11/05/2014

Irrécusable.


Dixit Lili-Puce : « Je vais bientôt avoir 7 ans, l’âge de raison…et c’est vrai que j’ai souvent raison ! »
S’en est suivi une explication sur les tenants et les aboutissants du terme « raison » (comprendre et réfléchir par soi-même entre autre): la puce était pour le moins déçue …
En tout cas, son raisonnement, du haut de ses 82 mois (je vous laisse faire le calcul, ça vous occupera un peu, vous qui procrastinez en lisant ces chroniques) n’est pas sans intérêts .
Ainsi, savez-vous pourquoi les fantômes existent forcément ?
« Ben parce qu’on peut pas les voir, donc ils existent »…regard dubitatif de sa mère, elle s’empresse donc de préciser : « Ben oui, puisque les fantômes ça peut pas se voir, et que dans la vraie vie, on les voit pas, DONC ils existent ! »
Un argument comme un autre…

Elle a également une explication incontestable pour éclaircir ce fait mystérieux : Pourquoi la petite souris emmène-t-elle toutes mes dents et que fait-elle donc diantre de toutes ces dents ???!!!
Lili-Puce’s answer: « Ben c’est pour pas qu’on triche en remettant la même dent tous les soirs sous l’oreiller ! » INCONTESTABLE, je vous le disais !
J’avais moi-même séchée sur cette question-là. Réponse douteuse de ma part : « Oh, elle doit faire des bijoux avec : c’est joli une dent »…manque de conviction donc.
J’ai encore moins assuré le matin où j’ai entendu Lili-Puce hurler en se réveillant (…m’a fait très peur d’ailleurs) : j’avais oublié de mettre le sou, comme elle dit joliment, sous l’oreiller.
Fichtre !...trouver vite une explication (plausible cette fois-ci) : « Tu comprends, ça doit être à cause de Tabatha (le chat donc), elle en a peur maintenant (nouvelle raison à noter dans la liste des bonnes raisons pour avoir un chat : ça sert d’alibi !)
Bon, par contre, j’ai carrément pas assuré pour sa sœur l’année dernière : 5 jours de retards pour déposer « le sou » ! Complètement zappé l’évènement. Et pourtant, voyant que ça ne venait pas, elle s’était donné du mal Fafa (elle n’avait pas d’éclairages néons sous la main mais quelque chose me dit que si elle en avait eu…) :

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On constate deux messages aux couleurs fluo pour indiquer la présence de la dent en question + un petit "Love" (sous-entendu, si tu mets "le sou", je te pardonne ton étourderie sévère)...comment ai-je pu passer à coté sans le voir ?... A cause du bazar ambiant sans doute.
Pour le coup, en plus d’une grosse mauvaise conscience de ma part, je crois que si le doute perdurait encore, c’est cette semaine-là qu’elle a définitivement fini de croire en la petite souris ! Car, de deux choses l’une, soit cette soi-disant souris est super nulle, soit, réponse la plus probable, c’était sa mère qui était trop nulle !
Pour info, Fafa n’a même pas émit une seule plainte ces 5 jours-là. Elle sait donc que sa mère est incompétente (et indigne au passage) ET qu’il n’y a rien à faire…être patient…c’est tout…

De toute manière, ces histoires de petites souris étaient déjà la cause de moult vicissitudes : manque de monnaie, donc, obligée de piquer dans LA tirelire des dents pour subtiliser une ancienne pièce et la remplacer à l’occasion l’air de rien ( objet d’une ancienne chronique : au-royaume-de-la-mauvaise-foi-24-05-12).
Comme je manque d’ailleurs souvent de monnaie, j’ai aussi (après m’être demandé si le jeton du kadi aurait pu faire l’affaire pour la plus jeune, donc la plus crédule…oui, bon, j’ai renoncé…mon indignité a des limites) mis un jour un bon gros tas de pièces de 10 et 20 ct, histoire de compenser par la quantité, la qualité de la chose (pis ça lui a appris à compter les euros à ma môme, un mal pour un bien donc).
Moi, elle me fatigue cette petite souris.
A choisir, je préfère les lapins :

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A savoir, je ne me promène pas avec un lapin sous le bras lorsque je pars faire des photos (même si c’était Pacques et qu’on en trouve parfois). Il s’agit juste d’un petit photomontage suite à une sortie autour des mines de Gardanne. Tout cela manquait cruellement d’humanité, et/ou d’animalité, j’ai donc décidé d’aller chercher le lapin d’Alice.
Tout comme, je ne m’amuse pas à faire poser mes filles dans une usine poussiéreuse d’alumine (n’envoyez plus les services sociaux, c’est pénible à la longue). Photoshop existe que diable, alors profitons-en !

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Toute la série de photos (qui me tient particulièrement à cœur), ainsi qu’un petit diaporama, sont visibles ici : blog4ever.com/photos/gardanne-autour-des-mines


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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER

07/05/2014

Code Lili-Puce.


Pendant deux longs jours, ma môme a eu de la fièvre.
« Oui, ce matin j’avais 36-15 » !!!!! précise-t-elle à son père qui prenait des nouvelles.
Alors, pour être exacte, elle avait 39,5°C , en a vomi dans la nuit (la joie d’être mère devient très relative dans ces moments-là, particulièrement entre 2h et 5h du matin où l’on est un poil moins réceptif) et développera une otite virale à J+3, autrement nommée myringite bulleuse séro-hémorragique. Le toubib m’a même montré, logée au creux de son oreille, une très jolie perle argentée, avec un peu de sang…qui lui faisait un mal de chien. Jolie mais coriace donc…Je m’interroge : ma fille serait-elle une huitre ?
... Ce qui nous fait donc trois nuits à 5h de sommeil (pourrait mieux faire). « Fatigué –fatigué » chantait Renaud, pas forcément sa meilleur chanson, je vous l’accorde, mais je confirme….Y’en po plou…J’aurais jamais de troisième enfant, qu’on se le dise (« suis trop vieux pour ces conneries » comme disait Roger…dans l’Arme Fatale pour les incultes ou les trop jeunes…)
36-15 fièvre au corps, ou son acolyte 36-15 code Lili-Puce…comment vous dire…à 6 ans ça crée un certain malaise tout de même (ou a-t-elle entendu ça d’ailleurs ?)

Le samedi suivant, enfin sur la voie de la guérison, et donc prête à passer une nuit de sommeil profond et réparateur et bien heureux, ne voilà –t-il pas que j’en ai profité pour faire un urticaire somme toute géant … et n’ai donc rien dormi, pour être raccord avec les jours précédents sans doute !
L’envie furieuse d’arracher ma peau (ou du moins ce qu’il en restait, car pas beau à voir), lambeau par lambeau m’a taraudé  de longues heures et pourtant, au petit matin charmant suivant…ben je n’avais plus rien ! (plus de boutons donc, pas plus de peau…Hellraiser n’est pas mon ami, qu’on se le dise !)
Gloire à toi Seigneur (car oui, dans ces cas-là, je suis reconnaissante…quand je retrouve mes clés de voiture aussi d’ailleurs).
Alors non, je n’ai pas eu le cœur à faire une photo de cet épisode-là, j’ai manqué de recul sans doute (j’avais juste envie d’hurler), mais j’ai trouvé un truc approchant (à imaginer donc en diffusion jusqu'au bout des doigts...heu oui, c'est cracra, et encore, j'ai choisi une photo soft):
  urticaire2b.jpg
 A savoir, pour l’anecdote et pour ceux qui n’auraient jamais connu ça, l’urticaire a le don curieux d’apparaitre et de disparaitre quand ça lui chante et de changer de place à volonté sur le corps. Bref, ça bouge tout le temps, c’est encore plus flippant (on dirait que c’est vivant ce truc-là !!!)

Bon, en même temps, ce n’est pas bien grave non plus (j’ai dû faire une réaction à kèkchose, c’est sûr : aux fraises, aux herbes folles, aux nuits sans sommeil, à la crise monétaire européenne et/ou Ukrainienne…à un mélange explosif de tout cela sans doute…)

Du coup, pour en revenir à la fièvre de Lili-Puce, forcément, j’ai dû garder la petiote deux jours à la maison, pendant que je travaillais (je trime à domicile pour ceux qui l’ignore car non, je ne fais pas que blogguer et urtiquer dans la vie)
Voici donc un extrais de mail envoyé ce jour-là à une amie.
Intitulé : "?!!!"
"Attends, je rêve, La Puce viens de se pencher au-dessus de mon épaule pour contrôler si je travaillais bien et, avec un vrai ton d’accusation dans la voix, me demande pourquoi je suis sur ma messagerie, sous-entendu, au lieu de bosser !!!
C’est bien ce que je disais, ça ne va pas être simple aujourd’hui !!! (NDA : dire que je travaille à domicile pour ne pas avoir de patron sur le dos…et ma fille est quasi pire ! Va-t-elle me dénoncer à son père ce soir ?!!!...)

…Ca y est, on en est à la série de questions sans fin : c’est quand Pacques ?...on va chercher des œufs ?...On sera avec mes copines ?...Tu fais quoi ?...On mange quoi à midi ?...On mange des saucisses ?


Ca va pas être simple… "

Sur ce, je lui ai tué le temps avec Pocahontas 1 et 2 (un par jour donc).
Commentaire de La Puce : « Oh là là, ils sont déjà amoureux ces deux là, je vais encore dire beurk. », confirmé sur le baiser final : « Beuuuuurk, beurk, beurk ! »
Bien, ma fille et le romantisme, pour l’instant, ça se pose là.
Après quoi, on est allé vérifier la véracité des faits sur Wikipédia mais vous savez quoi, cette chronique étant déjà bien assez longue, allez donc voir par vous-même !

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Instants de grâce avec sa soeur (ça nous change des draps plein de vomi), comme quoi, c’est sympa aussi les gosses (pour ceux à qui ces chroniques donneraient des doutes…)

Suite des photos ici : La leçon de danse.



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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER

10/04/2014

Egalité-Fraternité-Truquité.


Le titre du jour nous vient d’une réflexion (peu profonde, j’ose espérer) de Princesse Fafa à propos des grandes valeurs de la France: elle sait bien que ça rime, mais les notions exactes lui échappent.
Est-ce si important, dites-nous, braves gens ?
Un peu de poésie c’est tellement plus joli
Que ces notions abstraites que tout le monde maltraite
…de toute manière ?!
A bas les phrases toutes faites et vive le vocabulaire aléatoire, la poésie et le surréalisme qui vont avec.

Alors par contre, étant en général pour l’idée du juste milieu, le décalage verbal et les jolies perles qu’il génère (genre, une réflexion de La Puce à sa sœur, à propos d’un barracuda : « Viens voir le plus TERRRIIIFIEUX des requins !!! »…le mariage d’affreux et terrifiant sans doute ; les filles ont une notion du mariage pour tous très vaste, aussi vaste que leur connaissance de la faune sous-marine d’ailleurs) est une chose (fin de la parenthèse donc), mais trop de remaniements tue le remaniement (message subliminal à notre gouvernement).
Ainsi donc, rangeant la maison (vaste programme), je suis tombé la dessus :

00IMG.jpg
« DARIBU DE LA PHEANT EST LES REVIEZS (c’est au pluriel, déjà, c’est sûr), DARYIPU (on notera la présence d’un Y et d’un I côte à côte, c’est fort osé) signé:Princesse Fafa. REPONT…………………..

…………………………………..
Alors, effectivement, personne n’a pris le temps de répondre ce qui n’est sans doute pas très sympa, et, en même temps, si on avait compris le message et donc la question, cela aurait sans aucun doute facilité cette vaste tâche !
J’ai tenté de lire cette chose là en phonétique : échec.
Il s’agit d’un message codé en fait ?...auquel cas ma fille est un génie pour son âge…hein que c’est codé (et que Fafa est un génie) ?!
Qui a dit non ?
On n’en sait rien de toute manière.
Heu oui, les dessins aussi sont pour le moins abscons et ne nous aident guère...
En tout cas, elle tente de communiquer et déjà, ça, c’est bien.
Hein que c’est bien ?...


Il y en a une autre qui essaie de communiquer: sa cadette de sœur.
Avec sa délicatesse habituelle, Lili-Puce préfère maintenant nous prévenir qu’elle va faire un truc cradingue : « Faisez attention, je vais roter !...Rhôôôô…1 fois ! ... … Rheuô…2 fois !... … Rhôrhôrh…3 FOIS !!!!! (sous-entendu : trop bien !!!) ».
Ha, elle met la barre haut, je vous le dis (en rots ou en délicatesse vous demandez-vous ?)
Le plus drôle c’est que j’ai récemment acheté, parce que je suis curieuse (qui a dit bizarre ?), un livre sur la chiromancie (montre-moi tes mains, je te dirais qui tu es) et bien, ma p’tite dame,  croyez-le ou pas, Lili-Puce a la forme typique de main des personnes délicates et raffinées !!!
Alors de deux choses l’une, sois nous parlons d’une raffinerie somme toute très relative ; soit, sa délicatesse, tout comme la beauté pour certaine personnes, est en fait très intérieure…SOIT (et de trois choses l’une alors), je suis super nulle en chiromancie !

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 Autoportrait (je vous laisse méditer la phrase*)

Suite des photos par ici (quelques nouveaux photomontages) : blog4ever.com/photos/mises-en-scane

Dernière info : en chiromancie, la forme des pouces est, parait-il primordiale…ce qui ne m’arrange guère : les miens sont pour le moins spéciaux, trapus et ronds avec une première phalange protubérante, appelés (fort injustement, je proteste, c’est vraiment n’importe quoi la « science » de la chiromancie !) « pouces du meurtrier » !!!!
Pour être exacte, et dixit l’auteur (Richard Webster), « ce pouce indique que la personne se montrera longtemps patiente et tolérante jusqu’à ce qu’une broutille fasse exploser sa colère, cette caractéristique étant à l’origine de la mauvaise réputation qu’a ce type de pouce. En fait, ce pouce est généralement héréditaire (JE CONFIRME : mon père a les mêmes !!!!...et il n’a tué personne…que je connaisse en tout cas…) »
Bon, tout ceci est rassurant… n’est-il pas (en franglais dans le texte) ?...


* dans la série "autoportrait du fond du garage", une nouvelle image, accompagnée d'un texte trouvé sur le net qui m'a particulièrement touché (j'étais à la recherche de tags...).
J'ai retrouvé le texte exacte, un poème de René Char:
RÉMANENCE :
De quoi souffres-tu ?
Comme si s’éveillait dans la maison sans bruit l’ascendant d’un visage qu’un aigre miroir semblait avoir figé. Comme si la haute lampe et son éclat abaissé sur une assiette aveugle, tu soulevais vers ta gorge serrée la table ancienne avec ses fruits.
Comme si tu revivais tes fugues dans la vapeur du matin à la rencontre de la révolte tant chérie, elle qui su, mieux que toute tendresse, te secourir et t’élever.
Comme si tu condamnais, tandis que ton amour dort, le portail souverain et le chemin qui y conduit.
De quoi souffres-tu ?
De l’irréel intact dans le réel dévasté ?
De leurs détours aventurés, cerclés d’appel et de sang ?
De ce qui fut choisi et ne fut pas touché ?
De la rive du bon au rivage gagné ?
Du présent irréfléchi qui disparaît ?
D’une étoile qui s’est la folle, rapprochée et qui va mourir avant moi ?


Sur ce…


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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER

23/03/2014

Je réfléssigeais…et moi donc !


Réflexion du jour: la ville de Jésus, Jérusalem, il fallait l’appeler Jésuralem !...dixit une condisciple de Princesse-Fafa, qui ne manque pas de logique (à défaut de bonnes notions historico-chronologiques).

A propos de chronologie et histoire d’avoir l’avis même des intéressés, j’ai posé la question aux filles pour savoir si elles préféraient le samedi matin ou le mercredi matin, rapport aux nouveaux rythmes scolaires.
Lili-Puce pagaille, on sent qu’elle sent que ça ne va pas lui plaire ce truc…En même temps, a-t-elle bien compris la question ? En réponse, elle propose donc…le jeudi !... Bien.
Sa sœur, elle, est assez désespérée (comme ça mère d’ailleurs), ne veut ni l’un ni l’autre, c’est trop nul, c’était mieux avant, ça craint, non pas du boudin (elle est végétarienne), mais sévère tout du moins ! Du coup la cadette, de plus en plus inquiète, demande alors : « Mais moi, j’ai choisis quoi déjà ? » et nous, de lui répondre en cœur : « toi, tu as choisis le jeudi !!! »… « Oh, ça va, je réfléssigeais… ».C’était donc ça !
Bon, autant vous dire qu’on n’a guère avancé.
Le sondage auprès des parents a tranché pour nous : ce sera le mercredi.

La perspective de lever mes filles cinq jours d’affilés me laisse perplexe, et encore plus celle de perdre LA soirée du mardi soir.
Celle où, si besoin, on prend rendez-vous chez l’orthodontiste, l’orthophoniste, l’orthoptiste…et plein d’autres trucs en iste, à cet âge, il y a l'embarras du choix.
Celle où, si besoin, on ne fait pas ses devoirs, mais plutôt de la balançoire sous l’amandier en fleur et sous une neige de pétales blancs et éclatants et ravissants…

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Celle où, si besoin, on peut se coucher plus tard en lisant toute la BD de Gaston, caché sous la couverture (c’est d’autant pas bien grave que ça fait lire et que le lendemain, on peut dormir…car oui, chez nous, le mardi soir, c’est lecture « obligatoire »…c’est juste pour la rimes, les filles aiment ça de toute façon…)
Celles où, si besoin, JOIE OH SUPREME DE LILI-PUCE, ON N’EST PAS OBLIGE DE PRENDRE SA DOUCHE !!!!! Extrais de dialogue entre nous :
- La Puce : Je suis obligée de prendre une douche ce soir ?
-Mère au f.mais pas que : Je suis obligée de te répondre ? (on est lundi, forcément, elle n’y coupera pas)
- La Puce : Nan mais on en a déjà fait une hier, pis avant-hier, pis avant avant-hier, pis avant avant avant avant avant avant-hier (elle a des arguments de poids et très variés comme vous le constatez)…J’EN AI TROP MARRE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (j’ose à peine imaginer cette conversation à l’adolescence…)

Bref, le changement de rythmes scolaires, pour Lili-Puce, c’est une douche à prendre en plus par semaine, soyons clair, c’est juste TOTALEMENT INTOLERABLE !!!!!!!

Et puis, tout ça n’est guère écologique. Et oui, si Lili-Puce n’apprécie guère les douches, sachez qu’une fois dessous, en règle générale, elle vide le cumulus. Alors, une douche de plus par semaine, c’est quantité d’eau en moins pour la planète (pis pour moi aussi : je ne pourrais plus jamais prendre de bain !...)

M’en vais mailer cette chronique à Monsieur le Ministre de l’éducation afin qu’il puisse se rendre compte des séismes qu’il est en train de provoquer au sein de notre modeste foyer.
La pause devoirs, personnellement, j’apprécie au plus haut point (moi aussi j’aime faire de la balançoire sous l’amandier en fleur) et transformer mes gosses en petites ouvrières bien réglées, et calibrées et ordonnées…ça ne m’enchante guère !
On se souvient tous de La Dernière Séance les mardi soir: des soirées en famille  simples et tranquilles.

Ainsi, dans la série « La première gorgée de bière et autre plaisirs minuscules », j’ajouterais Les Petits plaisirs du Mardi Soir (et entendre les filles jouer tranquillement dans leur chambre le mercredi matin en fait partie aussi…)

Mais bon, ça sera peut-être bien ces nouveaux rythmes (j’écris ça uniquement pour ne pas perdre la face au cas où, dans quelques années, ce soit le succès total…)

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Les filles dansant la capucine (y’a pas d’école chez nous, y’en a chez la voisine, mais ce n’est pas pour nous, YOOU !) car on est mardi soir et que donc, pour l’instant, tout va bien !
Plus de photos par ici :  blog4ever.com/photos/portraits-studio
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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER

18/02/2014

De l’optimisme coriace.


Parce qu’une video d’Hubert Reeves découverte via facebook, m’a donné un gros coup de blues  (à voir ici si vous avez le courage: 6ième extinction de masse . Celle-là, je n’ai même pas osé la partager sur ma propre page, encore plus déprimante qu’un dimanche tout pluvieux de novembre, c’est dire) j’ai préféré choisir, pour le titre et le thème de cette chronique, une expression du Boss (Bruce Springsteen pour les très très incultes) à propos de l’intitulé de son dernier album : « Hope ».
En parlant du boss, ça me fait penser à cette phrase classieuse, et pour cause, c’est du Barak Obama dans le texte : « Je suis peut-être président, mais lui, …c’est le boss ! ». Tout est dit, il me semble…

Je mets la barre d’autant plus haut pour cette chronique que je l’écris avec mes deux blondinettes (dont l’une est brune et l’autre blonde, certes, mais vénitienne; pas comme sa mère donc…ni comme personne de la famille d’ailleurs) assises sagement devant un épisode kitch à souhait de Barbie princesse/sirène qu’était aussi une fée et qui chante comme une pop-star … ou un truc du genre. Bref, autant vous dire que l’exercice est périlleux. Je leur ai donc demandé de baisser le son (parce que sinon ÇA REND FOU), j’ai mis mes écouteurs, et profite de l’excellent « Psycho Tropical Berlin » de La Femme (un groupe de rock français)…ça compense Barbie, mais ce n’est pas non plus l’idéal pour écrire : on a écouté l’album pendant le repas du soir avec les filles, autant vous dire qu’à la fin du diner, on était toutes les trois (leur père est en déplacement ce soir) en train de danser dans tous les sens dans le salon…Je défie quiconque de ne pas remuer, ne serait-ce que les épaules, la dessus (moi, je vous le dit, redonner la pêche est aussi une forme d’optimisme !) : http://www.youtube.com/watch?v=0cnlLaAcVdo
Les filles ont d’ailleurs fini l’une de leur danse psychédélique par une sorte d’escrime/dansée/sautée, se mettant chacune en garde avec… du pâté en tube ! ...car oui, chez nous, on l’achète en tube car il est végétal et bio, et coute donc trop cher lorsqu’il est en boite…et on a fini par s’habituer (au pâté en tube, pas à l’escrime) car oui, on s’habitue à n’importe quoi.

Si la musique est un moyen rapide et efficace pour rester optimiste (du moins, être remonté à bloc), la poésie peut y participer aussi.
Ainsi, une spécial dédicace pour notre ami Hubert (Reeves donc…Tiens, d’ailleurs, dans Reeves, il y a rêves…), notre amie Lili-Puce (ma môme donc), me récite le nom de ses doigts (pas pour le plaisir, mais parce que je lui coupe les ongles, alors j’en profite pour peaufiner son éducation avec un peu de vocabulaire) : Le pouce, l’index, le majeur, l’anneau lunaire, l’auriculaire…cherchez l’intrus…et vous trouverez un peu de poésie dans ce bas monde de brutes (…de truands et de bons aussi, mais ils sont plus discrets et font donc moins de bruits…du coup, on croit parfois qu’il n’y en a pas)
Tenez, une autre forme de poésie de La Puce. Elle a décidé de nous faire une petite (et ce n’est rien de le dire)  improvisation poétique : « Poème de la poule : Alors, c’est une poule…dans une poupoule…prrrrrt (bon, j’ai cherché une onomatopée du bruit d’un pet fait avec la bouche…pas trouvé…) » Fin (Lili-Puce n’a pas trouvé de rimes supplémentaires, elle abdique). Ce n’est effectivement pas le genre de poésie qui élève l’âme, mais elle a eu au moins le mérite de nous faire rigoler comme des tourtes (puisque l’expression existe, utilisons là à bonne escient : http://www.languefrancaise.net/bob/detail.php?id=57718) !
Tenez, par contre, une expression qui n’existe pas mais que La Puce nous a sorti ce midi (les  poules semblent rester un sujet sensible chez elle) : « Le citron, ben c’est acide comme une poule mouillée ! » A la question « pourquoi une poule mouillée ? Ça ne veut rien dire ? », elle tente alors : « …comme une poule mouillée…au chocolat ? »…heu, non plus. Bon, elle avait juste envie de s’exprimer à sa manière; on en prend note.

Alors, on va peut-être tous mourir dans d’atroces souffrances comme le laisserais supposer Hubert (vous savez lequel), mais en attendant, il y a toujours un moyen de tromper la mort/le pessimisme/la mélancolie…pour preuve, toujours notre Lili-Puce international qui s’est créé, selon ses propres termes « son petit coin de paradis » (suite au fait qu’elle était privée de télé pour la journée…) :

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Descriptif :
Le palmier, essentiel c’est sûr (bon, le nôtre est resté nain, mais on l’aime bien quand même), une table basse magnifique puisque constituée du seau à serpillère, un verre d’eau (et à quatre heure, je la nourri de pain sec bien sûr), trois/quatre coussins et un tapis doux, ET L’Accessoire ultime : le catalogue de jouets de noël 2012 (puisqu’on est en septembre, le futur catalogue n’a pas encore pointé son nez…quoique bientôt, on recevra les catalogues de noël à Pâques pour bien s’y préparer soi-disant…) !
Que demander de plus*…
…que notre espèce ne s’éteigne pas peut-être (comme le suggère notre ami scientifique)…ou du moins pas tout de suite… qu’on nous laisse un peu de temps pour rattraper nos erreurs car des gens de bonne volonté, quoiqu’on en dise, il y en a…et puis l’erreur est humaine…c’est peut-être bien là tout le problème d’ailleurs…

*j’ai bien tenté de lui expliquer qu’il n’y avait pas que noël dans la vie, et de lui échanger habilement son catalogue de jouets en plastiques contre mon dictionnaire des rimes (car oui, j’en ai un) au cas où elle arriverait à en faire bon usage…Echec.

Bon, pas grave, pour ajouter mon grain de poésie (et donc une forme d’optimisme) dans notre univers grisâtre et chaotique et plein de dérèglements climatiques ou autres, j’ai travaillé quelques photos en vitesse lente avec sa sœur, qui s’est prêtée au jeu avec plaisir. C’est vrai qu’elle a de beaux cheveux (entre autre; elle a une belle âme aussi mais c’est moins visible à l’œil nu), alors autant que ça serve, rêvons un peu et souvenons-nous des belles choses :

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La suite par ici : blog4ever.com/photos/gamines

…mais oui, toi aussi Lili-Puce tu as une belle âme, généreuse et bondissante…un petit problème avec les rimes riches (et pauvres aussi) sans doute, mais tu n’es pas obligée de faire poète dans la vie…



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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER

10/02/2014

BEST-OF VIDEO.

Poupoupidou:


Chaleur caniculaire (tout comme dans le film de Marilyn), deux petites filles de blanc vêtues (un pur hasard), une grille d’aérationa soufflait chaud en fait, mais ça les amusait tellement !) et par miracle, de quoi les filmer (YES !).
Je leur ai montré le film en leur faisant découvrir en parallèle les images de Marilyn, histoire de leur expliquer le choix de la musique et pourquoi je trouvais cela si mignon.
Nous sommes retourné peu de temps après sur cette place, Lili-Puce s’est précipité sur la grille pour y danser de nouveau. Elle s’arrête net, et revient vers moi toute dépitée : « Mais maman, y’a plus la musique !!!... » Pour elle, le film avait rejoint la réalité : quand on danse sur une grille d’aération, Marilyn chante ...


Pour les autres vidéo :

- Lili-Puce cascadeuse acrobate (très court, très drôle): 




- Actors studio (excellent!):



- L’archiduchesse à chaussette :



-Do-ré-mi-fastoche-la-si-do:



- Le « p'tit » bidon :



 - La catapulte à piano (culte): 






- Le numéro de cirque le plus lent du monde : 




- L’insulte ultime: « Cacahouète cramée au chocolat ! »:




A propos de la catapulte à piano, ce film montre la meilleure façon de traumatiser un enfant en bas âge : l’emmener voir la compagnie du Royal de luxe dont le clou du spectacle est un lancé de piano par catapulte (comme le nom l’indique donc), bruyant et fracassant, d’où les badadiboum qu’elle nous a répété inlassablement, tel un mantra puissant, tout le reste de la soirée !!!...Si plus tard, elle ne fait pas catapultrice comme métier, on saura pourquoi, et si elle ne se réincarne jamais en piano droit, ce sera la faute au Royal de Luxe!




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CHRONIQUES D'UNE MÈRE AU FOYER MAIS PAS QUE.

Nouille comme une patate.


Parce qu’on a parfois l’envie d’y croire, Mon’Homme rentrant du bureau le soir, est enthousiaste car, il le dit lui-même : « Hummm, ça sent bon le gâteau ! »…sauf que non, c’est de la pâte à sel (œuvres, oh grandioses, de mes fillotes) qui cuit au four…Bien tenté tout de même.
Allez, un jour, promis, je prendrais sur moi et ferais un gâteau pour de vrai, un qui sent bon aussi et met du baume au cœur.
Ça me fait penser que je connais des MAF (mères au foyer donc) qui me racontaient que elles, quand elles ont besoin de se calmer, ben elles font un gâteau … Comment vous dire ?...Moi, faire un gâteau, ça ne me calme pas, ça m’énerve plutôt. D’abord, j’ai des choses plus importantes à faire (blogguer par exemple ?),pis de toute manière, les miens, ils sont cramés à l’extérieur et pas cuits à l’intérieur…oui, je sais, c’est tout un art.
Bon je ne suis pas une maman-gâteau; définitivement.
Serais-je une maman-photo ?... (Ça existe ?) 

Bon, on ne peut pas être doué pour tout par contre, les filles (oui, les gars, logiquement, vous devriez vous sentir moins concernés…quoique, si vous retenez ça, sans aucun doute vous gagnerez des points auprès de votre douce), sachez que I GOT THE TRUC QUI MARCHE A TOUS LES COUPS et non des moindres, car oui, je sais que cela est déjà arrivé à certaines d’entre vous  (ne niez pas, j’ai des noms), j’ai enfin l’astuce  pour faire tenir, et pour de bons, des Dim Up (pour les incultes, le bas auto fixant, sans jarretelle), ceux qui vous tombent toujours sur les chevilles à un moment ou un autre (en général, donc, au moment inopportun…du coup vous avez renoncé à en mettre) !!!
Mais si, cela mérite bien deux ou trois points d’exclamation, car, pour celles qui, comme moi, ont connu ce moment de solitude  où on sent que le truc commence à glisser, qu’on est partit visiter une expo ou un truc idiot du genre (car, quand le collant glisse, autour de vous, tout perd son attrait et son sens, seul compte alors de ne pas perdre totalement la face, à défaut des bas, donc), vous savez qu’alors, seules deux solutions se présentent. La première, marcher comme un pingouin, les bras bien près du corps, pour retenir l’air de rien et du bout des doigts, ces bas qui foutent le camp. Surtout, ne rencontrer personne de sa connaissance car il faudrait alors serrer la main, chose impensable et pas même imaginable (vous avez votre dignité tout de même, vous tendrez le coude...ou l’oreille). Pour ceux qui croient qu’un Dim Up, lorsqu’il glisse, plisse juste un peu, je dirais que nenni, dans ces cas là, il se tasse en quelques secondes sur les chevilles, tel un petit tas de linge sale ! Donc, deuxième choix, les enlever définitivement. Or, on est en hiver, vous avez mis une jupe avec des bottes; sans collant, comment dire…ce serait finalement encore pire en matière de look que la démarche pingouin (d’autant que ça pèle un peu).
Voici donc, l’astuce, trouvée car j’ai eut l’obligation de porter des bas de contention récemment (qui a dit « c’est pas glamour » ?), et figurez-vous qu’aujourd’hui, ben ces bas là ils existent en Dim Up ! Sauf, qu’avec moi, vous l’avez compris, ça ne tient pas plus que ça. J’ai donc visité quelques forums à ce sujet; passionnant n’est-ce-pas (oui, non, mais c’était pour ma santé !) et fini par trouvé un truc qui m’a interpellé : de l’avis de toutes, ces bas là ne tiennent pas bien sur la peau sèche, et de l’avis d’une damoiselle, il suffirait de bavouiller sur la bande caoutchoutée, telle la ventouse pénible du GPS, pour qu’elle tienne définitivement. J’ai donc noté le truc et essayé illico.
Sauf que, baver sur une ventouse, c’est une chose, baver sur deux bandes de 10 par 50cm, s’en est une autre (c’est cracra, pis j’avais plus assez de salive moi). J’ai donc tenté tout simplement d’humidifier les bandes à l’eau du robinet :ÇA MARCHE !!! Ils ont tenu toute la journée, pis aussi le lendemain, pis le surlendemain…ouaiii, trop bieeen !
Un problème en moins, tiens ! (Non mais j’ai aussi des problèmes plus graves dans la vie…mais pas toujours les solutions… alors que là…)

Ainsi, pour bien comprendre se qu’on ressent en publique, avec un Dim Up qui se fait la malle, et pour paraphraser Lili-Puce, et bien, « on se sent nouille comme une patate ! »
Mais si.
Comme, du coup, entendant l’expression pour la première fois dans la bouche de ma fille, je lui demande :
- Pourquoi une patate ? C’est nouille les patates ?
Sa réponse pleine de bon sens :
- Ben oui, ça se fait manger tout le temps à la fin !!!
Pleine de bon sens, je vous le disais bien !

On remarquera, pour les lecteurs assidus de ces chroniques, que la puce, qui prenait en général référence sur les saucisses pour ces expressions fantasques ( Je roule comme une saucisse – Maman, tu es belle comme une saucisse – Oh, tu as la peau douce…comme une saucisse – etc, etc…) a choisi ici la patate. Aurait-elle une trop haute opinion des saucisses (qui se font pourtant elles aussi manger à la fin, diantre !)  pour changer ainsi de filon ? Le mystère reste complet. Bon, en même temps, saucisse/patate, on sent tout de même une certaine cohérence !
Tiens, ça me fait penser à un truc très bizarre (elle devait avoir quatre ans) qu’elle avait écrit sur un de ses dessins : München (MUNICH en Allemand donc) ! Avec, déjà, son gout prononcé pour les patates/saucisses, et son léger accent nordique, soutenu par des consonnes ma foi appuyées : « Che fais faire PiPi !… » par exemple, mon cœur avait fait un bon dans ma poitrine. D’où qu’elle sort ça encore ???!!! Elle n’a que quatre ans tout de même (et nous ne sommes pas d’origine allemande) ?!
Une vie antérieure qui expliquerait les saucisses et tout le reste ?...Bon, en fait non, elle avait juste recopié, au tréma près, ce qui était écrit sur le verre de bière posé près d'elle sur la table* ! Ok, dans un sens, je préfère !

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Une photo de Lili-Puce, n’ayant pas bu de bière, mais qui avait elle aussi demandé sa séance de pose avec sa mère photographe…autant vous dire que le mot « pose » ne convient guère !...
La suite des photos par là : blog4ever.com/photos/gamines
Ou même par ici (des portraits...): blog4ever.com/photos/portraits-studio

* Oups, en relisant ce texte, je me rends compte que dit ainsi, il semblerait que Lili-Puce s'abreuve de bière lorsqu'elle dessine. Que nenni encore une fois ! Il s'agit en fait de mon verre à moi, on est bien d'accord, que je remplis d'eau en fait, car je peux ainsi en boire plus à la fois que dans un verre lambda. Bon, parfois, il y a bien de la bière dedans (ça sert à ça aussi), mais la puce n'en boit guère (elle a décidé qu'elle n'aimait pas l'odeur...pourvu que ça dur...).


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