir, je vous livre, mesdames, enfin L’Astuce, l’unique, pour gagner du temps lors du repassage …



… le faire directement sur votre enfant : vous économisez  le pliage et l’habillage !
Pourquoi diable n'y ai-je pas pensé plus tôt ???

Et puis tenez,  un petit bonus vidéo:
Lili-Puce qui s’entraine pour l’Actor-Studio (tordant). Il y a encore du boulot, mais les bases sont jetées !




Logique, philo et marmots.

Dans un premier temps, nous avons Lili-Puce, toujours égale  à elle-même, face à un problème niveau petite section de maternelle. A savoir, nous avons deux ours avec des gilets à boutons, lequel mettra plus de temps que l’autre à l’enlever et dites pourquoi ?
Indice: l’un des deux ours a un bouton de plus.
Suite à la mauvaise réponse de la puce, je lui demande tout de même pourquoi elle a choisi cet ours là… Moment de réflexion: « Pa’que … pa’que…  …  … PA’QUE C’EST LA VIE !!!... »
Ok d’accord, très jolie pirouette: réponse presque accordée. D’autant que si ça se trouve, cet idiot d’ours est plus lent que son pote, alors, la logique, dans tout ça…

Sa sœur se défend aussi pas mal coté jusqu’au-boutisme de la pensée:
Les filles se chamaillent (tiens, ça change), et je leur fait gentiment savoir que de toute manière, ce n’est ni l’une ni l’autre qui doit décider, au niveau de l’éducation, ceux qui décident (ton définitif de ma part), ce sont les papas et les mamans.
La remarque semble toucher Princesse-Fafa, qui, après un petit temps de pause me sort fort judicieusement: « Non mais en fait, c’est pas les parents qui décident…(je suis fort, fort intriguée), en fait, pour de vrai, celui qui décide…(suis suspendue à ses lèvres)…C’EST DIEU !!!... »
Alors voilà le genre de remarque qui vous remet vite fait à votre place !
Bon, en même temps, comme ça, nous voilà prévenu…et puis, finalement, ça peut toujours servir: en cas de prise de décision controversée, je pourrais toujours leur dire qu’en fait, c’est comme ça parce que c’est Dieu qui l’a voulu ! C’est la vie, quoi, comme disait si bien ma môme !

Tiens d’ailleurs, Lili-Puce, qui en a tout compris (de la vie), se lamentait récemment, debout, en larme devant le piano: « Mais moi je voulais vraiment faire du piano. Elles sont où les règles du jeu ? » !!! Elle voulait les partitions bien sur…
Un autre jour, elle cherchait désespérément Marieke. Qui ? Marieke Latine ? Une copine à toi ? Non, non. Elle cherche en fait l’Amérique Latine car cette année, c’est le thème du spectacle de l’école.
Ce que c’est que de trop écouter Jacques Brel pendant sa grossesse: « Ay Marieke, Marieke, je t’aimais tant, entre les tours, de Bruges et Gand… » Attention, c’est authentique, j’écoutais réellement cette chanson, parfois même en boucle, avec un petit haut parleur sur mon bidon, quand la puce était au chaud à l’intérieur !...Comme quoi, rien ne leur échappe !

Et une petite dernière pour la route.
Princesse-Fafa joue avec une copine:
La copine: « Toi tu les maquilles un peu trop tes chiens ! »
Fafa: « NON ! C’est pas vrai ! Je leur mets que du rouge à lèvre !!! »
Sans commentaires…
 

Allez, la famille Kiwi vous souhaite un bon mardi
(ou autre, suivant le cas...)

28/02/2011

Des saucisses et des hommes.

En plus d’avoir quelques petits soucis d’audition liés sans doute à une répétition maléfique d’otites, Lili-Puce cumule également un léger problème d’élocution. 

Pour l’audition, ça donne à peu près ça :
- Princesse Fafa: « Je peux défaire ma tresses ? »
- Lili-puce : « Tu veux défaire ta fraise ? »

En vérité, son penchant  pour la bonne bouffe semble orienter quelque peu son entendement.
Du coup, on a souvent droit à un running-gag :
- Maman (mais pas que), et histoire d’élever le niveau et d’apprendre les rudiments du latin à sa progéniture (le truc qui ne sert à rien, quoi…je parle en connaissance de cause : j’ai fait latin ; ça ne m’a servi à rien) chante la chanson Rosa de Jacques Brel: « Rosa, rosa, rosam / rosae, rosae, rosa / rosae, rosae, rosas / rosarum, rosis, rosis »
- Lili-puce: « Quoi ? Des saucisses ? »
Ma fille et la poésie !...Bon, en même temps, ça rime, c’est toujours ça.

On a une petite course à faire avec son père au supermarché. Je lui demande s’il veut prendre quelque chose en plus. Vive intervention de la puce : «  On prend des saucisses ! ».

De même, il faut savoir que l’année se divise en deux : la période où on prépare la liste de Noël et celle où on fait la liste d’anniversaire. Celui de Lili-Puce étant dans cinq mois, elle se dit qu’il est grand temps de s’y consacrer. Elle note donc (enfin, elle utilise un scribe : sa mère) :
- La liste des invités (son amoureux surtout, les autres on verra).
- Un gâteau.
- Une balançoire.
- Une cabane (ce n’est pas tout d’avoir un jardin, ça leur donne des idées !)
- Un crayon qui brille (très important ça, il faut toujours qu’il y ait un truc qui brille pour que la fête soit réussie. Notez bien l’astuce).
- Un miroir Barbie (Je refuse de noter et le lui explique : non, vraiment, ça, on n’en a pas besoin dans la vie. Étonnamment elle acquiesce. Yes !)
- Des bougies.
- Un saucisson !!!
Bon, au moins, elle sait ce qu’elle veut dans la vie !

Dernière réplique en date: au parc, sur un petit monticule herbeux, la puce s'allonge sur le dos et débaroule la pente en criant sa joie "Regaaarde mamaaaan, je roule comme une sauciiiisse!!!"...bien, bien, bien...
La saucisse est donc son amie, son modèle et sa raison de vivre. Le jour où elles sera passé au gothique-satanique, c'est sur, on regrettera le temps des saucisses !

Pour les problèmes d’élocution, elle fait un petit blocage sur les doubles consonnes.
En gros, elle parle comme ça : Tosp – ecasgot – tisck à lèvre – chisp – blouques – teask - tyslo…
En décodé : Stop – escargot – stick à lèvre – chips – boucles (celui là, j’avoue, j’ai eu un peu de mal) – steak - stylo…

Et puis, histoire de faire bien distingué, elle agrémente les discussions de : « kè qu’on mange ? – kè q’tu dis ? – kè qu’elle a ?... » Où devrais-je écrire « cake qu’on mange- cake q’tu dis – cake qu’elle a …» Si ça se trouve, elle a amalgamé aussi l’expression à la pitance.

Du coup, on a eu droit, un soir de soupe (où comment s'auto pourrir la soirée) à Lili-Puce et son élocution légendaire (vision bidonnante, sauf que d’après la Puce, on n’avait pas le droit de rire), tournant en rond dans le salon, déplorée et psalmodiant pour elle-même : « kè qu’j’vais faire, mais kè qu’j’vais faire ???? » A savoir : je prends sur moi et mange cette soupe que j’exècre  afin de pouvoir manger ensuite, comme maman l’a promis, des pâtes que j’adooore car j’ai fort faim, ou je vais me coucher sans manger…sauf que j’ai trop faim…

Finalement, elle l’a mangée …au bout de trois bons quarts d’heure tout de même, mais bon, elle était plutôt fière d’elle…et elle a pris deux fois des pâtes. Joie !...Et personne n’a crié, ni n’a pleuré, ni n’a perdu patience (oh non, chez nous, personne ne ferait ça)…une bonne soirée quoi. 
 


La Puce, écroulée de sommeil après son quart d’heure de défoulement…c’est mignon quand ça dort…(c’est silencieux surtout…)