02/07/2010

Mes galons de mère indigne.

Semaine dernière, semaine chargée : avons acheté ET vendu une maison !
Enfin, nous avons acheté une maison (surtout lui : c’est fou comme on n’a pas de sous lorsqu’on ne travaille plus) et j’ai vendu l’appartement parce qu’il m’a laissée toute seule, non seulement avec nos deux petites choses rigolantes, hurlantes et gigotantes, mais aussi avec la banque, les agences, le notaire, le compromis, une otite, une constipation à n'en plus finir de la petite (c’est fou comme ça peut vous compliquer l'ordinaire une constipation et comme ça fait souffrir)…pour partir deux semaines en stages…à Harvard ! Bon, allez, d’accord, vas-y (on ne va pas à Harvard tous les jours, non plus), je gère (suis trop forte).
Bon, je n’ai pas trop mal assuré: appartement vendu (et bien vendu) en deux jours, double rendez-vous pour signatures des compromis et coups de fil top importants passés tout en essuyant les fesses de l’une ou l’autre de mes filles : on est mère au foyer ou on ne l’est pas. Tiens, j’ai même retrouvé la famille hibou autocollante de Lili-Puce dans le dossier de prêt immobilier : ai-je perdu en crédibilité auprès de mon banquier ?...

Par contre, mon cerveau ayant été quelque peu encombré par une charge de paperasse soudaine et conséquente, j’ai subi quelques lacunes côté super maman au foyer qui assure.
Premier bug avec Princesse Fafa rentrée d’un anniversaire moitié enthousiaste/moitié déshonorée: « Maman, tout le monde a donné son cadeau…sauf moi…snif, bouh, soupir… »
Hou ben tiens, effectivement, tu n’as pas tord : ÇA CRAINT !!! J’ai complètement zappé le cadeau, pourtant bel et bien acheté et « presque » préparé: j’avais prévu que ma fille décors le paquet le matin même…mais quantité de coup de téléphones (agences, acheteurs, déménageurs…) oblige, j’ai oublié ! On y est retourné en courant et pour se faire pardonner, elle a gagné deux babioles supplémentaires...et trouvé le paquet très joli : Princesse Fafa s'est donné un mal fou pour consoler (récupérer) sa copine. Heu, désolée. On revient un peu tard. C’est un peu la honte, non ? Pas plus que ça ?

OK, alors, du coup, j’ai décidé de mettre la barre un peu plus haut : enfermer Lili –Puce (pas encore trois ans) dans la voiture et laisser les clés à l’intérieur !
Ha oui, c’est ballot ça. Bon, en fait, ce n’est pas trop le mot exacte qui m’est venu à l’esprit. Après un monstrueux chapelet d’injures, j’étais juste en proie au découragement et à l’effroi le plus totale; la petite me regardant de ses grands yeux étonnées derrière la vitre, pendant que je tentais désespérément de lui faire comprendre qu’il fallait qu’elle essaie de se détacher (sinon, ça aurait été trop simple) et de lever le loquet de la portière et de rester calme. Peine totalement perdue: merci la sécurité enfant et son blocage du loquet et merci le siège auto duquel on peut enlever les bras, à la rigueur, mais jamais, au grand jamais, les jambes ! Lili-Puce se décourage et sanglote. Maman (mais pas que), reste calme mais s'auto-flagelle intérieurement: "t'es vraiment la reine des c..." (laissons tomber les synonymes).
Je vous passe les détails du « comment c’est arrivé » (en gros, au supermarché en fermant le coffre pour poser le chariot…) et irait droit au dénouement: après moult péripéties (elle est restée une bonne demi-heure à l’intérieur tant qu’à faire) et échec total pour lui faire comprendre qu’elle pouvait aussi essayer de descendre la fenêtre, même si, en règle général, elle n’a surtout pas le droit de le faire, là, franchement, c’était le moment d’essayer et de se faire plaisir: non mais tu vas la descendre cette p...de saleté de fenêtre de m...!!!...La vitre fait tampon...et puis je ne le dit pas vraiment...mais je le pense si fort !  Lili-Puce est en larme, effondrée: elle ne comprend pas, elle n’y arrive pas !
Comme on était au supermarché et qu’il y avait un magasin Feu-vert à côté (allé, je leur fait un peu de pub, ils ont sauvé ma gamine tout de même…et sans abîmer la voiture), le gars de la sécurité du supermarché que j’étais allé chercher, est allé lui aussi chercher du renfort de ce coté là et grand bien lui en a pris.
Je sais maintenant m’introduire dans la voiture des autres sans casser la vitre ou forcer la serrure: avec un gros tournevis et un cintre. Passez le tournevis par le haut de la portière, faites glisser le cintre dans l’entrebâillement créé (cintre préalablement coupé et auquel vous aurez donné la forme d’un crochet pour attraper le loquet) et ouvrez. Bon, ça peu prendre une bonne dizaine de minutes tout de même, mais ça marche !...en tout cas sur les modèles avec loquet.
Et la voiture n'a même pas été esquintée...ma fille non plus d'ailleurs (à quelques traumatismes psychologiques près)! Le petit gars de Feu vert a croulé sous les remerciements de moi-même et Lili-Puce (toute émotionnée et à sa façon: "Maci môssieu") m’étouffant de ses câlins.
Mes galons de mère indigne, je vous le disais.


D'accord, ça mérite bien une bonne brochette de fraise (fabrication Lili-Puce) cette petite aventure là.

20/06/2010

Le coup du couteau.

Un repas animé (c'est le moins que l'on puisse dire):
Princesse Fafa (5 ans et demi) vient de se planter une méchante arrête de poisson dans le palais, et a donc décider de ne plus manger de poisson de toute sa vie (plus ou moins).
Après moult négociations, elle accepte de manger si je lui donne moi-même à la fourchette, en vérifiant morceaux par morceaux (nanomètres par nanomètres en fait, sinon elle crie).
Etant debout à coté d'elle, Fafa regarde mon ventre « légèrement » arrondi (je venais d'engloutir deux grosses tranches de pastèque: il faut bien que ça aille quelque part), et se moque (non mais franchement !) en me disant qu'il y a comme un bébé dedans (je démens formellement cette rumeur).
Elle enchaine donc sur LA question, LA fameuse, qu'il faut bien poser un jour : « Mais maman, en fait, comment on fait un bébé ?????????... »
J'essaie alors de bien cibler la demande, afin de savoir si elle veut que je lui explique comment ils sortent du ventre, ces bébés, ou "comment ils y rentrent". Limitons la réponse à l'essentiel si possible.
Elle choisi forcément l'option B.
Bon ben faut expliquer alors. Je ne m'en sors pas trop mal à priori, car plutôt que de paraitre étonnée au choquée, elle est plutôt morte de rire. Et lancée sur sa course, je l'entends poser une toute nouvelle question; de celles qui sont pénibles à la longue (car on se les pose soi-même assez souvent): « Mais maman, en fait, pourquoi tu as des poils, toi ?... »

Gros soupir de maman, sauvée par le gong si on peut dire.
Le gong en question s'appelle Lili-puce.

Absorbées par nos questions réponses, on ne l'avait écouté que d'une oreille discrète se plaindre de manière répété. Et puis, profitant du fait que je n'avais que très relativement envie de répondre à la dernière question, je tends un peu plus l'oreille sur ce qui se passe à la ronde, et entends alors nettement Lili-Puce psalmodier à qui voudrait bien l'entendre (sa mère, en fait) : « Mômaaan, j'ai peuuuuur !!! Mômaaan, j'ai peuuuur !!!... »
Je sursaute alors violement, saisie par la vision d'horreur qui s'offre à moi : ma fille est debout, avec son bavoir en plastique, dans lequel est tombé un couteau étonnement pointu, et prêt à l'égorger !!!!


Je me précipite (non, je n'ai pas pris le temps de faire une photo, par contre, je maitrise bien Photoshop et les photomontages, et la puce aime faire le clown), partagée entre l'effroi et une terrible envie de rire. C'est d'ailleurs un méchant fou-rire qui a gagné tout le monde (un peu moins Lili-Puce tout de même) une fois le couteau bien remis à sa place.
A ceux qui se demanderais pourquoi ma fille se balade ainsi, j'ai tout de même une explication rationnelle (si, si, vraiment): pendant mon cours d'éducation sexuelle, la petite (bientôt 3 ans), s'était proposé de commencer à débarrasser la table (si c'est pas mignon, ça), sauf qu'en voulant attraper, dans mon assiette, la peau de la pastèque pour la jeter à la poubelle, mon couteau, placé devant, lui est tombé dessus (le bougre)!

On notera que du coup, on ne sait toujours pas pourquoi j'ai des poils.
La vie et ses mystères…

07/06/2010

On ne joue pas de la flute avec des jambes de Barbie.

Voilà le cas typique de phrase (celle du titre) qu'on ne s'imagine pas, un jour, avoir à prononcer.
N'empêche qu'il existe une explication quasiment rationnelle à tous ceci: mes filles ! (Juxtaposer les termes « rationnelle » et « mes filles » me parait osé, mais bon…)
Elles jouaient dans leur bain, en se tapant vaguement dessus, jusqu'à ce que ça dégénère grave (incroyable, non ?).
L'une des Barbies est écartelée (en plus d'être noyée), afin de démembrer résolument son grand corps de pouf et que sa jambes soit réutilisée dans une toute nouvelle fonction : flute à bec !

Pourquoi s'interposer me diriez vous ? Pourquoi ne pas assister simplement, et avec délice, à la mise à mort d'une Barbie (une de moins !!!) ?

Tout simplement parce que cette Barbie là n'est pas censée s'écarteler (irréparable par la suite et gros drame potentiel envisageable), en tout cas, elle résiste bravement, alors que l'autre (j'ai deux filles donc deux Barbies), est déjà en pièces détachées. En toute logique, j'ai deux filles (on le saura), la Barbie a deux jambes, donc chacune devrait pouvoir jouer de la flute à bec avec (qu'est-ce qu'il ne faut pas expliquer dans la vie…). Sauf que Princesse-Fafa a décidé de ne pas prêter SA deuxième jambe à sa sœur larmoyante (elle en fait des tonnes et l'eau gicle de tous cotés); les cris et les coups fusent, et je décide alors d'intervenir avec ma formule étrange mais définitive citée plus haut: « de toute façon, on ne joue pas de la flute avec des jambes de Barbie », afin d'interrompre clairement cette séance de torture barbiesque… et de musique douteuse.

En vérité, les jambes de Barbies ont déjà subi d'autres utilisations déconcertantes : baguettes de tambour, micro, gratte dos…
Voici d'ailleurs un extrais de conversation surréaliste avec Fafa :
Moi : Tu fais quoi là ?
Elle : Ben, je tricote.
Moi : Le rideau du couloir ?
Elle : Ben oui.
Moi : Mais avec quoi ?
Elle : Ben, des jambes de Barbie !
Moi (intérieurement) : Oui, c'est bien ce que je craignais…
En même temps, faire de Barbie un objet enfin utile est sans aucun doute un signe d'intelligence supérieure (au moins).

Pour tout dire, dans le genre phrase inepte, ma digne fille, Fafa, n'est pas en reste.
Elle écoute le générique de Grabouillon, se tourne vers sa sœur, et d'un air fort docte, lui explique :
-Tu sais ce que ça veut dire « un chien-calme » ?
Sa sœur la regarde intensément en attente du dénouement…
… -ça veut dire un chien qui est calme. 
Elle rentre au CP l'année prochaine, on n'est pas inquiet du tout…
Mais je me moque, alors que je me souviens parfaitement, qu'un peu plus âgée qu'elle, j'avais proclamé haut et fort, à qui voulait l'entendre, ma splendide découverte-à-moi du jour : « Hé les gars, vous savez quoi, Bonjour, ça veut dire bon-jour et Grosminet ça veut dire Gros-minet !!!! »…et fière et gonflée d'orgueil avec ça !
En même temps, j'en connais qui on mit des années à comprendre toute la subtilité du mot « Potao » : un pot à eau !...mais je ne citerais pas de nom…pas même sous la torture… d'une Barbie…qui n'a que ce qu'elle mérite…


Preuve qu'on peut tricoter un rideau avec des jambes de Barbies !

26/05/2010

Moi je trouve ça mignon (mais bon, ce sont mes filles...)

Petit florilège de mots d'enfants charmants (ce sont les mots d'enfants, qui sont charmant, pas forcément les enfants en fait…enfin parfois…faut voir…)

Mais pour ceux qui préfèreraient, à ce qui va suivre, les annonces immobilières à 2 euros, en voici une si joliment tournée :
DESCRIPTION : 
Dans une petite résidence coquette (petite + coquette = riquiqui), villa aux prestations haut de gamme et de bon ton (oh que c'est bien dit !) d'une surface d'environ 100 m2 avec un jardin de 60 m2 environ dans lequel un spa serait très agréable (tu m'étonnes.). Rez de chaussée: salon/salle à manger et cuisine ouverte à aménager (gros budget à prévoir en plus) d'environ 60 m2 donnant sur une terrasse - wc avec lave-mains (c'est intéressant). 1er étage : 3 chambres.
Le tout mitoyen des deux cotés, bruyant et cher. Oui je sais, ce sont les prix du marché…il parait…c'est n'importe quoi, oui !

Mais je m'éloigne (et je m'énerve).
Voici donc, tout d'abord, un extrais de Lili-Puce (bientôt 3 ans) essayant, toute gonflée de fierté, de compter en anglais : « For-fi-fi-for-fave »OK, presque.
Elle décide ensuite d'observer ses bobos (au cas où sa maman-mais pas que- qui n'a que ça à faire, compatirais) : « Là ça va mieux/là ça pas va mieux/là ça va mieux... ! »

A quoi sa sœur, qui s'est réveillée de mauvais poils, répond (il n'y a pas de raison que seule sa mère ait des problèmes de pilosité): « Il ne marche pas cet attrape cauchemar ! ».
Il faut que je vous explique : à l'école, la maitresse, et c'est tout à son honneur, leur a fait fabriquer un attrape-cauchemar à la manière des indiens d'Amérique. C'est un fil de fer en chenille, décoré de fils de raphia : ça ne ressemble à rien et étonnement, ça ne marche pas ! On a décidé de le mettre sous l'oreiller (au moins, personne ne le voit : c'est si peu joli que ça pourrait bien être LA source de ses cauchemars...).

Princesse-Fafa pose également de charmantes questions, à l'occasion, à sa sœur : « Tu veux être mon chien ? » Oserais-je le demander un jour à leur père ???
Elle m'a également expliqué, toute heureuse, que demain, à l'école, il y aura une surprise :
Fafa : c'est un bébé !
Moi : Oh, c'est mignon !
Fafa : On va le mettre dans un placard.
Moi (un brin inquiète) : ??? Ha bon ?
Fafa : Non mais on va laisser la lumière.
Moi (moyennement convaincue) : Ha bon. (Oui, je sais, je me répète…mais que voulez-vous, je ne trouve pas les mots)
Fafa : En tout cas, c'est vivant !
Et c'est censé le rester longtemps ? C'est quoi ce truc ?
OK d'accord, c'était une couveuse. La maitresse a craché le morceau après mes menaces de dénonciation pour maltraitance sur chose vivante dans un placard.
 
Et aller, une petite dernière pour la route :
La grande joue plus ou moins à la maitresse (elle joue à la grande, quoi) : 
Princesse-Fafa : Allez les enfants, ont va se faire troooop belle !
Lili-Puce (et son esprit de contradiction) : NON !
Fafa : Tu veux être moche ?
Lili-Puce (nette et précise) : OUI !
Finalement, elle a consenti à se faire belle…elles sont ressorti de la chambre couvertes de bijoux en plastique bien kitsh…et elles étaient heureuses…et c'est l'essentiel !


Lili-Puce a trouvé une toute nouvelle expression pour amuser la galerie. Sa sœur n'est pas en reste.

11/05/2010

Ce n'est pas tout de rouler en voiture volée...

Ce n'est pas tout de rouler en voiture volée (voir chronique du 07-06-06), encore faut-il connaitre les rudiments de base de la langue des greffiers pour oser s'en servir.
Il y a longtemps, bien longtemps (5 ans déjà ), nous avions testé pour vous « comment acheter sa voiture par internet », et avions plus ou moins foiré l'expérience puisque nous nous sommes retrouvé au volant d'une voiture volée (arnaque au fournisseur pour être exact), n'avons eut qu'une clé, pas de notices, interdiction de la revendre et avons dû nous porter partie civile pour un procès dont nous n'avions plus aucunes nouvelles jusqu'à ce jour où nous voici enfin libéré d'un poids : nous pouvons la garder ! Ha ben tant mieux alors (en même temps, vu l'état de la carrosserie, c'est mieux si c'est nous qui la gardons).
Par contre, pour être bien sûr de la décision de la cour d'appel au sujet de l'ordonnance de restitution, il nous a fallu une certaine patience ET un décodeur pour lire le document de 20 pages sur la question. On en connait (genre Anakin) qui sont bêtement tombé du coté obscur (de la force), mais alors les greffiers, c'est leur langage qui l'est définitivement (obscur).
Et la question s'est tout de même posée sur la fin: « Bon alors, on la garde ou pas ? »
Ainsi, La notification d'arrêt commence par: « L'an deux mil dix et le vingt neuf avril… ». Alors, déjà, moi je mets deux LL à mille (oui, je sais, question orthographe, c'est l'hôpital qui se fout de la charité qui, bien ordonnée, commence par soi-même) mais franchement, on se croirait revenu au moyen âge. S'en suit une vingtaine de pages, obscures donc, dont une phrase d'une page et demi tout de même !!! Et là, quand enfin on se dit qu'on va connaitre le "dénouement de l'épilogue", et bien non : LA phrase, celle qui doit tout résumer, n'a juste rien de claire.
Extrais :
 «  Au fond (humour, ça fait 19 pages qu'on attend),
Infirme l'ordonnance entreprise,
Et statuant à nouveau,
Dit n'y avoir lieu à restitution aux sociétés untel et untel. »
Alors, déjà, il n'y a pas de sujet dans cette phrase, et puis cette négation, c'est quoi exactement ? Dit y avoir lieu ou dit n'y avoir pas lieu ?
On a opté pour le « n'y a pas »*car ça nous arrangeait, mais honnêtement, pour le commun des mortels, c'est compliqué de dire clairement les choses ? Ou bien c'est juste pour nous faire croire qu'ILS sont d'une race supérieure, eux ?
Pourtant, il y a un signe qui montre qu'ils sont finalement humains et sentimentaux, ces gens là : ils mettent des majuscules à chaque ligne, même lorsqu'il n'y a pas de point. Et oui, on ne le dira jamais assez, les greffiers sont des poètes (pouèt) !

* …je leurs ferais bien prendre une leçon de négation par Lili-Puce, qui pratique d'ailleurs la double négation, au cas où, justement, on aurait un doute : 
- Tu viens te coucher ma puce ?
- Non-pas.

Pour info, la lecture du document en question s'est vue compliquée du fait que mes deux filles avaient ce jour là une otite (et puis, peu avant, des bronchites, gastro-entérites, grippes et/ou conjonctivites : elles aussi, elles aiment bien les rimes), ça pleurait un peu de tous les cotés dans l'appartement (en plus du fait que je m'étais levé 5 fois dans la nuit). Suis fort fatiguée MAIS contente : on garde notre voiture volée ! YES !

                       
Je n'aime pas les documents administratifs, par contre, j'aime bien ma photo de Kiki le cochon. Je sais, rien a voir avec le sujet, mais je ne savais pas ou la glisser.
                      


J'ai un portrait de dindon aussi. Oui, c'est bête, mais cet animal me fascine. D'ailleurs, on voit bien dans son regard qu'il le sait !!!
 

Tenez, encore un autre (je vous l'avais dis, j'aime bien les dindons!)

NDA 2016: 6 ans après cette chronique, nous continuons de recevoir des recommandés du tribunal de grande instance à propos de cette affaire de voitures !!!!!... (je ne les lis plus, j'ai autre chose à faire dans la vie aussi...). Le fonctionnement de la justice me laisse parfois perplexe.

Plus d'images de dindons et autre sur le site: blog4ever.com/photos/noir-et-blanc



...mère au foyer...

Bénévolat.

Réflexion du jour :
J'ai trois pschitts à la maison (désinfectants d'urgences pour les incultes): un pour les ballades et leurs nombreuses cascades associées, un pour la maison et un qui traine (reste de varicelle). Or, je viens tout juste de m'apercevoir que tous ont, et largement, dépassé leur date limite.
Trois problèmes me tourmentent :
1- Comment c'est-ti possible, Jésus-marie, que le temps file si vite ?
2- Vaut-il mieux désinfecter une plaie avec un pschitt douteux ou bien la laisser sale et purulente le temps de trouver mieux ?
3- J'ai pschité plein de gamins à moi et pas à moi (sous contrôle parental, et parce qu'équipée d'une trousse de secours et pas eux) : dois-je avoir bonne (ai désinfecté et soutenu moralement durant l'épreuve), ou mauvaise (pschitt tout pourri) conscience ?

Suis tourmentée par pas grand-chose me direz-vous et vous n'auriez pas tord. Et ceci est sans aucun doute l'un des nombreux signes et déformations professionnelles du métier de mère au foyer, statut que je risque officiellement d'atteindre le mois prochain : fin de mes congés parentales !
La différence vous parait subtile mais pas tant que ça en fait : lorsque vous êtes en congés parentales, dans la case profession, on vous demande de mettre votre vrai métier, celui que vous faisiez consciencieusement ou presque (dessinatrice /infographiste en photogravure textile: ben si, ça existe), avant d'avoir vos nuits définitivement hachées, et vos jours accaparés par des choses capables de se rouler 25 minutes par terre pour cause d'avoir oublié leur caillou dans la voiture garée beaucoup trop loin pour y retourner.
D'ailleurs, lorsque j'écrivais: « en congés parentales » dans la case profession, on me rétorquait : « Non, non, inscrivez votre vrai métier ! »
Dans un mois, jour pour jour, j'inscrirais donc « Mère au foyer » dans cette fameuse case.
Me rétorquera-t-on : « Et votre vrai métier ? »

J'ai tellement l'air de m'amuser ?
Vu ces chroniques, on pourrait dire que oui… et heureusement que souvent je m'amuse.
Parce que, dans le genre amusement, voici un extrais, authentique, de journée ordinaire :
Le matin, après GROS briefing de ma part, les filles se préparent, mais alors très vaguement, à partir pour l'école. On est super en retard. Je les stimule encore un poil dans la rue…un poil de trop: Lili-Puce s'explose le genou par terre. Ça dégouline de sang, et le pantalon est mort (dommage, je venais juste de le recoudre celui-là). Retour case départ. On est définitivement à la bourre. Mais, j'ai un mot d'excuse, en chaire (sanguinolente) et en os : la maitresse compati (chouette).
On enchaine sur 4 aller-retour école-maison dans la journée, courses, ménage, caprices, rigolades (tout de même) et le soir venu, Princesse Fafa est clouée sur le canapé pour cause de gastro récidivante (on dit guerre d'usure aussi). Pendant qu'elle se vide de tous cotés (la gastro, c'est cracra, je ne dirais que ça), j'en profite pour casser une assiette (par peur de l'ennuie sans doute). Le bruit effraie Lili-Puce qui choisi alors de se frapper violement le front contre la table (ce n'est décidément pas son jour), avec la venue d'un bleu si gros que forcément, là, elle a dû perdre quelques neurones (ça repousse les neurones ?). Le papa est en déplacement. Forcément.

Mère au foyer : je m'amuse bien, c'est vrai…et ne serais bientôt plus payées. Ça ne sera, du coup, plus tout à fait un métier. Je serais donc officiellement « mère au foyer…bénévole» !!!
 

Ça mérite bien un gros câlin tout ça !

Plus d'images par ici:  blog4ever.com/photos/gamines

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04/05/2010

Faire une pause.

Plus votre progéniture est petiote et plus les moments de pauses sont rares. Du coup,  chaque petit break providentiel peut se transformer en bouffée d'oxygène salvatrice.
Pour exemple : sortir les poubelles !
Je vous l'assure, c'est une activité zen, au point qu'on s'en constituerait presque une réserve, histoire d'avoir un prétexte pour aller au frais et au calme, ne serait-ce que quelques poignées de secondes. Oui, les bacs ne sont qu'à quelques pas de la maison, et à moins de croiser une voisine opportune et patiente (je risque de lui donner tout un tas de renseignements dont elle se passerait sans doute, du style : Lili-puce a encore tout vomi partout et le lave linge tourne depuis 2h45 est-ce bien raisonnable ?...), bref, la pause est courte. D'autant que, toutes petites, et pour les occuper sainement, je demandais aux filles de me faire coucou par la fenêtre pour les garder dans mon champs de vision, le temps de cette sympathique sortie, histoire que cette poignée de secondes ne se transforme pas en découverte de sottises saugrenues et/ou lugubres à mon retour.

Autre exemple de pause salvatrice: la pause-pipi.
En vérité, cette pause là a longtemps été anxiogène. En effet, de la naissance à ces dix-huit mois, Princesse-Fafa se mettait à hurler dès que je tentais vaguement de m'exiler dans les toilettes. Sait-on jamais, je risquais sans doute de disparaitre par une porte dérobée ou par les canalisations.
Par la suite, lorsque sa sœur est née, je suppliais presque la plus grande de rester, encore, dans mon champs de vision (oui, fermer la porte des toilettes est une pratique fort rare lorsqu'on est jeune maman) histoire d'être bien sûre qu'elle n'en profite pas pour parvenir enfin à ses fins : éliminer la plus petite ! (heu oui, l'aînée a eu quelques bugs, on va dire ça comme ça, à la naissance de la benjamine).


S'en sont suivis quelques épisodes où les filles s'amusaient à taper sur la porte vitrée des w-c (voir chronique du 27-03-09…et oui, elle est finalement restée vitrée), ou à y coller leur bouche, nez, yeux…créant quelques difficultés à se concentrer sur la tâche, si on peu dire.
Donc dernièrement, je me rends aux toilettes espérant naïvement profiter d'un moment pour moi et là, au bout de quoi?... allez, douze bonnes secondes de tranquillité, j'entends ces fameux hurlements qui ne me laissent entrevoir que deux possibilités :
1-  Elles le font exprès pour me signifier clairement que je leur appartiens (et ma vessie avec) à tout jamais et que les temps de pauses sont donc exclus.
2-  Il s'est passé un truc, vu la force des cris, que vous n'avez franchement pas envie de découvrir (pour sûre, ça n'enrichira pas votre culture général et à tous les coups, c'est encore un truc bien glauque).
Quoiqu'il en soit, ça sent l'urgence au point que vous devrez remettre votre ouvrage (c'est une image bien sûr) à plus tard.
La vérité (le suspens étant insoutenable, je ne vous ferais pas languir plus longtemps) me saute aux yeux et aux narines : Lili puce s'est «un peu» lâchée, et malgré sa couche, une flaque gigantesque de pipi s'étale «comme un soleil d'été» (comme aurait dit notre poète Johnny national) sous ses pieds…et ceux du meuble-TV, sous le tapis et entame sa descente inexorable jusque sous la table (j'ai somme toute un peu tardé à réagir).
Bref, Lili-puce est capable de se constituer des réserves de pipi dans le seul but qu'on s'occupe d'elle lorsque ce n'est pas le moment (au cas où on aurait zappé son existence sans doute).
Moralité, et pour plus de tranquillité: j'irais faire pipi la nuit. La nuit, tous les chats sont cuits (et ça les calme) et les p'tites filles sont endormies (ou presque parce qu'il y a quelques ratés parfois aussi).
                  


Elles sont mignonnes comme ça (lorsqu'elles sont bien étanches!)

Plus petites, ça donnait ça: blog4ever.com/photos/bambins


...mère au foyer...