06/06/2013

Les filles à la vanille (BONUS VIDEO).


Ça y est, c’est officiel, on a rentabilisé notre deuxième enfant : on ne l’aura pas fait en vain !
Alors oui, l’idée en général, lorsque l’on souhaite avoir plusieurs enfants, c’est que le premier ait un petit copain avec qui jouer et qu’il ne soit pas seul, ni qu’il se mette à chanter : « Je suis SEUL ! (trompettes) Désespéré ! ... (cliquez pour le son) ».
Voilà, les filles jouent enfin ensemble, des heures, en toute harmonie (oui, bon, presque), on n’entend plus que rires et joyeuses palabres (quelques cris), ce n’est que du bonheur (une ou deux larmes mais rien de grave).
Bref, les chroniques risquent d’en prendre un coup. Quelqu’un disait un jour : « Je ne crois pas que ma vie soit intéressante parce qu’elle est joyeuse. »
Il y a du vrai.
Tenez, prenez tous les plus grands artistes, peintres, compositeurs, écrivains…la majorité ont créé des chefs-d’œuvre dans la tourmente la plus totale.
Bon, en même temps, un blog n’est pas forcément le genre de création apte à devenir une œuvre majeure, et puis, si les filles sont trop sages, leur mère (c’est moi, hein) rattrape bien le coup en bourdes et boulettes croustillantes…il faut bien que quelqu’un fasse le sale boulot pour alimenter ces chroniques !

Quoiqu’il en soit, les filles ont quand même quelques réserves sous le coude et leur mère (toujours moi) de fines oreilles pour écouter (et prendre des notes et chaparder) leurs conversations.

Princesse-Fafa parlant à Lili-Puce (qui se traîne par terre): « Arrête d’avancer comme une serpillère !... » En même temps, avec mes côtes fêlées, je ne fais plus trop le ménage, ça pourrait être une solution comme une autre…
De la même manière, Fafa vient me voir à la cuisine, avec la question du jour (à laquelle je n’ai pas trouvé de suite la réponse d’ailleurs: hors contexte, pas si simple) : « C’est quoi le canard enchanté ? » J’ai cherché, je lui ai proposé « le manège enchanté » à la place mais elle ne semblait pas emballée. « Le canard VC » me semblait hors sujet. Et puis, autant une licorne, un cygne (Léda et Zeus) ou autre animal merveilleux peuvent me paraître enchantés, autant un canard…Je n’ai rien trouvé d’autre comme explication, Fafa est dépitée: sa mère ne sait pas tout !...(et ce n’est rien de le dire !...)
Bref, j’ai fini par comprendre, le lendemain, en voyant le journal trainer sur le canapé : « Le Canard Enchainé  » ! Ha ba oui, effectivement, je n’y étais pas du tout !!!

Sa sœur, elle, s’exprime on ne peut mieux (elle parle à son playmobil): « Quand tu seras calmé, tu pourras reviendrer à la maison». Bon, au moins, ça rime.
Sous la douche  « Mamaaan, je doivais me laver ma tête ?! » Si elle le dit.
Et puis, elle aime passer l’apissateur et découper des formes en pisrale (spirale donc), alors tout va bien !

Exercice pratique : 




…ce n’est pas gagné !
Le jour où elle y arrive, je lui offre une DS (autant dire que je n’y crois pas trop car je ne compte pas du tout leur en acheter de ces trucs là…et puis elle devra aussi connaitre « le chasseur sachant chasser… » bref, si tout va bien, elle aura passer l’âge !)

Lili-Puce a elle aussi le don de poser des questions existentielles : « Pourquoi les Barbies s’appellent Barbies et les Playmobils, des Playmobils ? Pourquoi c’est pas le contraire ? Et puis qui c’est qui choisit leurs prénoms ? (…Playmobil étant un superbe prénom qu’on pourrait envisager pour un petit garçon, le jour où on en aurait un…et qu’on voudrait lui pourrir la vie !...Et, en même temps, on ne veut plus d’autres enfants, ça règle la question)
Bon, est-ce que je suis vraiment obligée de répondre à ça ?

Elle a, par contre, un bagou impressionnant lorsqu’elle décide de défendre une cause perdue :
Je trie les affaires pour le vide grenier et met donc de coté tout un tas d’habits devenus trop petits. Mais que voulez-vous, c’est bien connu, on s’attache. Donc, la Puce se met en tête de récupérer une robe, portée en tunique l’année précédente (car déjà trop courte), et qu’elle souhaiterait maintenant transformer en t-shirt (que voulez-vous, elle a une étoile qui brille cette robe là). Elle défend donc sa cause tant et plus que je fini par céder (tout en me disant qu’elle risque d’être tout de même «un peu» boudinée dans ce truc là).
Quoiqu’il en soit, elle repart, triomphalement en sautillant dans le couloir, la robe à bout de bras telle un drapeau et en chantant à tue-tête « ET LE VŒUX S’ACCOMPLiiiiiiiiT » (sur l’air d’Alice au pays des M. et du Chapelier fou  « Un joyeux non-anniversaire…») …charmant tableau. Sa sœur et moi sommes mortes de rire !

Et quand je dis boudinée, comment vous dire…elle porte le fameux t-shirt sur la courte vidéo, plutôt impressionnante, qui suit: Lili-Puce au naturel (petit bidon mais rien de grave) / Lili-Puce rentre son ventre / la suite ne se raconte pas…  : 





 Sans commentaires (c’est aussi ça Lili-Puce):

D’autres photos, plus esthétiques, par là : Photos filles ...
J'ai rajouté des photos de danse. J'aime beaucoup celles sur fond noir, Fafa aussi: "On dirait des tableaux " me dit-elle. Je le pense également et c'est tant mieux: l'idée, c'était de faire du caravagisme.


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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

31/05/2013

Solitude.

Puisque le genre humain est pour le moins moqueur, et puisqu’il y a prescription et que, ma foi, il est bon d’avoir un peu de recul sur sa personne (l’autodérision est signe de bonne santé mental il me semble), voici une petite chronique sur quelques uns de mes moments de solitude à moi, ou comment se taper la honte et rester digne…en apparence (à l’intérieur, en général, c’est moins glorieux: je me fustige, ma blâme, me dénigre …et autres synonymes !...et/ou suis morte de rire)
 
Etudiante à Lyon, j’avais une vie déjà bien chargée, et je cherchais du coup tous les moyens possibles pour gagner un peu de temps de ci de là. Bref je passais mon temps à courir, au sens propre comme au figuré.
Mais c’est au sens propre que cela m’a porté préjudice (ridiculisée pour être exacte).
J’avais ainsi un métro à prendre un soir. Ne voulant pas attendre le prochain pour rentrer au plus vite chez moi, et alors que le signal sonore sonnait, je bondis dans les escaliers et m’engouffre dans la première rame venue à la vitesse de Bip-Bip, mais sans le coyote. Hors, il se trouve que Bip-Bip n’a pas de sac à dos et que moi si. C’est ce détail là qui fut fatal: mon sac à dos reste coincé dans la porte du métro au moment où celui-ci démarre. Fichtre. Je me retrouve donc à l’intérieur de la rame, sauf que je suis enserrée dans la porte et que les gens, les normaux, ceux qui savent qu’il ne faut pas se précipiter lorsque ça sonne, commence à me regarder, mi-inquiet, mi-sourire aux lèvres…en vérité, la plupart sont mort de rire !!!... Et il y a matière !
Du coup, histoire de garder contenance, et vu que, forcément, ce trajet là entre deux stations est particulièrement long, je décide de me défaire du sac (celui-là, personne ne viendra me le voler) et de prendre un peu de recul: n’ayons l’air de rien, regardons ce sac de loin, comme si ce n’était ni un problème, ni le mien… prendre l’air dégagé (du moins, dégagé du sac)…
Le sac pendouille dans le vide, ça ne ressemble à rien...rien de commun en tout cas.
Le temps parait long parfois…La foule me regarde: ça y est, j’ai mon quart d’heure de gloire (non mais il est super nul celui-là !!!...)
Bon, les portes s’ouvrent. Forcément, je suis la première à descendre, je ne regarderais pas trop autour de moi: tout le monde se marre… allez, moi la première (rire nerveux, on est d’accord…m’ont fait peur quand-même ces portes…)
L’histoire ne finit pas là: en rentrant à la maison, je raconte ma mésaventure à ma mère qui comprend de travers: elle croit que je me suis retrouvée sur le quai avec mon sac à dos coincé dans la porte du métro: elle se décompose; et en même temps, je suis bien vivante devant elle. C’est bien que tout cela doit être moins grave qu’il n’y parait. Et oui, je vous le disais : RIDICULE.

Mais le ridicule ne tue pas: j’en suis la preuve vivante.

Il se trouve que, de manière générale, les sacs à dos, contrairement à Dora l’exploratrice, ne sont pas mes amis.
Aéroport de Birmingham, lors du fameux échange linguistique avec une famille anglaise. Je rentre chez moi, et passe mon sac à dos aux rayons X. Comme fait exprès, les policiers décident que ce sera le mien qu’ils fouilleront de font en comble. Déjà ça m’énerve: il y a plein de monde, alors, pourquoi moi ? J’ai mis trois heures à forcer pour pouvoir tout ramener et que ça ferme, faudra tout recommencer…mais le pire n’est pas là.
Ouvrant donc mon sac, je vois la tête de l’agent de police se modifier: houlà, il y a un problème.
Aurais-je servi de mule à mon insu ?...La vérité n’est pas glorieuse.
Juste avant de partir, ma correspondante m’a fait un cadeau attentionné certes, MAIS empoisonné : elle a déposé dans mon sac un petit encas, composé, entre autre, d’un fromage à tartiner du type Vache qui Rit. Or, ayant un brin bourré mes affaires, le fromage en question s’est écrasé, et ce n’est rien de le dire: il y en a de partout, c’est dégueu, ça colle, c'est gras, ça pue, C’EST LA HONTE !!!...
Encore une fois me direz-vous, on s’habitue non ? Ben en fait non, on ne s’habitue pas: moi j’aime pas les sacs à dos.

Et en même temps, lors d’un voyage de groupe en Grèce, c’est ce dernier qui m’a sauvée.
Celui-là, on ne pouvait pas le louper: jaune canari, usé, démodé, limite improbable. Son absence de propriétaire, au moment de partir prendre le bateau pour les iles, a mis la puce à l’oreille d'une personne du groupe: de deux choses l’une, soit ce sac était trop moche et personne ne souhaitait être vu avec, soit son propriétaire était absent et/ou avait un problème. EFFECTIVEMENT, cela faisait vingt bonnes minutes que j’étais coincée dans les toilettes du sous-sol du resto, par, plus ou moins, 38 degrés Celsius (Athènes au mois d’Aout ), j’avais eut le temps de démonter la serrure avec mon couteau suisse (qui ne me quitte jamais allez savoir pourquoi…), en vain, de tenter une sortie par escalade mais murs bien trop haut pour moi, de m’époumoner, et enfin, de compter sur la présence de mon sac à dos misérable pour que quelqu’un s’interroge (premier jour de voyage, personne ne connaissait encore personne, faible espoir qu’on remarque mon absence…)
Le propriétaire du lieu a plus ou moins dû défoncer la porte: je lui ai remis les pièces détachées de sa poignée pourrie dans les mains, et suis partie, digne, et trempée de sueur… avec mon sac à dos jaune…

Rhaaa, j’ai la chanson de Dora dans la tête « Sac à dos/Sac à dos »…misère :
http://www.youtube.com/watch?v=li5UHeuimOk



 

Parfois je rêverais d’être une paire de botte en caoutchouc verte et bleue porteuse de plantes vertes mollassonnes : ça parait paisible comme existence…

D'autres photos de friches par ici :
Friche industrielles
 
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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

28/05/2013

Rêve d’apesanteur…des heures, des heures…

…Et de trois…
Le titre n’est pas un hommage à Bashung, même s’il le mériterait, mais bien un désir, une utopie personnel: ne plus sentir le poids de mon corps, pourtant très relatif (48kg toute mouillée /pas épilée), afin de passer enfin UNE nuit sereine.
Alors, oui, j’ai pris un risque inconsidéré: je me suis endormie presque allongée (deux mois que je dors plus ou moins assise pour cause de coqueluche et cage thoracique fissurée de-ci de-là ) ET, position fort téméraire de ma part, sur le coté. Tel Elephant Man qui rêvait de dormir une fois dans sa vie comme tout être humain dit « normal » (allongé donc), ET qui en paya de sa vie, je l'ai moi, payé d’une cote fêlée: la troisième, en deux mois, vous conviendrez que c’est une... ou deux…ou trois de trop !
Effectivement, en ce moment, je suis en sucre mais en même temps, je ne suis pas morte comme Elephant Man et c'est déjà ça!

… Et de quatre…
Ma bonne dame, soyez indulgente, j’ai été super nulle, c’est vrai, MAIS je suis exténuée en ce moment. Ça compte tout de même… ?...suis vraiment indigne ?...encore ?...
Bref, j’ai oublié d’aller chercher les filles à l’école.
Et pas que les miennes, non, non, non, QUATRE D’UN COUP, tant qu’à faire (deux à moi/deux pas à moi)!!!
Mon mot d’excuse: semaine confuse avec jour férié et rattrapage le mercredi, routine contrariée donc + grooOOOsse fatigue comme expliquée ci-dessus) + boulot chronophage sur ordinateur + gros pas de bol. En effet, me connaissant (39ans que je vis dans ce corps-ci, je commence à en connaitre ses limites, sa mémoire de poisson rouge par exemple), je fais sonner des alarmes quotidiennement pour ne pas louper l’heure de l’école. Sauf qu’il s’agit d’une alarme téléphonique, et ce jour là, vous qui êtes vif d’esprit, vous l’avez déjà compris, ben j’étais au téléphone au moment où ça aurait dû sonner. Ah bah oui, c’est ballot (ça n’a pas pu sonner du coup)…En vérité, quand j’ai vu l’heure qu’il était (une demi-heure de retard, entre midi et deux, ça bouleverse considérablement l’organisation mais ça reste sauvable), j’ai eu envie de pleurer, sentie trop nulle, débordée, mal partout, fatiguée, enfants surement inquiets, parents qui n’aurons plus confiance, instits perplexes…bouh.
JE N’ARRIVE PLUUUUS A TOUT FAIIIIRE…snif et re-bouh.

Et pourtant je prend le temps de blogger me direz-vous, oui mais là, il est tard, les gosses dorment (et c’est une bonne chose…n’ont pas été très traumatisées finalement), mon homme est parti (non mais il devrait revenir demain si tout va bien), alors je fais ma pause thérapie collective: partager avec vous mes moments de solitudes.
J’enchaine ainsi tout en douceur sur le sujet de la prochaine chronique et j’en profite pour illustrer de photos qui elles, n’ont rien à voir avec le reste, mais comme je viens de les faire et que j’en suis plutôt contente, je partage aussi :

 

Alors, il s’agit de L’enlèvement de Polyxène de Pio Fedi, seule statue moderne datant de 1866 dans la loggia della signoria à Florence.
Tout ça pour dire qu’en travaillant la première image en noir et blanc, j’ai été particulièrement frappée par le travaille de la main, son aspect hyperréalistes m’a profondément touchée. Déjà que j’ai régulièrement envie de pleurer (oui, je sais, je pleure souvent), quand je vais à Florence, je suis toute bouleversifiée (je me comprends) devant tant d'œuvres artistique majeures, et si le charme continu d’opérer en photo alors, comment vous dire ... Joie!!!
La suite des images est par là (une nouvelle planche photo de statues ajoutée aux planches de Toscane):
blog/photos-cat-354130-1948733034-toscane_.html



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... MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

14/05/2013

Petit bilan de printemps.


Alors, effectivement, la saison n’est pas encore finie, mais vous en conviendrez, elle a commencé de façon toute pourrie, j’en profite donc pour faire une petite pause et revenir, de-ci de-là, sur quelques perles qui m’avaient échappées...et me suis rendu compte qu'il y avait des constantes :


Côté élocution, Lili-Puce est en progrès… ou presque.
- Affamée, elle nous demande une cracrotte pour tartiner son pâté (rien de scatto en fait, juste une prononciation douteuse).
- Lors d’une mythique soirée soupe (quand elle n’aime pas, chacun est au courant, n’empêche qu’elle la mangera quand même), on l’entend murmurer: « j’ai envie de …ourir ». Hein, quoi ?! T’as envie de mourir ?! Pour de la soupe, c’est pas un peu exagéré, non ? « Mais noooon, j’ai envie de vomiiiir ! » Ha bon, ben dans un sens, je préfère (c’est cracra mais moins dramatique).
- On regarde un clip de Téléphone avec sa sœur, elle veut le nom de celui qui joue de la guirate ?!...Allez savoir…
- Récemment, trémolos dans la voix (rhume des foins sévère pour excuse), elle me demande: « J’ai le temps de jouer avant que tu m’emmène chez le vétérinaire ? ». Alors oui, je lui ai raconté l’histoire du hérisson écrasé malgré moi (voir chronique ici) et emmené (en vain) d’urgence chez le véto, mais mon Dieu, Lili-Puce, tu n’es pas un animal de compagnie il me semble (bien que tu sois très câline et c’est adorable), et puis, je ne t’ai pas roulé dessus que je sache…enfin pas encore (pourquoi crois-tu que je t'habille de rouge ?…)
- J’écoutais France Inter sur l’ordinateur, elle voit la photo de Frédérique Lopez, s’approche et me demande (elle a 5 ans): « C’est Jean-Marc Ayrault lui ? » !!!...Alors, pour bien vous situer le truc, personne n’avait parlé du premier ministre dans la journée. Au jeu du Simon, si elle arrive à se souvenir de trois touches, c’est le grand maximum. Elle ne se souvient que de la première strophe des chansons de l’école. Alors le truc, c’est quoi ? Une mémoire hyper sélective ? Un bug sur les premiers ministres...de la cinquième république...de gauche (pas si nombreux, il est vrai) ?...
- J’ai enfin trouvé l’explication au fait qu’en voyant un zèbre, puisqu'on en croise souvent en Provence, c'est connu…bref, à chaque fois, elle me parlait d’un nèbre. J’ai dû la reprendre à maintes reprises la dessus, en finissant par me dire que le coté encourageant, c’est qu’elle savait dire « Jean Marc Ayrault » à défaut de «zèbre » (chacun son truc quoi). 
Et puis un jour, j'ai tout compris. Prononçant (des) zèbres au pluriel, elle pensait qu’il s’agissait en fait d’une liaison: des èbres (zèbres)/un èbre (nèbre). Non mais elle n’est pas complètement sotte non plus ma fille, elle a son monde à elle quoi (elle aime les Jean-Marc…)
Bref, on s’amuse bien.

Tiens, puisque c’est Jean-Louis Aubert qui jouait de la « guirate » donc , je terminerais ce post par une réflexion sympathique de sa part à propos des priorités de l’existence. Le fait que l'essentiel, finalement, c’était de bien savoir FAIRE LA DIFFÉRENCE ENTRE L'IMPORTANT NON URGENT ET LE NON IMPORTANT URGENT. L’air de rien, c’est très bien dit tout ça. Ça m’a touché.
Le nombre de fois où je remballe mes filles, parce que j'ai le ménage à faire, le chèque à remplir, le mail à renvoyer… et suis passée à coté de leur jolie existence… Et en même temps, quelques fois, c’est pour apprendre que le crottin en plastique du cheval playmobil a disparu : parfois on ne ratte pas grand-chose non plus…
Je vous laisse donc méditer là-dessus.

 « Cold Dog » ou "Le chien qui ne voulait pas qu’on le prenne en photo pour pouvoir dormir en paix." Dormir en paix/une idée que je caresse moi aussi parfois...

D'autres bestioles en noir et blanc sont visibles par ici (site photo):



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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

07/05/2013

La coqueluche du quartier.

J’ai donc décidé, via cette chronique, de tenter de dédramatiser la chose: j’ai actuellement 39 ans (non, ce n’est pas ça qui est grave) et je viens donc tout juste d’attraper la coqueluche !
Si, c’est possible: par l’intermédiaire de ma fille, qui elle, est bien vaccinée MAIS l’a chopé quand même, de manière atténuée dira-t-on et c’est déjà ça de bien, car pour être honnête, C’EST ABSOLUMENT N’IMPORTE  QUOI  CETTE MALADIE !!!
Pour résumer, ça fait déjà un mois que ça dure, dont la moitié à suffoquer toutes les nuits en se demandant à quel moment exactement l’air va revenir...ou pas (quand je vous dis que c’est flippant). Heureusement, personnellement, il me reste tout un tas de choses absolument passionnantes et ébouriffantes (au moins) à faire, j’ai donc décidé de ne pas mourir là tout de suite, et, ainsi, d’arriver à retrouver à chaque fois un peu d’air au moment où ça devenait critique. Tout de même, on comprend à ces moments là que les enfants en bas âge puissent décéder !
Du coup, j’en ai aussi profité pour me fêler quelques côtes. Oui, les quintes de toux sont pour le moins violentes ! D’abord à gauche. J’ai relativisé (je suis droitière, j’arrivais encore un peu à conduire, manger, blogguer…), et puis à droite: baisse de moral sur ce coup là.
Alors, la coqueluche, déjà, en soi, vous l’aurez compris, c’est pénible (oui, je sais, j’ai mis plein de virgules partout, mais je m’en fou, je suis malade, je fais ce que je veux, ça me console).
De la même manière, des cotes fêlées, c’est particulièrement déplorable (essayiez de dormir avec ça, c’est bien simple: vous ne pouvez pas).
MAIS, l’un dans l’autre, cotes fêlées et coqueluche, franchement…je ne trouve pas les mots: … fait troooop maaaal... Bref, IL VA FALLOIR QUE ÇA CESSE !

Alors, il y en a qui choisissent d’avoir un nénuphar dans les poumons (Chloé dans l’écume des jours pour les incultes), c’est à la mode en ce moment. C’est vrai que c’est plus poétique. Bon, par contre, cela semble encore plus mortel comme truc. Moralité: je m'en sors bien.

Tiens, un détail qui ne trompe pas sur le fait que c’est encore pire la nuit que le jour: en vous levant le matin, vous avez aussi mal à la mâchoire. Et oui, vous avez serré les dents toute la nuit !

Je passe donc une bonne partie de mes nuits en enfer, sauf que c’est sans Georges Clooney, ce qui est bien dommage: ça m'aurait atténué un peu le problème ! Pour ceux qui auraient décroché, je faisais allusion au film  de Rodriguez  « Une nuit en enfer », scénario de Tarentino, avec George presque tout jeune dedans/son premier rôle au cinéma/rhalala, m’a fait rêver lui…bon, le film, est pour le moins violent…mais la coqueluche aussi, vous en conviendrez !...
Pour vous situer côté douleur, depuis peu, ça correspondrait plus ou moins à un accouchement par les reins. Ça aussi j’ai testé: c’était mon premier accouchement, je me demandais si le niveau de souffrance était normal, j’ai donc tenté de tenir le plus longtemps possible (comme conseillé par la sage femme: tu parles d’un conseil !!!), une dizaine d’heure donc; ensuite de quoi j’aurais vendu père et mère et frère et poisson rouge pour une péridurale. Messieurs, vous n’accoucherez ni par les reins ni par ailleurs, imaginez alors un petit couteau qu’on vous planterait dans les côtes, remuez un peu pour simuler les quintes de toux, ça vous donnera une idée…

Bref, comme le résumait fort bien Lili-Puce récemment, suite à tout un tas d’effets secondaires déplorables dus à son allergie aux pollens (nez morveux, yeux collés, oreilles et gorge fort irritées…) et suite au fait que je lui faisait remarquer avec beaucoup de compassion que ce jour là, ce n’était vraiment pas son jour, de me rétorquer: « EN CE MOMENT, TOUS LES JOURS C’EST PAS MON JOUR !!! … »
Oh que c’est bien dit ça !

Grippe en hiver, coqueluche au printemps…moi je vous le dit: vivement l’été !
Pour les petits curieux, voici l’explication de l’expression utilisée dans le titre :
http://www.32secondes.fr/2011/05/16/expression-etre-la-coqueluche/

…Et sinon, vous, ça va (la crise, la récession, la météo toute nase...ha le joli mois de Mai!) ?


La coqueluche, je vous le dit, c’est la misère.
La suite des photos (devant/derrière l’objectif…oui, c’est du boulot…), est par là :
blog/photos-cat-354130-1948751114-mises_en_scene_.html
Le thème du jour: flous artistiques (au sens premier…enfin, j’espère…)

Je donne l'impression de souffrir sur cette image, en vérité, j'étais juste en train de me recoiffer: comme quoi, on fait vraiment dire ce que l'on veut à une image. Restons donc vigilent: sachons regarder sans être dupes...



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...MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

25/04/2013

Dilemmes sévères

C’est bien connu, il y a, dans la vie, des choix parfois impossibles à faire.
Il se trouve que Lili-Puce s’est trouvée confrontée à l’un d’entre eux, l’esprit totalement torturé (que ne fait-on pas subir à nos enfants dans l’espoir d’écrire une bonne chronique …):
Effectivement, c'est bien moi qui ai lancé le débat mais il faut bien trouver des activités pour ses mômes, et celle là l’a occupée un certain temps.En voici donc le libellé : « Lili-Puce, dis-moi, s’il fallait absolument que tu choisisses, s’il fallait qu’il n’y en ai qu’un, tu préfèrerais ton papa ou bien le papa Noël ? »
Houlà la tête de la puce ! Quel débat n’avions-nous pas soulevé là !
Pour sa sœur, qui est au courant de la supercherie, le choix est très vite fait. Elle tente d’ailleurs, voyant la petite en souffrance, d’orienter son choix sur le sien, de lui faire même entendre raison.
La petite se tord les doigts, et tout le reste du corps aussi. Ha non, c’est trop dur comme problème : elle n’arrive pas à répondre et part dans sa chambre.
Au bout de vingt bonnes minutes, je réitère la question. Réponse de la puce : « Non mais, J’AI TOUJOURS PAS CHOISIT !!! …»
OK, on a trouvé sa faille. Surtout ne pas le répéter à son père.

Quelques temps plus tard, pendant le repas et au hasard des conversations, la question revient sur le tapis. Elle a grandit entre temps, on se dit qu’elle a du s’assagir. En vérité, sa réponse est la même: elle n’en n’a pas (de réponse donc). Elle tergiverse: elle ne connait pas le mot mais le fait très bien.
Du coup, Princesse-Fafa décide de prendre le taureau par les cornes : « Maintenant tu choisis sinon tu devra finir toute la soupe qui reste ! » Lili-Puce, est au pied du mur (elle n’aime pas la soupe donc), elle choisit alors son père. La morale est sauve (oui, bon, sous la torture, la réponse est-elle viable ?)
Oserais-je lui demander un jour si elle préfère sa mère ou la mère Michelle, juste pour le plaisir de voir à quelle vitesse elle me choisira moi ?... Oui mais si jamais elle choisit l’autre … houa le cauchemar !!!...poserai pas la question finalement, sait-on jamais…
Bon, ce qui est sûr, c’est qu’elle préfère son père à la soupe et c’est déjà ça !

 Au fait, connaissez-vous les quatre étapes de la vie ?
1) Vous croyez au Père Noël (Lili-Puce).
2) Vous ne croyez plus au Père Noël (Princesse-Fafa).
3) Vous êtes le Père Noël (papa, maman).
4) Vous ressemblez au Père Noël (je ne citerais personne…Georges Moustaki peut-être…)
 
Tout de même, cette histoire de père, vieille homme à la barbe blanche, offrant ses bontés et en qui l’on croit ou non me rappelle quelque chose  (Panoramix ? Léonard de Vinci ?…Dieu...)

Tiens, d’ailleurs, connaissez-vous l’histoire du grimpeur, coincé au 3/4 d’une falaise et qui appelle au secours. Au bout d’un moment, il fini par entendre une voix : « c’est moi, Dieu, je suis là pour te venir en aide. Si tu crois en moi, lâche cette parois et tend moi la main ! ». Le gars réfléchis un moment (genre Lili-Puce et son dilemme), et d’une toute petite voix demande : « heu, il n’y aurait pas quelqu’un d’autre ?... »
On peut être croyant et avoir les pieds sur terre, rien d'incompatible.
Un autre gars, qui a bien du bon sens, disait : « Fais confiance en Dieu mais ferme ta voiture à clé ». C’est noté.

Bon allez, il n’y a pas que Dieu qui bosse dans la créa, je fais aussi ma part (ok, disons que c’est la part du colibri):


Cathédrale d’Aix en Provence (ma vision imagée du sacré)



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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

23/04/2013

...un bébé toute seule.

Les filles sont en train d’écouter la chanson de J.J. Goldman « Elle a faiiiit un bébé toute seuuuule ».
Lili-Puce  de s’exclamer haut et fort en entendant le refrain : « ha ben non , ça c’est pas possible ! »
Alors non, ce n’est pas à la suite d’un débat familial sur le mariage pour tous que la puce nous fait cette réflexion (on a évoqué la question mais on ne va pas les embrigader dans quoique ce soit à leur âge-sinon la tolérance: le sujet soulève des passions et les adultes s'y perdent, alors, les enfants...)
En fait, Lili-Puce (5ans ½) venait de recevoir un petit cours d’éducation sexuelle ; à sa demande, je précise. Donc, pour le principe de base, c'est bon, et pour sa variante médicalement assisté, on étudiera le problème plus tard.

Alors d’accord, j’avoue avoir versé ma petite larme (de joie, hein) à la fin du très beau discours de Christiane Taubira suite à l’adoption de la loi du mariage pour tous il y a quelques heures.
Bon, d'accord, je suis du genre émotive, j’avais déjà pleuré pour l’élection de B.Obama (joiiiie!), et puis en 2002, au choc du second tour Chirac-Le Pen (paaaas de joie, non, traumatisée, oui), etc...
Bref, c’est un beau jour pour l’égalité des droits et la reconnaissance des différences (oui, je sais, c'est consensuel comme phrase mais que voulez-vous...).
Maintenant, si ce débat fut autant passionné (et il est loin d’être fini, la question de la PMA… reste entière) et mobilisa tant de foule, c’est qu’effectivement, la question est tout de même loin d’être aussi simple et binaire que les médias semblent vouloir nous le faire croire.

On voudrait diviser le monde en deux catégories (façon Blondin dans "Le bon, la brute...") : il y aurait les réacs d’un coté, limite tous homophobes, et les cools de l’autre, à fond pour le mariage, la PMA et la GPA parce que c'est tendance. 

Personnellement, il me semble que le fait d’autoriser le don de sperme pour les couples hétéros pose une moralité sur ce geste médical,et si cela est éthique pour les uns, pourquoi ne le serait-il pas pour les autres ? La technique est bien la même, c’est elle que l’on juge à priori, or, il semblerait que certains couples mériteraient plus que d’autres. 
Pour résumer, un joli billet de Sophia Aram dialoguant avec les participants de la manif pour tous: " A les écouter, Dieu il est contre la PMA pour les homos en particulier car il n'est pas aussi catégorique en ce qui concerne la PMA pour des couples hétéros stériles. Oui, il est comme ça Dieu, il est super précis."
Soyons honnête, le problème n'est donc pas la PMA mais le fait que ces enfants n'auront pas de référent masculin pour se construire (ce qui peut en effet poser problème...mais à quel point et à quel prix ?)

Quand à la GPA, trouver cette pratique normale et cool me parait plutôt déplacé, même si, bien sur, les couples gays se sentent lésés. Étant donné notre propre histoire familiale, et les traumatismes liés à la grossesse (à lire par ici: problèmes résolus et ingratitude), il m'est impossible de prendre ce sujet à la légère (sans parler du coté « trafique de ventres »). Il y a pourtant des pratiques de GPA qui pourraient se voir autoriser (certaines histoires sont vraiment touchantes, dans les fratries par exemple, à étudier au cas par cas...), mais le sujet reste réellement délicat et explosif, ces neuf mois là ayant une importance capitale par la suite.
Le droit à l’adoption, pour le coup, est une vraie et belle avancée, bien que dans les faits, cela restera sans doute le parcours du combattant pour les couples qui en feront la demande.

Dans tous les cas, le sujet est loin d’être clos.

Ce qui est sûr, c’est que j’ai bien fait d’éclaircir la question avec Lili-Puce sur la procréation (la basique, pas la médicale hein), car peu de temps avant, elle me demandait : « mais toi, comment tu m’as fait ? Tu m’as fait en bois ?... » Ben ça, quelle drôle d’idée ! T’aurais pas un peu trop lu Pinocchio toi (non mais j'ai une tête de Gepetto moi ?) !?...les contes et leurs effets collatéraux !...

Un petit best of pour le plaisir : la blague qui fait fureur sur twitter :

- Un papa + une maman + trois petits cochons  #manifplouplouf (trop mimi !)- Un papa + une maman + sirop #ManifPourTousse
- Un papa + une maman + une assurance de profs #laMAIFpourtous
- Un Papa + Une Maman + La petite Graine #unemanifcouscous (je l’aime bien celle là aussi !!!)
- Un papa + une maman + un traiteur libanais #lamanifhoumous
- Un papa + une maman + 10 potes #unemanifpourdouze
- Un papa + une maman + des talons hauts + trois tonnes de maquillage + des petits cris pour les soldes + la mèche #LaManifPourPouffes

Et pour conclure: tous nés d’un père et d’une mère…


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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.