17/04/2012

Dans le gruyère, y'a des trous...

Dans le gruyère, il y a des trous. Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous, mais, plus il y a de trous, moins il y a de gruyère…Donc, plus il y a de gruyère, moins il y a de gruyère.
Cette formule est référencée dans wikipédia comme le paradoxe du fromage à trousi wikipédia n’existait pas…

Pour aller un peu plus loin, et pour vous démontrer que ma marmaille intègre vite les maximes absurdes, Lili-Puce nous a demandé, solennellement, hier soir, entre le fromage et la poire (chez nous, c’est dans cet ordre là): « Maman, tu me donnes un trou… s’iiiil te plaiiiit… »
Demandé comme cela, ça ne peut pas se refuser.
Comment vous dire, le concept du trou dans le fromage, chez elle, va très loin: C’est ce qu’elle préfère manger ! Tu m’étonnes qu’avec ça, elle ait toujours faim (pour vous situer, Averell est son deuxième prénom)!!! Et dernièrement, et survoltée avec ça, elle s’est écrié, brandissant fièrement ça tranche de Leerdamer pour preuve : « Regardez, un troupeau de trous !!! »
Et j’ai la preuve en image (et oui, je n’ai rien d’autre à faire dans la vie que de prendre des tranches de fromage en photo-quelle misère la vie de mère au foyer) :

 

Tant qu’à parler de trous, sujet oh combien captivant, voici une petite histoire que je raconte parfois à mes filles, juste pour voir si elles la comprennent (résultat : bide total !):
c’est un camion de l’armée qui transporte des trous. A un moment, passant sur un nid de poule, l'un des trous tombe. Un des gars à l’arrière du camion le signale au chauffeur, qui recule pour le récupérer, et le camion… tombe dans le trou…

Histoire de rester au fond du trou, voici une nouvelle méthode pour passer pour complètement ridicule, aux yeux d’ouvriers fort et costauds,  (on aura peut-être tous son quart d’heure de gloire, mais en tout cas, on a tous aussi de longs, multiples et pénibles instants d’opprobre) : creuser un trou devant eux, pour chercher cette saleté de p… de m… de raccord au tout à l’égout qui existe MAIS n’apparait pas sur nos plans. On avait déjà creusé un peu partout tout le week-end, en vain, obligée de trouver le lundi matin (pour une fois qu’on a des ouvriers en avance sur les travaux). Bref, ils ont du bien rigoler en me voyant pelleter trois pauvres mottes de terre à la fois. Il n’empêche que je l’ai trouvé mon raccord !
Et là, je crois qu’on a fait plus ou moins le tour sur le sujet du trou.
Passionnant, fascinant, exaltant, n’est ce pas ! (j’avais aussi enthousiasmant, palpitant, électrisant, galvanisant…mais ça faisait trop).

En fait, pour bien comprendre comment se passent, chez nous, les travaux (j’en avais déjà parlé dans une chronique sur le jardinage), on utilise, car nous n’avons pas le choix, car pas de plans fiables de notre maison (et puis c'est amusant), des baguettes de sourciers.
Résultat, comme vous l’avez lu un peu plus haut: ce n’est pas fiable à 100% …quand on ne sait pas bien s’en servirIl y a un moment, plutôt que de chercher de l’eau (ou autre) aux baguettes pas si "magiques" que ça quand on n’est pas bien doué, il vaut mieux utiliser tout bêtement l’huile de coude…et creuser…un peu partout…Trop bien !...
En même temps, je n’ai pas besoin de m’abonner à un club de sport comme beaucoup d’autres mère au foyer : c’est toujours ça d’économisé !

Alors, la baguette de sourcier, dans l'absolu, c’est très simple: prenez deux baguettes de soudure en laiton d’environ 30 à 40 cm et pliez le bout à 45° pour pouvoir les pendre en main (sans serrer). Poser leur la question magique: "de l’eau ?" Si elles se croisent pendant que vous avancez en posant la question (et non, vous n’avez pas l’air débile comme ça à parler tout seul) c’est gagné ! Enfin presque toujours. Enfin presque… Bon, dans l’absolu, c’est un jeu d’enfant au point que les filles nous les piquent régulièrement en arpentant le jardin avec, et en s’écriant « DE L'EAU ! » tous les trois mètres, pour retrouver où on a enterré notre arrosage automatique ! Elles sont marrantes ! Et en plus, elles trouvent vraiment au bon endroit !!!
De mon coté, je leur reprends et cherche où peut se trouver une chipie dans la maison: les baguettes se croisent au dessus de la tête de Lili-Puce !!! Finalement, ça fonctionne bien ces trucs !
Bon, en fait, et pour résumer, les baguettes en laiton, ça se croise tout seul juste quand on a décidé que ça se croiserait. Du coup, pour trouver quelque chose, lorsqu’on a déjà une idée préconçue, ben ça ne marche pas !
Vous avez des doutes ? Essayez par vous-même : c’est marrant et ça ne coûte presque rien !


Pour en revenir aux trous…


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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

15/03/2012

Projet Gwada.

Ce n’est pas tout d’avoir de la famille aux Antilles, on se sent forcément obligé d’y aller.
Nous voilà donc parti (aux miles d'Air France, on dit merci), les valises pleines de cadeaux et Lili-Puce purulente. La conjonctivite (allergie aux cyprès déclarée la veille)   déborde de ses yeux, son teint est cadavérique, le nez coule, grave, et ses cernes lui permettraient d’obtenir n’importe quel rôle dans un film de Tim Burton ! Bref, elle fait peur :

 
Ça, c'était l'année d'avant, mais, ça donne une idée...

Tiens, elle avait une otite aussi, la routine quoi, mais pour prendre l’avion ça craint !!! (guérie 12h plus tôt!).
Arrivés à l’aéroport, Mon’Homme nous dépose avec le gros des bagages et part garer la voiture fort, fort loin (parking économique).
Nous  attendons donc pas loin de l’entrée, le tableau affichant la porte d’embarquement à quelques mètres : il n’y a pas grand monde. Nous attendons…nous attendons… nous attendons…Il arrive enfin, tout essoufflé (problème de navette absente) et, nouille que je suis, on se rend compte qu’on n’attendais pas du tout au bon endroit !
Il y a foule en fait et plus beaucoup de temps ET…Mon‘Homme a oublié un sac dans la voiture: celui des médocs de la puce (entre autre) !!!
Arrivés enfin au comptoir, on parlemente sur le temps nécessaire et restant pour le récupérer, ce sac. D’après l’hôtesse, c’est cuit MAIS, j’insiste, lourdement.
Mon’Homme repart donc au pas de charge.
Nous en profitons alors pour enregistrer les valises. Re-pas d’bol (re-nouille que je suis), la seule bien solide, celle où j’ai mit tous les cadeaux fragiles, est trop lourde. Il faut équilibrer avec les autres (4 kg à transférer).
Bien sûr, c’est LA valise qui ne ferme pas et que j’ai donc bouclée à grand renfort de scotch !
Faut tout défaire et transférer dans la dernière restante (le reste étant déjà enregistré), celle qui est donc toute molle !
C’est très long à défaire. Prise par le temps, je transfère ce qui est le plus lourd : les bouteilles de vins, dans la valise molle, donc ! ‘Toute manière, on n’a plus le temps de faire autrement. On enregistre.

Les filles, c’est bien connu, ça fait pipi tout le temps. D’après l’hôtesse, on a tout de même le temps d’aller aux toilettes avant d’embarquer. Il y a foule mais les filles insistes bruyamment…
On arrive donc, en courant, dans l’avion: Mon’Homme avait eut le temps de récupérer le sac, d’enregistrer, d’embarquer, de pas nous voir, de ressortir, de faire un appel (‘toute manière, on n’entend rien dans les toilettes) et d’angoisser.
Bon, en même temps, on n’est pas les dernières (avant dernières, juste).

Dans l’avion, Lili-Puce me renverse l’intégralité de son chocolat chaud sur moi. Je crie de surprise, effraie donc tout le monde au passage, mais dans un sens, j’ai de la chance : je ne suis pas habillée en blanc ! Ça ne se voit presque pas !...mais bon, je suis trempée.
Dans le gros z’avion (le second), le repas pour enfant n’y est pas. Comme on est les derniers servis, il faut faire avec. Je force donc Fafa à manger son plateau adulte avec ses betteraves. « Non mais elles ont un drôle de gout » qu’elle me dit, découvrant, vingt minutes plus tard avec mon propre plateau qu’il s’agissait en fait de poires au vin !...
Tu parles d’un voyage…

A l’arrivée, chouette, nous avons 30mn d’avances (vent dans le dos…et durant tout le séjour aussi…limite, on a froid…). Dans les valises, miracle, rien n’est cassé, et les vacances sont supers (un brin trop de vent mais bon…)

En même temps, le souk à l’aéroport, ça nous connait.
Sur un premier voyage, la sécurité avait failli faire exploser notre sac à langer !!!...Une explosion de couches, ç'aurait été beau à voir tiens !
Mon’Homme l’avait oublié au coin presse. J’étais aux toilettes avec les filles (pour pas changer) et j’entendais l’annonce (ici, ça marchait) tout en me demandant quel idiot pouvait bien oublier le sac de son enfant, ça faisait déjà trois fois qu’ils appelaient…
Ben, c’était nous…


Vous pouvez vérifier de visu, là-bas, c’était bien…
Lien : photos Gwada.


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MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

20/02/2012

Libres expressions.

Comment vous dire ? Coté élocution/Lili-Puce, on rame encore un peu…par contre, on rigole bien.
Ça donne donc à peu près ça :

Lili-Puce joue au centre équestre avec Princesse-Fafa. Elle est désespérée, s’énerve, au bord des larmes…elle l’a déjà répété 5 ou 6 fois, en vain, à sa sœur qui tente de l’aider (tout en étant morte de rire): « Moi je joue avec des chovos chovages !!! Naon, des seveaux sevages...J’ARRIVE PAS A LE DIRE… bouh!… ». Bref, elle joue avec des chevaux sauvages…pas facile tous les jours…

Le problème, c’est que la liste des mots maudits est longue.
Prenons le mot « barbecue » par exemple.
Lili-Puce: « Chouette, Dimanche on fera un barbieu-cou…rhaaa, non, un barbe-couille… » Hou-là, pas mieux !

Lili-Puce à sa soeur: "Hey, Fafa, regarde mon oeil...mais non, mon autre neuille !..."

Déclaration à table: "J...c'est mon amoureux, et G... aussi, et puis j'ai aussi les deux jumeaux (tant qu'à faire)...comment ils s'appellent déjà ?...Je leur demanderais...ha oui, Axlex...heu non, Axchel et Shasha ! Rha, non, Aclex et shassa...pfff..." ...Alex et Sasha, donc. L'amour et ses contrariétés, encore une fois...

Et puis parfois, on cumule : élocution douteuse/sens de la phrase mystérieuse. Qu’est-ce que vous comprenez, vous à ça: « Ze boyais ta l’envers ! ». Alors, elle buvait à l’envers certes, mais c’est quoi la technique exacte pour boire ainsi ?
Bon, dans l’absolu, elle ne manque pas de jugeote. A la proposition: « Ce week-end, on pourrait tenter d’aller à la patinoire » … sauf que finalement non: Lili-Puce est trop petite. Bref, cette dernière nous demande: « Ben pourquoi on dit patinoire ? Elle est blanche, non ?! » Voilà, la prochaine fois, on n’aura qu’à aller à la patiblanche et montrer patte noire.

Elle a des expressions charmantes et chantantes aussi (mais sans doute est-ce à la mode dans les cours de récréation…demande confirmation…). Ainsi, alors qu’elle était terrifié, devant la télé, par un tigre qui allait avaler tout cru … le chien des Barbapapas, je l’entends crier toute tremblotante : « Ho Ma-mia Cocacola !... » (elle a des origines italiennes, ceci explique sans doute cela).

Bon, il lui arrive aussi de toucher le fond. Ainsi, à l’heure du couché, assise sur son lit, elle gémit : « Je suis trooop fatiguééée ... ». Sa mère: « Tu es trop fatiguée ?…pour te coucher ?!!! » Elle confirme. Nous voici donc devant un nouveau paradigme : ne pas pouvoir se reposer car plus la force de se reposer.
Quoiqu’on ait vu encore pire, suite à une double otite et quatre jours de fièvre à 39/40°C : pour sortir de son lit et venir déjeuner, on l’a vue ramper par terre, de sa chambre au salon ! Oui alors là, effectivement, elle a besoin d’aide, et d’un gros câlin aussi sans doute. Ma-mia Cocacola comme elle dirait !

z2-planche2b.jpg

Autre animal rampant.

D'autres bestioles à voir par là: http://karine-chavas.blog4ever.com/photos/noir-et-blanc




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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

23/01/2012

Ambiance. (+BONUS VIDEO)

Alors, pour être honnête, il va être de plus en plus difficile d’écrire des chroniques sur les turpitudes mère/enfant, car, de manière générale, les filles sont de plus en plus sages ! Damned ! (c’est la chroniqueuse qui parle, la mère, elle, est ravie).
Bon, heureusement, je prends quelques notes de ci de là dès qu'il se passe vaguement un truc passionant (ou pas).

Petit déjeuner, Princesse-Fafa siffle…en aspirant. Elle siffle fort bien d’ailleurs…mais à l’envers donc (pourquoi faire simple…). Du coup, elle me demande intriguée comment je siffle moi. Je me lance donc sur un air d’Ennio Morricone (on est fan de Sergio Leone ou on ne l’est pas) qui fait carrément son effet sur mes chipies de filles (mais qui ne le ferait sur personne d’autre. En vérité, c’est à la limite du ridicule, mais ce matin, j’ai mon auditoire, profitons de ce bref instant de gloire). On se tourne alors toutes les deux vers Lili-Puce histoire de savoir si un léger sifflement, même éthéré, pourrait sortir de ses lèvres. Elle nous regarde et émet…un chapelet de rots !...
Chacun son style, quoi.


Depuis quelques mois déjà (et ce n’est pas rien), les filles fredonnent la marseillaise à la maison. Non pas que je manque de patriotisme, mais à la longue, c’est un brin lassant (et prégnant aussi). Bref, un jour où je triais les photos de vacances (vaste programme), avec pour fond sonore l’hymne nationale donc, je demande à Fafa si c’est obligé, là, sans arrêt, la Marseillaise (un brin vénère, la mère).
A quoi elle rétorque, parce qu’elle connait mes failles : « Ben si tu préfère, je peux te chanter les Schtroumpfs…ou Grand-Galop (générique niaiseux) »…OK, va pour la Marseillaise…ou Fafa à l’école des maitres-chanteurs (c’est le cas de le dire !)
Pour info, lorsqu’elle était plus petite, Princesse-Fafa la chantait comme ça la Marseillaise : « Allons z’enfants de la Patriiii…ike… » Mignon.

Autre détail sur l’ambiance maison : les filles ont inventé un nouveau jeu. Elles s’accrochent chacune à une jambe de leur père et celui-ci doit avancer pendant qu’elles psalmodient à tue-tête: « Pot d’colle ! – pot d’colle ! – pot d’colle ! »…me fait bien marrer (d'autant que ce n'est pas moi qui trinque !).

Je viens d'ailleurs de retrouver une vidéo d'un petit jeu similaire (cliquez sur le lien) :

 
Sport de salon non homologué...
 
Dernière info, avant que ce soit totalement hors saison, et ceci pour prouver définitivement son existence (au Père-Noël…pour ceux qui auraient encore des doutes), Princesse-Fafa me certifie que sa copine, que nous ne nommerons pas, sera bien obligée d’y croire au bonhomme rouge à barbe blanche (la copine qui raconte à tous les autres enfants qu’il n’existe pas alors que Dieu, lui, il y a plus de chances pour qu’Il existe…mais ceci est un autre débat), car lorsqu’elle aura des enfants, elle verra bien que ce n’est pas elle qui ira chercher les cadeaux au supermarché !!!...
Argument sans faille...ou presque…

Bon, ben…

 
(Souvenez-vous, 2012: la fin du monde...)


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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

13/12/2011

- Florilège (13-12-11: C’est joli comme date).

Pour ce qui sera sans doute la dernière chronique de l’année, je vous livre deux trois « bricoles maison » gardées sous la main pour l’occasion (ne me remerciez pas : ce sont les filles qui font l’essentiel du boulot !)

Commençons avec Lili-Puce qui joue ingénument avec sa sœur: « Viens Fafa, je vais te trainer par terre !... »  
Suite à l’intervention vive de sa mère prise d’un doute quand à l’utilité de ce jeu (effet serpillère, gamelle, habits déchirés, renversement de meubles… en devenir), elle lui propose alors: « Bon ben viens, je vais te trainer debout. »
Que dire ? En progrès ?...
En même temps, elles ne sont, sans aucun doute, pas les seules à tester leurs limites. Récemment, Princesse-Fafa me confiait : « Ma copine, elle fait les z’andouilles !!! »
C’est rassurant. Si, si.

Voici également une maxime de Fafa sur laquelle je vous laisse librement méditer (vous n’avez apparemment rien d’autre à faire): « Quand tu te fracasses tu te ramasses…et quand tu te ramasses, tu te fracasses ». En tout cas, ça a l’air grave, mais comme ça rime, ça passe (ou ça casse?)

De son côté, Lili-Puce a d’autres soucis. En se réveillant ce matin, gravement, elle m’annonce: « Maman, cette nuit j’ai rêvé que tu m’avais disputé…non mais quand-même j’ai bien dormi !... »
Ça fini bien alors ! Visiblement, même si son inconscient (et sa mère) semble la tourmenter, ça ne l’empêche pas plus que ça de profiter de la vie…et/ou de la nuit !

Juste pour que vous ayez une idée de ce que je subis, moi, de mes filles, sachez que Princesse-Fafa viens me chanter sournoisement sous mon nez la chanson des Schtroumpfs pour que je me la trimballe toute la journée en psalmodie débilisante dans la tête ! Je vous l’avais dit: sournois ET limite sadique !

La leçon de physique du jour nous vient également de Fafa, fort en forme ces derniers temps. Suite à The famous question du « pourquoi, quand la terre tourne et qu’on a la tête en bas, on ne tombe pas ??? Hein, dis, pourquoi ?!!! », je me lance dans l’explication de la pesanteur et théorie de la gravité, etc, etc… 
- Maman (mais pas que): …donc, dans l’espace, dans une navette spatiale par exemple, on vole, et les objets aussi, on est en apesanteur. Mais sur la terre, si tu lances une pomme, au pire elle te retombe dessus, au mieux, elle tombe par terre… tout ceci grâce à la pe…(santeur) 
- Princesse-Fafa : …LOUSE !!!
Grace a la pelouse donc. Ça valait bien la peine d’expliquer !

Moralité, Voltaire avait encore et toujours raison : « Il faut cultiver son jardin » sinon, on risque gravement de tout foutre en l’air !
 

 Princesse-Fafa en semi-apesenteur…

02/12/2011

- Astuces et services sociaux.


Afin de mener à bien la mission de la chronique précédente (nouvelles résolutions), j’ai décidé de noter quelques astuces de ci-de là, histoire d'optimiser la donne.

- Astuce n°1 : penser à passer l’aspirateur pour couvrir le bruit des règlements de comptes bruyant et violent de deux sœurs parfois excédées l’une par l’autre. Je n’entends pas, je nie le problème, je n’interviens (et ne m'énerve) donc pas: je gagne du temps (et de la sérénité)! Fonctionne aussi quand je martèle le piano sur l'«Asturias » d’Albeniz ou la 7ème de Beethoven…

- Astuce n°2 : acheter des couverts à salade géants. Quand les filles lèchent la sauce dessus, on entend les mouches voler…et celles au repos aussi. Un moment de quiétude ma foi trop éphémère.

- Astuce n°3 : Offrir à la petiote le manteau de sa sœur…ou des habits neufs. Elle ne se prépare jamais aussi vite pour aller à l’école que lorsqu’elle essaie des affaires nouvelles. Astuce qui a ses limites : gros budget si renouvelé tous les jours.

- Astuce n°4 : Me constituer une prime de Noël en cumulant tous les papiers de la sécu, des gosses et de leur mère fatiguée-on-se-demande-bien –pourquoi, et en les envoyant tous ensemble début Décembre à la CPAM pour remboursement. Qui m’offrirait cette prime de Noël sinon ?

- Astuce n°5 : éviter les mauvaises frayeurs. Dernière en date:  Princesse-Fafa, pleine d’aplomb, explique que dans la vie, à un moment, tout le monde peut se tromper. A quoi je rétorque, pour bien positionner ma supériorité en matière d’autorité (et juste pour la répartie car convaincu du contraire) que, oui c’est vrai, sauf pour moi: « Maman a toujours raison ! » Et Lili-Puce de rétorquer, de sa petite voix tranquile: 
« BEN NON, PAS TOUJOURS, DES FOIS TU AS PAS RAISON, QUAND TU M'ATTACHES ! » ????!!!!!...
Alors là, ahurissement général. Le père est pour le moins interloqué. On imagine tous le pire: Lili-Puce, attachée dans son lit pour que maman puisse sortir et aller boire et danser et festoyer en toute impunité. Ce n’est plus une mère indigne mais une mère infâme qui est démasquée. Intérieurement, tout de même, je continu de chercher l’entourloupe (car entourloupe il y a. Si, si). La puce se permet alors de rajouter, après avoir observé nos visages atterrés: « Ben oui, quand tu m’attaches dans la voiture, des fois tu te trompes : tu attaches Fafa (alors que elle, elle sait le faire toute seule) au lieu de moi ! » OK. La tension retombe. Effectivement, généralement perdue dans mes pensées à l’heure des départs (pensée me martelant que je suis encore partie à l’heure où j’aurais dû arriver), je ne suis que vaguement concentrée sur ce que je fais; et je le fais vite et mal.
Nous arrivons donc à l’astuce n°6…

- Astuce n°6 : penser à bâillonner mes filles quand je les sors en société pour éviter que toute fausse vérité ne sorte de leur bouche et ne distille le doute dans l’assemblée... et ne provoque l’arrivée des services sociaux. Astuce qui a elle aussi ces limites : face au bâillon, les gens se douterons d’un truc pas net-net.
Du coup…

- Astuce n°7 : me concentrer sur ce que je fais et tenter de bien le faire. Astuce qui explique pourquoi je n’ai toujours pas repris le travail: j’ai "fais" deux enfants, je vais essayer de bien les "finir" avant de passer à autre chose.


Est-il besoin de souligner qu’elles n’ont pas toutes les deux exactement la même personnalité ?!…(vous pouvez agrandir l'image)

26/11/2011

- Nouvelles résolutions...de Novembre.

Puisque les bonnes résolutions de Janvier, on a déjà testé, ça ne marche pas plus que ça, j’ai décidé de tenter le coup en Novembre.
L’idée, c’est de pouvoir récupérer un peu d’estime de moi-même avant la fin de l’année histoire de finir sur un bilan encourageant…à défaut d’être parfait.
Pour commencer, il y a certaines choses toutes simples à changer :
- Arrêter d’aller à la bibliothèque le lundi : c’est fermé.
- Ne plus partir à l’heure où je suis censée arriver : forcément, ça met la pression.
- Ne plus composer mon numéro de portable à partir du fixe, histoire de localiser à l’oreille sa saleté de planque…et entendre en fait, non pas la sonnerie, mais la voix de quelqu'un d'autre que moi! Composer un faux numéro, c’est bête et flippant.
- Ne plus préchauffer le four, mettre la minuterie…et oublier de mettre le plat dedans : quand on ouvre la porte du four, c’est fort, fort décevant.
Résolution un peu plus ardue:
- Arriver à regarder « La Couleur Pourpre – La Vie est Belle (et non pas « Plus belle la vie ») – Ma vie sans moi… » sans pleurer ! Et vérifier pour « E-T »…sait-on jamais…Ça passe pour Bambi (ben si, la maman qui meurt), vérifié il y a peu. La liste n’est pas exhaustive. Pour tout dire, gamine, (genre onze-douze ans), j’ai quand-même pleurée en regardant Rambo1 : ben oui, à la fin, quand il se met à chialer !...Sans commentaires (j'en entends qui rigolent)…
Mettons cela sur le dos d’une empathie sévère et puis voilà.

Après, il y a des choses qu’on ne maitrise pas forcément.
Par exemple, comment se fait-il qu’il soit possible que :
- Lorsque la marmaille de mon cœur part enfin quelques jours en vacances chez les grands-parents (ça ne sert pas à ça des grands-parents ?...que j’embrasse d’ailleurs : coucou maman !)…il n’y ait plus rien à aller voir au cinéma ???
- Lorsqu’il fait enfin beau en Bretagne au mois d’Aout…la marée soit basse (gravement, même) ???
- Lorsqu’on parle d’invasion de poux à l’école…on se gratte systématiquement la tête ???...Ça vous gratte aussi, n'est-ce pas ?

D’ailleurs, suite à une invasion de ces bestioles doublée d’une attaque de vers (ceux qui démangent les fesses: faites des gosses; c’est pas cracra) la conversation chez la pharmacienne donnait à peu près ça : « Là, le mieux, ce serait de les faire bouillir... » Dans l’absolu, c’est une technique comme une autre, mais l’effet collatéral est sévère : enfant bouillu/enfant foutu !

…me fais penser à une histoire :
Une petite expérience valant mieux qu'un long discours, un curé décide qu'une démonstration donnerait plus de poids à son sermon du dimanche.
Pour cela, il mit quatre vers de terre dans quatre flacons :
- le premier ver dans un flacon d'alcool,
- le second dans un flacon plein de fumée de cigarette,
- le troisième dans un flacon de sperme,
- enfin le dernier, dans un flacon d'eau bien propre.
À la fin de son sermon, le curé donna les résultats de l'expérience :
- Le ver dans le flacon d'alcool est mort.
- Le second, dans le flacon plein de fumée de cigarette, est mort.
- Le troisième, dans le flacon de sperme, est mort.
- Le dernier, dans le flacon d'eau bien propre, a survécu.
Le curé demande alors à l'assemblée : Quels enseignements pouvons-nous retirer de cette démonstration ?
On entend alors la voix d'une petite vieille du fond de l'église : « tant qu'on boit, qu'on fume et qu'on baise, on n'aura pas de vers !»

Voilà, c’est dit. Par contre, ce genre de technique, pour l’appliquer sur mes gamines, c’est plus complexe (un poil trop jeunes sans doute).
Allez, je vous laisse, j’ai un programme chargé moi…
 

 Pour la photo du jour, j’ai hésité entre Gaspard le charognard et Léon le dindon…j’ai mis les deux. Rapport avec la chronique : aucun. C’est juste pour signaler que les oiseaux, généralement associés à quelque chose de léger, beau, et poétique ont pourtant, pour certains, l’allure ingrate et inquiétante…mais personnellement, je trouve quil y a une forme de beauté brute dans cette « ingratitude ».