27/09/2011

Mon dentiste est sympa mais bon...


Notre ami Horace disait, il y a un certain temps déjà: « Carpe Diem ».
En gros :  Cueille le jour présent, quam minimum credula postero (sans te soucier du lendemain - pour les incultes).

Oui alors il me fait bien rire l’Horace et même si ce genre de petite phrase, peu faire des films sympas (« Le cercle des pouets disparus », à l’époque j’étais ado alors, forcément, j’ai adhé et ado-ré ), ça ne colle pas forcément aux aléas de la vie : va vivre le moment présent chez ton dentiste !
Pour tout dire, alors que j’étais sur son fauteuil en train de me faire détartrer (je sais, dans l’absolu, ce n’est pas grand-chose, mais en même temps, je me suis souvenu pourquoi j’avais laissé passer autant de temps depuis le dernier détartrage) ! Ce n’est ni zen, ni apaisant, ni excitant. Bref, ce n'est pas tendance ! J’en étais tout de même arrivé à penser que finalement, je serais bien mieux dans ma cuisine en train de faire le ménage. Car oui, le vendredi matin, c’est ménage dans la cuisine/sdb (le lundi/repassage-le mardi/courses-le mercredi/taxi pour muuuuultiples activités-le jeudi/laver tout par terre, ranger tout partout...). Je sais, dit comme ça, ça fait Bree Van de Kampf (la psychotique du bon ordre chez les Desperates Housewifes, moi qui ne suis ni psychotique - ou pas encore - ni ne sais garder ma maison en ordre) n’empêche, rien à ce moment là ne m’orientait à penser qu’un poète romain avait écrit un beau concept et que c’était le moment d’en profiter !

Moralité, ce n’est pas parce que c’est dit en latin que ça te fais du bien !
J’ai une variante : le latin dans le texte, ça dépend du contexte !
Bon, en gros, Carpe Diem, c’est bien sympa, mais c’est quand on peut !...

Tiens, d’ailleurs, autre situation où franchement, la théorie d’Horace, c’est du bidon : tomber en panne (de batterie) sous le tunnel de Fourvière (du coup, forcément, en plus du fait que tu ne roules plus, t’as même plus tes warning !...Voir les chroniques ahurissantes de ma 205). Bon, en même temps, tout est relatif: quelque part, tu es un peu obligé de le vivre à fond ton moment présent, parce qu’avec un peu pas de bol, c’est peut-être le dernier (pour tout dire, comme coup de la panne que je me suis fait toute seule, celui-là, hou là là qu’il était terrifiant !)

Il y a un truc aussi, où à chaque fois que je le fais, je me demande pourquoi je m’inflige ça, du coup, plutôt que d’en profiter comme Horace donc, j’ai juste envie d’en finir : regarder «Alien» ! Pourtant, je l’ai vu carrément gamine ce film ; il n’empêche qu’il est toujours aussi bien foutu et aussi flippant et aussi dégueu…
C'est comme cet autre moment où tu te demandes toujours ce que tu fais là : le manège où t’as voulu monter parce que tu t’es dit que ce n’est surement pas si terrible et en fait, c’est vraiment si terrible que le moment présent, tu le passes juste à essayer de ne pas vomir ton pâté végétal du midi sur le marmot d’à coté qui lui, se fend la poire mais c’est sans doute parce qu’il tient à épater sa copine qui elle, est restée sagement à coté de la caisse (elle, elle lit les philosophes grecques, pas les poètes romains).

Le cadeau du jour: la réflexion à haute voix et teinté d’angoisse de Lili-Puce devant le manège du grand-huit: « OUF QUE JE SUIS TROP PETITE !!!... » (tu fais moins d’un mètre vingt, tu montes pas dans le train).
Au moins, il y en a qui connaissent leurs limites !
 

Et l’histoire du jour, spéciale « vivre à fond le moment présent…mais quand on peut » :
Un docteur téléphone à son patient. Il lui explique qu’il a une mauvaise nouvelle ET une TRES mauvaise nouvelle à lui annoncer. La première, c’est qu’il ne lui reste plus que 24 heures à vivre…La seconde…c’est que ça fait déjà un jour qu’il essaie en vain de le contacter !!!

…Et la nuit, tiens, comment tu l’appliques ton Carpe Diem ? Tu mets ton réveil toutes les heures, du coup, chaque fois que tu te réveils, tu peux te dire : « Chouette, il me reste 6 heures à dormir…chouette, il me reste 5 heures à dormir… ». Sadique comme technique.
Bref, profiter et être heureux, et bien conscient d'être heureux tout le temps, dans l’absolu,  ça peut être astreignant !


09/09/2011

C'est le rentrée : YES !!!

Alors effectivement, on ne peut pas dire que j’aurais beaucoup blogué cet été mais j’ai une bonne excuse: les vacances. Pour une mère au foyer, ce ne sont pas des vacances !
Par contre, j’ai quand même bossé: j’ai pris des notes (plein) !

Du coup, en relisant tout ça, je me disais que, finalement, les enfants sont comme une sorte d'EXHAUSTEUR DE GOUT: ils vous donnent l’envie de goûter toujours plus à la vie en lui ajoutant quelques épices vous permettant de voir et ressentir les choses différemment. Merci les mômes ! (un peu moins de bruit peut-être, quand-même…)

Et en parlant de gout, voici ce que j’ai retrouvé dans mes notes :
Lili-Puce partage sont steak saignant avec son père (la puce est pour le moins carnivore alors que Fafa et moi sommes plutôt herbivores. Moralité: les chiens font parfois des chats...mais ils les aiment bien quand-même!) et l’inquiétude, d’un coup la gagne: « Papa, tu as mis du poison sur mon teask?! » (comprendre steak).
Vu la question, tu m'étonne qu'elle soit inquiète. Bon en fait, il ne s’agissait pas tant de poi-son que de poi-vre : la première syllabe étant la même, le mot lui parait cohérant ! Alors je vous rassure: son père n’avait mis ni poison ni poivre…il a par contre donné un jour, en toute bonne fois (quoique ça fasse sadique), un morceau de gingembre terrible à Princesse Fafa, croyant que c’était du choux chinois…on en entend encore parler !

Un après-midi cuisine avec Lili-Puce. Je lui dicte la liste des ingrédients pour le cake: 3 oeufs, 4 cuillères à soupe de farine… Remarque angoissée de la puce: « Mais…mais…faut pas de soupe dans les gâteaux ?!!! » Quelque part, c’est cohérent aussi (d'autant que la soupe, elle l'exècre) !

En même temps, il faut bien l’avouer, elle n’est pas non plus toujours fute-fute la petiote.
A la question pour un champion, de leur maman, enthousiaste: "Papy et mamie vont venir avec une surprise à la maison ! C’est quelque chose qui bouge… vivant…avec plein de poils…c’est…c’est… ???"
Réponse tonitruante de Lili-Puce : «  C’EST UN OURS !!! ». Heu non, c’est un chat, et logiquement elle était au courant, mais bon (…me fait peur quand-même parfois).


Elle garde pourtant une certaine forme de logique dans ses expressions.
Par exemple, quand elle se met au piano, elle récite invariablement la gamme ainsi: « Do-ré-mi-fastoche-la-si-do » !!! En même temps, c’est peut-être une forme de méthode Couhé: la musique, c’est trop fastoche !
Et tiens, la preuve en image: Mozart était peut-être un génie, mais Lili-Puce, elle, nous fait bien marrer !

 
Il y a par contre une fois où elle a réussi, le temps de quelques secondes à mettre le doute à son père sur ma capacité d’éduquer ses filles (et si, vous aussi, vous vous posez la question, merci de me faire part de vos remarques constructives…ou taisez-vous à jamais !).
Je leur demandais naïvement de raconter à leur patriarche ce que nous avions vu aujourd’hui à la télé. Réponse plutôt déconcertante de Lili-Puce: « C’était horreur ! » Hein quoi ?! Un film d’horreur ? « Oui, on a regardé horreur ! »…Explication de leur mère morte de rire : « C’est pour mieux leur forger le caractère…Mais non, je plaisante; c’était pas « horreur », ma puce, elle s’appelait Aurore, et on a regardé La Belle Au Bois Dormant !!! »

Ça me fait penser que l’année dernière, nous avions eut des voisins, très charmants d’ailleurs, dont la femme s’appelait Aurore et le mari Philippe !…comme dans le dessin animé quoi ! Question: ils l’ont fait exprès ? Ils se sont dit: « moi je l’épouse que s’il (ou elle) s’appelle comme ça » ? Bref, c’est mignon et pas commun…mais ils ont déménagés et on ne saura donc jamais la fin de l’histoire …comme dans tous les contes d’ailleurs !
Et entre nous, je trouve que c’est un petit peu facile de finir avec cette vague formule: « …et ils vécurent heureux et eurent… ». Moi je dis, si les filles avaient, à l’époque, écrit leurs chroniques de princesses au foyer, on aurait découvert une vérité moins pailletée (les princesses et les paillettes, ça va de paire) et il y aurait eut moins de non-dit!

Tiens, j’ai quand-même trouvé un signe de bonne santé mentale de ma benjamine (tout juste 4 ans). Un jour de vacances, plein d’aplomb, elle me sort : « Maman, on arrête la télé pace’que sinon, là, ça va faire trop ! » La voix de la raison !...enfin…on en aurait les larmes aux yeux...

Sa sœur, 6 ans et demi, nous agrémente elle aussi le quotidien de quelques perles.
A la question: « Quel est le nom donné aux bébés des dauphins ?...Les del... ? »...phineaux
Réponse empressée de Princesse Fafa : « …taplanes ! »
Les deltaplanes doncque dire…
Elle enchaine en m’assurant comme si de rien n’était qu’en fait, ELLE AIME PLUS LES DAUPHINS QUE MOI…SA PETITE MAMAN ! Le problème, c’est qu’étant sur ce coup là moi aussi à l’ouest (et un brin parano), je comprends mal la phrase, lui fait répéter (inquiète et affectée, l'air de rien, mais commençant déjà à me faire une raison), croyant qu’elle préfère les dauphins, animaux somme toute sympathique, mais bon, quand-même… à sa propre mère ! Bon, en fait, comme vous vous en doutiez car vous avez de la sagacité, vous, elle pense qu’elle aime tant les dauphins que c’est forcément plus fort que moi je ne les aime… On ne va pas non plus faire un concours de qui aime plus quoi, l’essentiel étant que je garde encore une certaine place dans son cœur.
A 14ans, on en reparlera sans doute(les dauphins risquent de regagner des points), en attendant, profitons z’en ! Et les dauphins n’ont qu’à bien se tenir s’ils ne veulent pas accoucher de deltaplanes ou autres monstruosités (del/toïde, dél/égué, dél/avage, dél/uge…)

 

Princesse Fafa à la Sainte-Victoire…oui je sais, ça ne se voit pas (la montagne), mais parfois, il faut savoir faire des choix !

Plus d'images sur le site: . blog4ever.com/photos/gamines

chroniques mère au foyer...

19/07/2011

TRAUMA ET CATA...PULTE A PIANO. (Bonus vidéo)

Alors voilà, toujours suite à ma petite opération, je suis censée rester plus assise que debout, j’en ai donc profité pour mettre à jour ma couture, mes neurones, le courrier,  les disques durs, les photos, bouquiner, rêvasser et, trier les vidéos familiales mettant ainsi la main sur LE film, expliquant peut-être l’origine de tous les traumatismes de Princesse-Fafa (parfois, on rêve que les choses soient aussi simples)…et  c’est fou aussi tout ce qu’on peut faire en restant assis !

Fafa a tout juste 18 mois lorsque nous avons décidé qu’il était bon de l’emmener voir l’exposition du Royal De Luxe sur les machines de spectacle afin de stimuler sa curiosité intellectuelle et culturelle et poétique (et/ou faire naitre une vocation loufoque).
L’exposition vaut le déplacement mais la puce commence a fatiguer un brin. Il est alors temps d’aller voir le clou du spectacle… Mesdames et Messieurs…LA CATAPULTE A PIANO !!!!

Oui alors, dit comme ça, ça peut sembler un peu abscons comme concept, alors que, dans l’absolu, c’est très simple: il s’agit d’observer une catapulte lancer un...piano (et puis voilà)

Et pour éviter les explications inutiles :


Sauf que, pour le coup, c’est le cas de le dire, c’est somme toute "un brin" bruyant; notre enfant, un peu jeunette pour apprécier à sa juste valeur toute la "beauté" liée à l'absurdité du geste s'est mise à hurler de terreur plutôt que d’applaudir folle d'enthousiasme. Enfin revenue à la maison il semblerait qu’elle tente inlassablement de communiquer quelque chose :


Des années de psychanalyse en perspective?

La séquence filmée est plutôt courte mais en vérité, notre fille n'a enfin commencé à psalmodier autre chose qu'au bout de... trois jours…non, je dramatise, ça n’a duré que 3 heures (jusqu'à ce qu'elle s'endorme d'épuisement donc). 
Mais 3 heures de badayadabooum, c'est long.
Sur le film, le rire est nerveux (si, si) mais cinq ans plus tard, elle se bidonne carrément en regardant la vidéo : pas "trop-matisée" finalement cette enfant (qui a dit "si ce n'est la catapulte, c'est donc sa mère"?!).
En tout cas, si plus tard elle ne fait pas cataplutrice comme métier, on saura pourquoi et si elle ne se réincarne jamais en piano droit, ce sera la faute au Royale de Luxe!

Quoiqu'il en soit, pas de regret d'avoir laissé entrer un peu de fantaisie dans la banalité du quotidien. Ce qui me permet de glisser une citation d’Audiard que j’aime bien: « Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière ! »Une citation qui me rassure en fait, même s'il y a une différence entre fou et fou-fou (je coche la seconde option...mon entourage confirmera...ou pas...)
 .


Titre de la photo: Ch'dong ! Ou nouvelle tentative pour traumatiser...la soeur!
A échoué aussi: la môme était morte de rire, et pourtant, on l'a lancer haut:


Pour info : linventaire des 80 Machines du royale de luxe.
La 77 me fait rêver. LE truc que je ne pourrais  faire que dans une autre vie si le basket existe encore : je n’ai aucun souvenir d’avoir mis un seul panier dans mon existence sauf en match de volley ! Du coup, ça ne compte pas. Bouh-snif…
1 . Ailes d’ange
2 . Bague à Jésus
3 . Baignoire roulante
4 . Broche de Jeanne d’arc
5 . Broche du Péplum
6 . Canon à neige
7 . Canon à œufs
8 . Canons à essence
9 . Catapulte à main
10 . Catapulte à piano droit
11 . Chiotte-solex
12 . Fauteuil qui marche
13 . Fiat 500
14 . Flammes brasero
15 . Galères de la bataille navale
16 . Girodoumdoum
17 . Gros canon
18 . Gros ventilo
19 . Grosse machine à fumée
20 . Petite machine à fumée
21 . Jacqueline la poule
22 . La mailloche
23 . La table & la plume
24 . Les boulets
25 . Les romains
26 . Machine à cucaracha
27 . Machine à coup de frein
28 . Machine à croquer les pommes de C. Deneuve
29 . Machine à cymbales


31 . Machine à faire tourner  les robes
32 . Machine à marcher comme un égyptien
33 . Machine à tartiner le nutella
34 . Machine à odeurs
35 . Machine à perspective
36 . Machine à saké
37 . Machine à sons du rhinocéros
38 . Machine à soulever les robes
39 . Machine à strip-tease
40 . Frigo-tempête
41 . Machine à tequila
42 . Machine à tirer les oiseaux mécaniques
43 . Maquettes des machines de la parade : Balançoire - Grande roue - Yoyo à cora - Girodoumdoum
44 . Maquette de la Girafe
45 . Maquette du Rhinocéros
46 . Marionnettes du 1er défilé de mode monoraillé
47 . Oiseau en tôle ondulée
48 . Orgue à feu
49 . Petit cheval du Péplum
50 . Scarabée mécanique
51 . Tartapulte
52 . Tour de Cameroun
53 . Toys
54 . Mur de Lumière

55 . Vélo démultiplié
56 . Yoyo à cora
57 . Machine à servir le vin
58 . Machine à casser les verres
59 . Le Cyclo
60 . Machine à Calder
61 . Char du pharaon
62 . Grand écran
63 . Moto ascensionnelle
64 . Hale Bopp - Moto (sens)ascensionnelle
65 . Machine à porter les lustres
66 . Maquette du Géant
67 . Machine à applaudir I
68 . Machine à applaudir II
69 . Mecaniek froe froe tchiek
70 . Rêvesurroues
71 . Table pour un roi fou
72 . Vélo tampon
73 . Maquette du Mobile-Homme
74 . Maquette de Roues-Âge
75 . Piano à poules
76 . Tronçonneuse ascensionnelle
77 . Machine à mettre des paniers (de basket) à tous les coups
78 . Tortue-Luth
79 . Dinorndus inepstus
80 . Surprise…


Et pour plus d'actualité, la page facebook du site: mere-au-foyer-mais-pas-que/1406337782921699?fref=ts




28/06/2011

De l'effet indésirable du hoquet sur sa convalescence.

Récemment, j’ai dû subir une petite opération, avec anesthésie générale qui m’a ainsi permis de découvrir tous les sympathiques effets collatéraux d’une hospitalisation.

Je me suis dit que, depuis le succès de la série urgence, le sujet intéresserait sans doute; ce succès étant dû en partie à la curiosité excessive de certaines personnes vis-à-vis de ce qui se passe dans les pires moments de l’existence d’autres, et, d’autre part et tout de même, à la présence de George…Clooneybien sûr. Prononcer son nom m’évoque généralement le plan de sa démarche, so smart (bourré en fait), devant un camping-car (et pourtant, c’est pas glamour un camping-car) d’ « Une Journée en Enfer » de Rodriguez et Tarentino, et du regard qu’il lance à Juliette Lewis (à la caméra en fait, à nous, quoi !) à la 23ème minute du film pour être exacte…mais je m’égare (bon, en même temps, s’égarer sur George…)

Bref, revenons à nos goutte à goutte, incisions, urticaire au lit d’hôpital et autres détails croustillants et/ou sanguinolents. J’n’aime pas les lits d’hôpitaux. Ceux qui suivent (les chroniques) savent aussi que j’urtique (du verbe urtiquer car chez moi, l’urticaire est tout un art) lorsqu’il fait froid: j’n’aime pas non plus le froid. Rajouter de l’urticaire aux trous dans le jardin(aux gants de jardinage en fait), au boulot (véridique: je rentre dans l'entreprise*, suis pleine de boutons/je ressors, j'ai plus rien!), aux médocs, etc, etc…
*pas le vaisseau de Star Treck, juste la boite où je bossais avant.

Alors en gros, et pour résumer (oui, je sais il est grand temps de résumer un peu), l’opération m’a plus ou moins fait le même effet qu’une monstrueuse et masochiste séance d’abdos, effet qui m’a du coup confortée dans l’idée que pour le reste de la semaine, et sauf besoin impérieux ou effet de surprise, plus jamais je ne tousserais, ni n’éternuerais, ni, supplice ultime, ne hoquèterais (il y a certains verbes qui, conjugués à certains temps, sont pour le moins cocasses).
Autre effet secondaire notoire: pour le compte de l’opération, on m’a remplie de gaz, tel un vulgaire ballon de baudruche (oui, ça fait toujours plaisir, et non, je ne sais pas par quel orifice exactement il est injecté) et donc, durant plusieurs jour après l’opération, le temps que le gaz se disperse (non, je n’indiquerais pas non plus son itinéraire de dispersion …quoiqu’il passe par l’épaule droite, qui reste ainsi paralysée de douleur 3-4 jours. Le chirurgien m’avait d’ailleurs prévenue: c'est un gros pénible ce gaz !) donc, le gaz se disperse donnant l’impression de se croire à un bon 5000m d’altitude, avec le souffle coupé au moindre effort, et pire, au moindre mot prononcé trop fort !

Du coup, me voilà enfin raccord avec mes vœux prononcés pour la nouvelle année 2010: ne plus crier sur les filles. Alors, oui, je sais, ces vœux, ils datent un peu, mais en fait, vu l’échec total qui a suivi, je n’ai même pas osé les renouveler publiquement en 2011…me suis sentie trop nulle… réessayerai dans 3 ou 4 ans (tout le monde dans la maison aura logiquement atteint l’âge de raison: j’ose utopier, parce que j’aime bien inventer des mots, que ce sera plus simple).
Bon, par contre, la méthode du «je me fais opérer pour ne plus avoir de souffle pour crier bêtement sur ma progéniture » n’est pas forcément LA solution absolue. Vous voyez les rêves où vous êtes poursuivie, et vous criez tant et plus pour appeler à l’aide mais les sons, rien à faire, ils ne sortent pas ; et bien, c’est exactement ça. Totalement oppressant en fait.

Et puis tiens, autre effet collatéral, j’ai battu mon record de télé regardée non-stop: 12h30 ! Alors oui, c’est un bon truc pour faire passer les piqures, les plaies, les entubages (appelons ça comme ça) et les impatiences. Alors non, le dernier terme n’est pas dû au fait, quoique véridique, qu’on ait vraiment trop envie de rentrer chez soi, mais lié en fait à une maladie, sans doute au top 10 des plus crétines: le Syndrome des Jambes Sans Repos ! SJSR pour les intimes. Ben si ça existe (vous pouvez même vérifier sur sjsr.fr) !
Alors, c’est un syndrome qui comme le nom l’indique, commence par les jambes, mais peut s’étendre au reste de l’anatomie s’il est bien exploité, et qui consiste à avoir l’envie irrésistible et brutale de bouger constamment ses membres sous peine de devenir fou. « L’impatience » s’installe au niveau des articulations, particulièrement lorsque vous êtes très fatigué, la nuit, à la chaleur, durant la grossesse ou par manque de magnésium…ou tout à la fois, et vous vous retrouvez donc à vous retourner malgré vous comme une crêpe en moyenne toutes les cinq secondes avec, pour autre effet somme toute gênant, de rendre votre conjoint un tant soit peu irritable. Porté à un certain point, certaines personnes en perdent totalement le sommeil.
Et du coup donc, attachée à des tuyaux de tous cotés, sur un lit d’hôpital, le syndrome peut  agacer quelque peu (voir, vous embarquer à la limite de l’hystérie) !

Enfin bon, sinon, ça va.
Très bien même d’ailleurs.
 

Allez tiens, soyons bucolique: photos prises, comme vous vous en doutez, car vous êtes perspicace, dans un champs de coquelicots…et allez hop, nouvel effet collatéral: rhume des foins absolument terrible pendant trois jours. Conclusion: les coquelicots, c'est sournois ! (et l'urticaire aussi).

Plus d'images, et de fleurs, sur le site photo: blog4ever.com/photos/flower-power


20/05/2011

Problème résolu et ingratitude

Il y a quelques années, nous avions eut « quelques » soucis psychosomatiques avec Princesse Fafa, particulièrement accentués à la naissance de sa sœur et évoqué dans certaines chroniques. Du coup, je me disais que si, pour une fois, en tapant sur google « trichotillomanie, problème résolu » certains pouvaient retrouver espoir, (taper le nom d'une maladie sur internet étant hautement anxiogène) alors je n’aurais pas perdu mon temps.
On ne sera d’ailleurs jamais assez reconnaissant envers l’excellente psychothérapeute qui l’a prise en charge et qui, en « quelques » séances, a enfin permis à notre fille d’avoir une chevelure flamboyante ! Magnifique revers de la médaille d’ailleurs, puisque aujourd’hui, c’est la première chose que l’on admire chez elle !...
Les causes sont souvent différentes et multiples. De notre coté, il y a eut, entre autre, un problème durant la grossesse : placenta mal placé et nourriture qui ne passait presque plus par le cordon. La petite, qui n’avait que trois ans à l’époque, a écouté toute l’explication qui nous a fait l’effet d’une révélation, à la fois pour elle et pour moi…en quelques jours (je résume un peu, hein), les cheveux repoussaient ! Et magnifiques avec ça !
Bref: un problème en moins !
 


Bon, alors, tout cela ne l’empêche pas aujourd’hui d’être gentiment effrontée, mais plutôt pertinente, avec sa mère. Bref, légèrement ingrate !
Extrais de conversation :
- Fafa : Moi je voudrais aller au CE2, et puis ensuite au CE3, CE4…
- Moi : Et non ma puce, on dit CE2, et ensuite CM1, CM2…(Princesse Fafa en veut plus) et bien ensuite, c’est le collège avec la 6ème, 5ème…, et puis le lycée avec la seconde, première et terminale, et puis ensuite, on fait des études pour choisir son métier…
- Et ben dis donc !...Et toi, tu as fait tout ça … pour être maman !!! (Fafa est morte de rire)
OK, d’accord, prends ça dans la figure.
A quoi elle rajoutera quelques minutes plus tard : « Dis donc, t’as vu, t’as un gros ventre, ça dépasse (du T-Shirt) ! ».
Je croyais qu’on ne frappait pas une personne à terre.

En même temps, dans la même semaine (les filles doivent se concerter, ce n’est pas possible), j’avais déjà eut droit de la part de Lili-Puce, et à quelques minutes d’intervalle, à plusieurs remarques bien appuyées:
- Maman, t’es trooooop belle ! »
J’avais, en fait, juste mis une robe au lieu d’un éternel jean…mais je retiens la petite phrase (je fais bien d’ailleurs, ça va se dégrader)
- Maman, pourquoi tu as plein de boutons sur la tête ? (comprenez: le visage)
Bon ben j’ai peut-être mangé du chocolat ou de la charcuterie…et puis aussi, il y en a qui ne sont pas des boutons mais des grains de beauté; faudrait voir à ne pas confondre non plus.
- Maman, on voit ta moustache.
Oui. Alors là, c’est méchant et petit : je ne répondrais même pas ! (mais il faudrait peut-être que j’étudie quand-même la question : c’est le printemps, ça y est, il y a tout qui repousse !)

Du coup, j’ai récemment tenté de re-traumatiser la grande (sans le vouloir, les psy c’est gentil, mais ça coute cher !).
Princesse-Fafa nous interrogeait dans la voiture, moi et sa sœur, sur nos couleurs préférées. Sa cadette aime le rooooose et le violet (et puis le jaune, le rouge, le vert…)
Bref, de mon coté, je suis plus subtile (je suis un peu peintre tout de même), je nuance et lui annonce du vert anis, du jaune mordoré, rouge carmin...
Elle me demande alors si j’aime le rose clair, à quoi je réponds fermement que franchement, ce n’est vraiment pas la couleur que je préfère…
Silence dans la voiture… suivi de terribles sanglots :
- Mais maman, c’est la couleur que j’ai choisi pour toi, pour le cadeau de la fête des mères !!!... »
Hou la boulette !...
Comment s’en sortir ? Avec des : « Non, mais tu sais, quand tu me demandais mes couleurs, je pensais plutôt a celles que j’aime pour décorer la maison, pour les coussins ou les murs…Et puis regarde, j’en ai une de robe avec du rose clair (et surtout du rose foncé...mais c'est vrai que je ne l'a met pas bien souvent), ça veut bien dire que je l’aime comme couleur, hein ? »...Fafa est inconsolable.
Bon trois jours plus tard, elle m’a averti qu’elle m’avait préparé le plus beau cadeau du monde, du moins, de la classe : le traumatisme a l’air dépassé, un autre problème en moins.


NDA 2016 - Fafa et sa chevelure de feu sur le site: http://blog4ever.com/photos/cheveux-de-feu-1
 


chroniques mère au foyer

09/05/2011

Sacré Voltaire (suite et fin).

Après les trous dans le jardin, je me suis trouvé un nouveau travail de forçat: ramasser des cailloux ! Plein !
Parce qu’il parait que pour planter du beau gazon, le plus important, c’est de préparer la terre...sauf que c’est très long, et les cailloux, pour tout vous dire, une fois accumulés, c’est très lourd. C’est « un peu » répétitif aussi, ce qui a entrainé un petit effet secondaire très amusant(en plus d'en rêver la nuit): celui d’avoir le réflexe de les ramasser partout où je passais (chemin, parc, jardins d'amis…). Oui, à ce niveau là, c’est obsessionnel, on peut le dire.
Heureusement, je m’octroyais de ci de là un peu de repos : la pause déchetterie !
Alors, l’important, quand on fait quelque chose, c’est de le faire avec un minimum de plaisir, et d’être bien accompagné.
Merci donc à radio Nova qui a rempli mes allers-retours fastidieux de vraies bonnes ondes musicales (pas de soupe commerciale, et un petit "Proud Mary" en bonus, me permettant de brailler en cœur dans la voiture, j’adhère, c’est sûr) !

Mais revenons à nos moutons / nos cailloux.
Je me rends donc à la déchetterie.
Ma mission: trouver ma future victime ! Oui, le gars sympa qui va m’aider à vider mes trois gros seaux de caillasse ! Ceux qui m’ont déjà fracassé le dos pour que je les monte dans la voiture…
D’où une nouvelle technique pour limiter mes dégâts osseux, mais bousiller ma petite voiture toute neuve: vider les pierres directement dans les seaux placés dans la voiture…avec toute la poussière que ça suppose. La voiture neuve à comme qui dirait perdu de sa superbe mais mon dos me dit merci. En même temps, l’odeur pénible et écœurante de voiture neuve a été rapidement dissimulée par celle de la poussière en question. Technique efficace, pourtant, je ne la conseillerais peut-être pas à mes amis…ou alors, à ceux que j’aime moins.

Bon, à ce stade des travaux, je me permets de poser une question: peut-on être sexy avec des bottes en caoutchouc et des gants Mapa ?
Alors, la réponse, à priori, est : bof. Quoique, avec un petit débardeur, ça puisse faire son effet (enfin uniquement pour ceux qui aiment le caoutchouc et la gadoue)… Sauf que, le débardeur choisi, à force de lavages intensifs, avait quelque peut rétréci, et porté avec un pantalon taille basse... j’ai subi comme qui dirait un effet secondaire: le bronzage crétin !
Imaginez: un bandeau de bronzage, de quelques centimètres uniquement, au bas du dos !  Merveilleux.
Bon, peut-être aussi que le détail qui gâche et qui n’a pas aidé, ce sont les barrettes. Celles que j’ai du emprunter à mes filles (mes filles n’ont forcément que des barrettes bien kitsch). Ben oui, le problème avec une coupe dégradée, c’est qu’au bout de vingt minutes, même attachés, les cheveux vous reviennent forcément dans les yeux, et c’est pénible (déjà que les trous et les cailloux c’est pénible aussi). Alors, effectivement, Julien Doré avait tenté de remettre les barrettes au gout du jour…mais je ne suis pas sûre que ça ait bien prit comme mouvement.
Bref, le jardinage intensif, pour être féminine et sexy, ce n’est pas le top (…les jours et les semaines qui suivent un accouchement, ce n’est pas terrible non plus…mais je m’éloigne).

Autre révélation (outre le fait qu’il faut que j’arrête de porter des débardeurs trop courts): je sais (un peu) me servir de baguettes de sourciers !
Alors oui, je vous l’accorde, ça ne va pas me servir tous les jours. Mais bon, ça fait toujours plaisir de savoir qu’on sait faire un truc nouveau, non ?
Et puis, pour creuser les tranchées pour l’arrosage, sans aucun plan des canalisations déjà existantes, ces petites baguettes, elles nous ont bien aidées.
J’en profite du coup pour remercier aussi toutes les personnes qui sont venues nous donner un coup de main parce qu’on en avait bien besoin, et que ça nous a vraiment touché.
Bon, sur ces paroles pleines d’émotions je vous laisse, j’ai un gazon à surveiller moi.
 


Apparemment, je ne suis pas la seule à le surveiller: les extra-terrestres ont l’air de s’y intéresser aussi !
Ce qui m’étonne, c’est que leurs soucoupes volantes ressemblent à de grosses ventouses roses disposées en pétales de fleur… serait-ce un message genre « peace and love » ou juste une ruse pour tromper l’ennemi et piquer nos graines de gazon comme l'ont déjà fait les fourmis et les pies ?...Le mystère reste entier.

06/05/2011

Voltaire a omis deux ou trois détails...

Alors effectivement, notre ami Voltaire a fait dire par Candide que pour trouver son bonheur (je résume un peu, hein), «...il faut cultiver son jardin ».
Sauf qu’il ne dit pas tout : c’est du boulot et on est content aussi quand ça s’arrête !
Bon, pour tout dire, on s’est attelé à la noble tâche de refaire entièrement l’extérieur: plantations et gazon (on n’avait pas le choix, ça ne ressemblait à rien), sauf qu’entre temps, on s’est rendu compte qu’il était tout aussi futé de rajouter l’arrosage automatique.
On s’était donné quelques semaines, en gros, on a mit trois mois...

Coté plantations, ce n’est pas tout d’avoir quinze oliviers à la maison, c’est somme toute un brin répétitif, on s’est dit qu’on allait aussi rajouter plein d’autre choses.
Alors, il parait qu’un homme qui plante un arbre ne peut pas être mauvais. Au moins, avec tout ce que Mon’Homme a planté, je suis aujourd’hui tout à fait rassurée sur sa moralité.
Par contre, je serais tout de même intéressée de savoir si ça marche aussi pour une femme qui planterait des arbustes ?! Ne serais-je qu’à moitié bonne ?

Quoiqu’il en soit, Le Bon* a dit: « Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi… tu creuses. ».
Du coup, n’ayant aucunes armes de guerre à la maison (le pistolet à eau s’est même enrayé) on a bêtement dû creuser tout les deux et pour tout vous dire, au premier trou, on y met toute son énergie, au deuxième, on commence à savoir ce que c’est, on commence donc aussi à se ménager…au douzième, la pluie commence à tomber, dans un sens ça ramollira la terre, mais d’un autre coté, vous avez juste envie de rentrer vous faire couler un bon bain et d’aller vous mettre des pansements sur chaque ampoule et pleurer un peu aussi à la rigueur.
Ça me fait penser que j’ai gardé aussi plein de boutons bien démangeant, un bon mois, sur la main droite uniquement (du genre qui vous réveille la nuit tout de même). Urticaire à la pelle peut-être (je n’aime pas creuser, c’est sûr), ou prémices d’une maladie très orpheline (vous pouvez m’envoyer toute sorte de dons si ça vous amuse, pour les pathologies rares, ça se fait. Par contre, n’envoyer plus rien à planter SVP).

Quoiqu’il en soit, maintenant c’est fait, et on aura en plus des 15 oliviers : 3 cyprès, 3 lauriers sauce, 2 figuiers, 2 néfliers, 2 arbousiers (arbre qui fait des fruits genre fraises tagada: trop mignon), 1 cerisier, 1 palmier, 1 mirabellier, 8 photinias, 8 lauriers roses (ou rouge, ou abricot…), 6 pittosporums, 2 jasmins, du romarin, de la lavande, des fleurs, des tomates, des mauvaises herbes, des trucs qu’on ne se souviendra même plus ce que c’est, etc, etc…


* Il s’agit bien entendu de Clint Eastwood (mon héros depuis mes dix ans, ex aequo avec Harisson Ford) dans « Le Bon, La Brute et le truand ». Du coup, pour passer le temps en creusant, je me rejouais la scène du cimetière … sauf que personnellement, je n’ai trouvé aucun trésor...mais en ai planté tout plein !
 

Non, ceci n'est pas une photo de notre jardin.


La plantation de cerisiers investie par Lili-Puce.

Et sa version plus...surréaliste:


Plus d'images en superpositions sur le site photo:  .blog4ever.com/photos/les-vibrantes-1