13/07/2012

Elles sont en progrès (on va dire ça comme ça).

Je profite d’avoir envoyé les filles chez Papy-Mamie (à qui je dis merci au passage), pour faire un petit bilan côté apprentissages.

Forcément, Lili-Puce a grandi (tout juste cinq ans), et donc, elle s’est assagi (si si).
Ainsi, nous n’étions pas peu fier, à table, comme nous parlions de politique, de l’entendre citer le nom du nouveau président français: François Hollande !
Fierté vite tempérée par l’explication des fonctions d’un ministre: «  …il  y a, par exemple, le ministre de l’éducation (de l’école), des finances (de l’argent), de la culture (les musées, le cinéma…)… » Enthousiaste, Lili-Puce s’écrie: « Et le ministre des fromages ! » Et oui, la puce a toujours eut certaines priorités dans la vie…

Tiens, pour rester dans son domaine de prédilection (les victuailles), elle m’expliquait, assez solennelle d’ailleurs, que le kiwi, finalement, c’était comme une patate...avec une peau de cheval !
Encore une fois, on ne peut pas le nier, c’est imagé (à défaut d’être courant) !

Lili-Puce vient de peindre un bien joli tableau et décide d’y apposer sa signature…sauf qu’elle écrit à l’envers. Comme il y a plein d’autres parents présents, histoire de sauver la face, j’explique que finalement, elle fait somme toute comme Léonard de Vinci qui écrivait en miroir, il y a donc pire comme référence. La puce de s’exclamer : « Quoi ?! J’écris comme la pharmacie ?! » Pfff… désespérant…

Sa sœur, de son côté, est bien plus docte. Ainsi, j’entendais la petite demander à Fafa si elle pouvait venir avec elle. Réponse de l’intéressée: « Désolée, je ne peux pas, j’ai du travail: je suis en train d’apprendre quelque chose à mon cochon ! » Bien, bien, bien. Penser à utiliser cette excuse quand je ne peux pas faire ce qu'on me demande...

Et voici, en bonus, la conversation  de la grande sœur qui rame, et sévèrement, avec la petite, pour lui apprendre les rudiments des mathématiques avec une calculette  (rappelle un sketch des Inconnus):
Fafa: Dis moi des chiffres à ajouter.
Lili-Puce: Des chiffres à ajouter !
Fafa (surprise): Mais non ! Dis moi 3+2 par exemple !
Lili-Puce: 3+2 (elle en a de la réparti, hein ?!)
Fafa: Bon, d’accord, ça fait 5. Donne moi z’en d’autres.
Lili-Puce (hyper concentrée): 0+8 !
Fafa (désepérée): Pfff, c’est nul...
Il n’empêche, Lili-Puce se demande bien combien ça peut faire !...
Pas son truc les mathématiques (jusqu’à maintenant…à suivre…)


Sur un air de Piaf: Vous me faites tourner la tête (et en bourrique aussi, des fois), mon manège à moi, c'est vous, je suis toujours à la fête ...lalala



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 MÈRE AU FOYER ...



24/05/2012

Au royaume de la mauvaise foi.

Mettant moi-même la barre assez haut coté mauvaise foi, j’en profite pour Dénoncer Lili-Puce qui pratique avec délectation l’art de la pirouette (qui n’est autre que de la mauvaise foi exécuté avec légèreté): elle a fini de plier sa serviette et ça ne ressemble... absolument à rien ; c’est juste un gros tas. Explication très sérieuse de sa part: « Regarde maman, je l’ai pliée … en montagne ! » Ben tiens.

Et donc, sinon, je ne suis effectivement pas très fière de tout ce que je fais dans la vie.
Quelques exemples :
- Fafa vient de perdre une dent. Damned, je n’ai plus de monnaie !...Ultime solution face à la déception matinale et totale qui s’annonce (doublé d’une explication qui sera forcément foireuse): lui reprendre une pièce de 2 euros dans son porte monnaie à elle, celui où elle range les sous de la petite souris…Oui c’est nul…et limite mesquin…mais à cet âge là, on ne compte pas ses sous, hein, elle n’y verra que du feu…ferais l’appoint plus tard…mais c’est super nul…

- On est à table. Lili-Puce crie, à qui veut l’entendre, et depuis un certain temps: « du pain, du pain, je veux du pain !... » Je suis distraite, perdue dans mes pensées, j’en coupe… et je me le mange. Je l’entends alors pousser un énorme soupir : « Ohhhhh, dommaaage ! ». Bon, en même temps, elle n’avait pas dit le mot magique (de politesse)… le pain, ça se mérite tout de même…Ok, super nul aussi (mais le truc me fait rire chaque fois que j'y pense).

- Dans la voiture, Lili-Puce, au temps où elle avait encore sa tétine, essaie vaguement de communiquer : « Ahan, hè to tille ». Étant « un poil » excédée par la circulation et le fait que, malgré ses presque quatre ans, elle ait toujours sa tétine et qu’on ne comprenne jamais rien quand elle parle avec, je commence à lui crier dessus, genre : « tu vas l’enlever cette tétine, on en a marre, on ne comprend rien à ce que tu dis, c’est INSUPPORTABLE ! Etc, etc… Bon, qu’est-ce que tu disais ? » Réponse, d’une toute petite voix, de la puce: « je disais: maman…t’es trop gentille ». Sa mère, honteuse, confuse, penaude et repentante... : « Heu oui ma puce, c’est très gentil ça...et toi aussi tu es bien gentille… ». Mère indigne, va (là, c'est peu de le dire).

- Suite à une discussion sur les joies (et autre…on n’en dira pas plus…laissons le suspens pour qui n’a pas vécu ça) de la grossesse, j’avouais à mon interlocutrice que pendant la grossesse de Lili-Puce, j’avais particulièrement des envies de chips et de pizza. En tout cas, du bien gras et du bien salé. Elle me fait alors remarquer que du coup, je ne pouvais surement pas me passer mes envies,  genre la femme enceinte bien consciencieuse qui sait ce qui est bon, ou pas, pour son futur bébé. « Hein qu’on ne mange pas ça quand on est enceinte? ». Réponse idiote de ma part: « Heu, ben si en fait » et devant son regard mi-étonné mi-réprobateur, je me dépêche d’ajouter (d’autant que c’était vrai): « Non mais c’est parce que ça m’aidait à faire passer les nausées. » Houlà l’excuse !

Du coup, le débat est ouvert. A priori, je suis bien la cause des envies récidivantes et goulues de la petiote pour ce genre de nourriture (sans parler de son pré-taux de cholestérol éventuel). Shame on me.
Oui mais, et si c’était le contraire ?... Si c’était son caractère et ses envies à elle qui déteignaient  juste sur moi ?
Ainsi, ma mère (que je salue) a toujours trouvé qu’elle était très nerveuse durant sa grossesse. M’a-t-elle léguée cette nervosité, ou sentait-elle un trait de ma personnalité (la seconde explication lui semblant BIEN plus plausible) ?
Tout ça pour dire aux mères, futures mères, ou enfants de mères qui ont mangées des chips durant leur grossesse : arrêtez de culpabiliser sur ce qui c’est passé pendant cette grossesse (et après aussi). C’est la faute aux hormones, puisqu'il faut un coupable, et puis c’est tout. Et puis on fait ce qu’on peut (surtout avec des nausées).




Et la photo du jour qui n'a rien à voir avec le sujet: le flamand rose (qui n'hésite pas à passer ses envies de crevettes lui!)
Sujet pas si simple à traiter en photo car vite kitchounet (qui vire au kitch quoi).
Pour voir les autres images de la série, vous pouvez cliquer là:


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MÈRE AU FOYER...

08/05/2012

Pré-préadolescence.

Voici la phrase, déclamée par Fafa (7ans) jouant avec l’une de ses copines, qui pourrait bien résumer ce qui risque de nous tomber dessus sous peu: leur adolescence !
Extrais de conversation: « …de toute manière, je fais ce que je veux, je suis une ado maintenant ! »
Non mais d'où tient-elle cette info, fort-fort erronée d'ailleurs ?
En vérité, elle prépare déjà, et depuis quelques temps, le terrain.
Ainsi, Nous avons découvert, un beau jour, fixé à sa porte, ceci :

 

Littérairement: "Toquer avant d'entrer".
Sans doute l’avant dernière pancarte avant l’ultime « INTERDICTION D’ENTRER » (en espérant qu'il y aura moins de fautes)

Un peu plus tôt, elle jouait à table avec sa sœur.
Voici la règle du jeu d’après Fafa: « Tu dis un truc et moi… je dis le contraire ! »
Personnellement, je ne le trouve pas terrible ton jeu : en vérité, tu as toute l’adolescence, justement, pour jouer à ça !!!

De la même manière, rien ne peux nous certifier qu’elle choisira un jour le look gothique (qui sera peut-être passé au style flamboyant d’ici là*), pourtant, elle laisse trainer quelques indices qui pourraient porter à penser que…
(*On a donné à la dernière période de l'art gothique le nom de flamboyant, tiré des effets particulièrement remarquables qui donnent au réseau des nervures l'apparence onduleuse de la flamme. Dixit Universalis.)


 (Les lettres des prénoms ont été volontairement mélangées)

Car oui, elle me l’a confirmé, ce n’est pas de la peinture mais bien du sang, qui coule, de ces lettres. Et elle trouve ça chouette (7ans donc)! Les goûts et les couleurs…

De son coté, sa sœur s’entraine elle aussi. Il est bien connu que les adolescents n’aiment que très modérément se laver, Lili-Puce, elle, exprime ouvertement son avis sur la question :
leur ayant expliqué le programme pour la soirée (parc, goûter, devoirs, jeux, douche, télé, manger, histoire, dodo…), la puce se met dans tous ses états : 
- Lili-Puce : On l’a déjà fait 1000 fois…100 000 fois, 1000 fois 100 000 fois…IL FAUT ARRETER MAINTENANT !!! 
- Moi : Mais de quoi parle-t-elle ?
- Fafa : De la douche ! Elle parle de la douche !!!
Et ben ! Ça nous promet une belle soirée tout ça…et une belle adolescence !!!...

 
Un enfant aussi, c'est paisible ... quand ça dort...
Par contre, ado, ça dort un poil trop.



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MÈRE AU FOYER...

17/04/2012

Dans le gruyère, y'a des trous...

Dans le gruyère, il y a des trous. Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous, mais, plus il y a de trous, moins il y a de gruyère…Donc, plus il y a de gruyère, moins il y a de gruyère.
Cette formule est référencée dans wikipédia comme le paradoxe du fromage à trousi wikipédia n’existait pas…

Pour aller un peu plus loin, et pour vous démontrer que ma marmaille intègre vite les maximes absurdes, Lili-Puce nous a demandé, solennellement, hier soir, entre le fromage et la poire (chez nous, c’est dans cet ordre là): « Maman, tu me donnes un trou… s’iiiil te plaiiiit… »
Demandé comme cela, ça ne peut pas se refuser.
Comment vous dire, le concept du trou dans le fromage, chez elle, va très loin: C’est ce qu’elle préfère manger ! Tu m’étonnes qu’avec ça, elle ait toujours faim (pour vous situer, Averell est son deuxième prénom)!!! Et dernièrement, et survoltée avec ça, elle s’est écrié, brandissant fièrement ça tranche de Leerdamer pour preuve : « Regardez, un troupeau de trous !!! »
Et j’ai la preuve en image (et oui, je n’ai rien d’autre à faire dans la vie que de prendre des tranches de fromage en photo-quelle misère la vie de mère au foyer) :

 

Tant qu’à parler de trous, sujet oh combien captivant, voici une petite histoire que je raconte parfois à mes filles, juste pour voir si elles la comprennent (résultat : bide total !):
c’est un camion de l’armée qui transporte des trous. A un moment, passant sur un nid de poule, l'un des trous tombe. Un des gars à l’arrière du camion le signale au chauffeur, qui recule pour le récupérer, et le camion… tombe dans le trou…

Histoire de rester au fond du trou, voici une nouvelle méthode pour passer pour complètement ridicule, aux yeux d’ouvriers fort et costauds,  (on aura peut-être tous son quart d’heure de gloire, mais en tout cas, on a tous aussi de longs, multiples et pénibles instants d’opprobre) : creuser un trou devant eux, pour chercher cette saleté de p… de m… de raccord au tout à l’égout qui existe MAIS n’apparait pas sur nos plans. On avait déjà creusé un peu partout tout le week-end, en vain, obligée de trouver le lundi matin (pour une fois qu’on a des ouvriers en avance sur les travaux). Bref, ils ont du bien rigoler en me voyant pelleter trois pauvres mottes de terre à la fois. Il n’empêche que je l’ai trouvé mon raccord !
Et là, je crois qu’on a fait plus ou moins le tour sur le sujet du trou.
Passionnant, fascinant, exaltant, n’est ce pas ! (j’avais aussi enthousiasmant, palpitant, électrisant, galvanisant…mais ça faisait trop).

En fait, pour bien comprendre comment se passent, chez nous, les travaux (j’en avais déjà parlé dans une chronique sur le jardinage), on utilise, car nous n’avons pas le choix, car pas de plans fiables de notre maison (et puis c'est amusant), des baguettes de sourciers.
Résultat, comme vous l’avez lu un peu plus haut: ce n’est pas fiable à 100% …quand on ne sait pas bien s’en servirIl y a un moment, plutôt que de chercher de l’eau (ou autre) aux baguettes pas si "magiques" que ça quand on n’est pas bien doué, il vaut mieux utiliser tout bêtement l’huile de coude…et creuser…un peu partout…Trop bien !...
En même temps, je n’ai pas besoin de m’abonner à un club de sport comme beaucoup d’autres mère au foyer : c’est toujours ça d’économisé !

Alors, la baguette de sourcier, dans l'absolu, c’est très simple: prenez deux baguettes de soudure en laiton d’environ 30 à 40 cm et pliez le bout à 45° pour pouvoir les pendre en main (sans serrer). Poser leur la question magique: "de l’eau ?" Si elles se croisent pendant que vous avancez en posant la question (et non, vous n’avez pas l’air débile comme ça à parler tout seul) c’est gagné ! Enfin presque toujours. Enfin presque… Bon, dans l’absolu, c’est un jeu d’enfant au point que les filles nous les piquent régulièrement en arpentant le jardin avec, et en s’écriant « DE L'EAU ! » tous les trois mètres, pour retrouver où on a enterré notre arrosage automatique ! Elles sont marrantes ! Et en plus, elles trouvent vraiment au bon endroit !!!
De mon coté, je leur reprends et cherche où peut se trouver une chipie dans la maison: les baguettes se croisent au dessus de la tête de Lili-Puce !!! Finalement, ça fonctionne bien ces trucs !
Bon, en fait, et pour résumer, les baguettes en laiton, ça se croise tout seul juste quand on a décidé que ça se croiserait. Du coup, pour trouver quelque chose, lorsqu’on a déjà une idée préconçue, ben ça ne marche pas !
Vous avez des doutes ? Essayez par vous-même : c’est marrant et ça ne coûte presque rien !


Pour en revenir aux trous…


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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

15/03/2012

Projet Gwada.

Ce n’est pas tout d’avoir de la famille aux Antilles, on se sent forcément obligé d’y aller.
Nous voilà donc parti (aux miles d'Air France, on dit merci), les valises pleines de cadeaux et Lili-Puce purulente. La conjonctivite (allergie aux cyprès déclarée la veille)   déborde de ses yeux, son teint est cadavérique, le nez coule, grave, et ses cernes lui permettraient d’obtenir n’importe quel rôle dans un film de Tim Burton ! Bref, elle fait peur :

 
Ça, c'était l'année d'avant, mais, ça donne une idée...

Tiens, elle avait une otite aussi, la routine quoi, mais pour prendre l’avion ça craint !!! (guérie 12h plus tôt!).
Arrivés à l’aéroport, Mon’Homme nous dépose avec le gros des bagages et part garer la voiture fort, fort loin (parking économique).
Nous  attendons donc pas loin de l’entrée, le tableau affichant la porte d’embarquement à quelques mètres : il n’y a pas grand monde. Nous attendons…nous attendons… nous attendons…Il arrive enfin, tout essoufflé (problème de navette absente) et, nouille que je suis, on se rend compte qu’on n’attendais pas du tout au bon endroit !
Il y a foule en fait et plus beaucoup de temps ET…Mon‘Homme a oublié un sac dans la voiture: celui des médocs de la puce (entre autre) !!!
Arrivés enfin au comptoir, on parlemente sur le temps nécessaire et restant pour le récupérer, ce sac. D’après l’hôtesse, c’est cuit MAIS, j’insiste, lourdement.
Mon’Homme repart donc au pas de charge.
Nous en profitons alors pour enregistrer les valises. Re-pas d’bol (re-nouille que je suis), la seule bien solide, celle où j’ai mit tous les cadeaux fragiles, est trop lourde. Il faut équilibrer avec les autres (4 kg à transférer).
Bien sûr, c’est LA valise qui ne ferme pas et que j’ai donc bouclée à grand renfort de scotch !
Faut tout défaire et transférer dans la dernière restante (le reste étant déjà enregistré), celle qui est donc toute molle !
C’est très long à défaire. Prise par le temps, je transfère ce qui est le plus lourd : les bouteilles de vins, dans la valise molle, donc ! ‘Toute manière, on n’a plus le temps de faire autrement. On enregistre.

Les filles, c’est bien connu, ça fait pipi tout le temps. D’après l’hôtesse, on a tout de même le temps d’aller aux toilettes avant d’embarquer. Il y a foule mais les filles insistes bruyamment…
On arrive donc, en courant, dans l’avion: Mon’Homme avait eut le temps de récupérer le sac, d’enregistrer, d’embarquer, de pas nous voir, de ressortir, de faire un appel (‘toute manière, on n’entend rien dans les toilettes) et d’angoisser.
Bon, en même temps, on n’est pas les dernières (avant dernières, juste).

Dans l’avion, Lili-Puce me renverse l’intégralité de son chocolat chaud sur moi. Je crie de surprise, effraie donc tout le monde au passage, mais dans un sens, j’ai de la chance : je ne suis pas habillée en blanc ! Ça ne se voit presque pas !...mais bon, je suis trempée.
Dans le gros z’avion (le second), le repas pour enfant n’y est pas. Comme on est les derniers servis, il faut faire avec. Je force donc Fafa à manger son plateau adulte avec ses betteraves. « Non mais elles ont un drôle de gout » qu’elle me dit, découvrant, vingt minutes plus tard avec mon propre plateau qu’il s’agissait en fait de poires au vin !...
Tu parles d’un voyage…

A l’arrivée, chouette, nous avons 30mn d’avances (vent dans le dos…et durant tout le séjour aussi…limite, on a froid…). Dans les valises, miracle, rien n’est cassé, et les vacances sont supers (un brin trop de vent mais bon…)

En même temps, le souk à l’aéroport, ça nous connait.
Sur un premier voyage, la sécurité avait failli faire exploser notre sac à langer !!!...Une explosion de couches, ç'aurait été beau à voir tiens !
Mon’Homme l’avait oublié au coin presse. J’étais aux toilettes avec les filles (pour pas changer) et j’entendais l’annonce (ici, ça marchait) tout en me demandant quel idiot pouvait bien oublier le sac de son enfant, ça faisait déjà trois fois qu’ils appelaient…
Ben, c’était nous…


Vous pouvez vérifier de visu, là-bas, c’était bien…
Lien : photos Gwada.


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MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

20/02/2012

Libres expressions.

Comment vous dire ? Coté élocution/Lili-Puce, on rame encore un peu…par contre, on rigole bien.
Ça donne donc à peu près ça :

Lili-Puce joue au centre équestre avec Princesse-Fafa. Elle est désespérée, s’énerve, au bord des larmes…elle l’a déjà répété 5 ou 6 fois, en vain, à sa sœur qui tente de l’aider (tout en étant morte de rire): « Moi je joue avec des chovos chovages !!! Naon, des seveaux sevages...J’ARRIVE PAS A LE DIRE… bouh!… ». Bref, elle joue avec des chevaux sauvages…pas facile tous les jours…

Le problème, c’est que la liste des mots maudits est longue.
Prenons le mot « barbecue » par exemple.
Lili-Puce: « Chouette, Dimanche on fera un barbieu-cou…rhaaa, non, un barbe-couille… » Hou-là, pas mieux !

Lili-Puce à sa soeur: "Hey, Fafa, regarde mon oeil...mais non, mon autre neuille !..."

Déclaration à table: "J...c'est mon amoureux, et G... aussi, et puis j'ai aussi les deux jumeaux (tant qu'à faire)...comment ils s'appellent déjà ?...Je leur demanderais...ha oui, Axlex...heu non, Axchel et Shasha ! Rha, non, Aclex et shassa...pfff..." ...Alex et Sasha, donc. L'amour et ses contrariétés, encore une fois...

Et puis parfois, on cumule : élocution douteuse/sens de la phrase mystérieuse. Qu’est-ce que vous comprenez, vous à ça: « Ze boyais ta l’envers ! ». Alors, elle buvait à l’envers certes, mais c’est quoi la technique exacte pour boire ainsi ?
Bon, dans l’absolu, elle ne manque pas de jugeote. A la proposition: « Ce week-end, on pourrait tenter d’aller à la patinoire » … sauf que finalement non: Lili-Puce est trop petite. Bref, cette dernière nous demande: « Ben pourquoi on dit patinoire ? Elle est blanche, non ?! » Voilà, la prochaine fois, on n’aura qu’à aller à la patiblanche et montrer patte noire.

Elle a des expressions charmantes et chantantes aussi (mais sans doute est-ce à la mode dans les cours de récréation…demande confirmation…). Ainsi, alors qu’elle était terrifié, devant la télé, par un tigre qui allait avaler tout cru … le chien des Barbapapas, je l’entends crier toute tremblotante : « Ho Ma-mia Cocacola !... » (elle a des origines italiennes, ceci explique sans doute cela).

Bon, il lui arrive aussi de toucher le fond. Ainsi, à l’heure du couché, assise sur son lit, elle gémit : « Je suis trooop fatiguééée ... ». Sa mère: « Tu es trop fatiguée ?…pour te coucher ?!!! » Elle confirme. Nous voici donc devant un nouveau paradigme : ne pas pouvoir se reposer car plus la force de se reposer.
Quoiqu’on ait vu encore pire, suite à une double otite et quatre jours de fièvre à 39/40°C : pour sortir de son lit et venir déjeuner, on l’a vue ramper par terre, de sa chambre au salon ! Oui alors là, effectivement, elle a besoin d’aide, et d’un gros câlin aussi sans doute. Ma-mia Cocacola comme elle dirait !

z2-planche2b.jpg

Autre animal rampant.

D'autres bestioles à voir par là: http://karine-chavas.blog4ever.com/photos/noir-et-blanc




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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

23/01/2012

Ambiance. (+BONUS VIDEO)

Alors, pour être honnête, il va être de plus en plus difficile d’écrire des chroniques sur les turpitudes mère/enfant, car, de manière générale, les filles sont de plus en plus sages ! Damned ! (c’est la chroniqueuse qui parle, la mère, elle, est ravie).
Bon, heureusement, je prends quelques notes de ci de là dès qu'il se passe vaguement un truc passionant (ou pas).

Petit déjeuner, Princesse-Fafa siffle…en aspirant. Elle siffle fort bien d’ailleurs…mais à l’envers donc (pourquoi faire simple…). Du coup, elle me demande intriguée comment je siffle moi. Je me lance donc sur un air d’Ennio Morricone (on est fan de Sergio Leone ou on ne l’est pas) qui fait carrément son effet sur mes chipies de filles (mais qui ne le ferait sur personne d’autre. En vérité, c’est à la limite du ridicule, mais ce matin, j’ai mon auditoire, profitons de ce bref instant de gloire). On se tourne alors toutes les deux vers Lili-Puce histoire de savoir si un léger sifflement, même éthéré, pourrait sortir de ses lèvres. Elle nous regarde et émet…un chapelet de rots !...
Chacun son style, quoi.


Depuis quelques mois déjà (et ce n’est pas rien), les filles fredonnent la marseillaise à la maison. Non pas que je manque de patriotisme, mais à la longue, c’est un brin lassant (et prégnant aussi). Bref, un jour où je triais les photos de vacances (vaste programme), avec pour fond sonore l’hymne nationale donc, je demande à Fafa si c’est obligé, là, sans arrêt, la Marseillaise (un brin vénère, la mère).
A quoi elle rétorque, parce qu’elle connait mes failles : « Ben si tu préfère, je peux te chanter les Schtroumpfs…ou Grand-Galop (générique niaiseux) »…OK, va pour la Marseillaise…ou Fafa à l’école des maitres-chanteurs (c’est le cas de le dire !)
Pour info, lorsqu’elle était plus petite, Princesse-Fafa la chantait comme ça la Marseillaise : « Allons z’enfants de la Patriiii…ike… » Mignon.

Autre détail sur l’ambiance maison : les filles ont inventé un nouveau jeu. Elles s’accrochent chacune à une jambe de leur père et celui-ci doit avancer pendant qu’elles psalmodient à tue-tête: « Pot d’colle ! – pot d’colle ! – pot d’colle ! »…me fait bien marrer (d'autant que ce n'est pas moi qui trinque !).

Je viens d'ailleurs de retrouver une vidéo d'un petit jeu similaire (cliquez sur le lien) :

 
Sport de salon non homologué...
 
Dernière info, avant que ce soit totalement hors saison, et ceci pour prouver définitivement son existence (au Père-Noël…pour ceux qui auraient encore des doutes), Princesse-Fafa me certifie que sa copine, que nous ne nommerons pas, sera bien obligée d’y croire au bonhomme rouge à barbe blanche (la copine qui raconte à tous les autres enfants qu’il n’existe pas alors que Dieu, lui, il y a plus de chances pour qu’Il existe…mais ceci est un autre débat), car lorsqu’elle aura des enfants, elle verra bien que ce n’est pas elle qui ira chercher les cadeaux au supermarché !!!...
Argument sans faille...ou presque…

Bon, ben…

 
(Souvenez-vous, 2012: la fin du monde...)


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